Titre du film : Street Fighter (2026)
Date de sortie (France) : 14 octobre 2026 au cinéma
Réalisateur : Kitao Sakurai (Bad trip)
Scénaristes : Dalan Musson (Captain America: Brave New World)
Production : Legendary Pictures, Capcom
Durée : 2h (120 minutes)
Classification France : Interdit aux moins de 12 ans
Après un Street Fighter en 1994, aux critiques plus que mitigées, mettant en scène Jean-Claude Van Damme (Bloodsport), « The Muscles from Brussels », dans le rôle de Guile, et Kylie Minogue (Moulin Rouge) dans celui de Cammy, entre autres, puis un autre film centré sur Chun-Li en 2009, avec Kristin Kreuk (Smallville) dans le rôle-titre et Michael Clarke Duncan (La Ligne verte) dans celui de Balrog, pas beaucoup mieux accueilli, nous voici en 2026 avec une nouvelle adaptation de Street Fighter.
Celle-ci reprend plus ou moins la trame connue de Street Fighter II, sorti sur borne d’arcade, Super Nintendo et Mega Drive, tout en ajoutant des éléments du préquelle Street Fighter Alpha, sorti sur PlayStation et borne d’arcade. On y retrouvera des visages connus, comme Jason Momoa (Aquaman) dans le rôle de Blanka, ou encore David Dastmalchian (Dune), qui incarne M. Bison.
L’organisation criminelle Shadaloo organise le World Warrior II, un tournoi mondial qui cache en réalité une conspiration fomentée par le dictateur M. Bison.
De la bagarre sur fond d'humour
Le début prend place avec une phase en animation très bien réalisée, tant bien qu'on aurait presque aimé une version complètement dans cette DA. On aurait pu croire à la bande-annonce d’un animé à part entière, mais c’est bel et bien ainsi que le film commence. Cette séquence permet de mettre en avant les événements de Street Fighter, premier du nom, afin de ne pas être perdu tout au long du film, qui se base principalement sur Street Fighter II. L'astuce reviendras sous forme de souvenir a plusieurs reprise.
Comme beaucoup de films actuels, le film est bordé d’humour. Pour une fois, l’abus n’est pas de mise, et cela colle avec l’ambiance du jeu tout en conservant l’esprit bagarre que l’on connaît. On regrettera toutefois le côté un peu benêt de certains personnages, comme Ken, qui, de mes souvenirs, n’était pas vraiment present à l’époque. Cela ne gâche pas pour autant le film. Si vous avez aimé la série Cobra Kai, vous ressentirez quelques impressions de déjà-vu avec ce film de baston.
Vibes arcades
Si vous souhaitez retrouver les vibes du jeu, vous serez plus ou moins servi, car les clins d’œil sont nombreux, que ce soit sur le plan visuel ou audio. Vous pourrez voir la plupart des personnages de l’époque, même si certains ne font que des passages anecdotiques. On sent que le temps était un peu court pour pouvoir bien développer tout le monde et, en même temps, mine de rien, il y a beaucoup de personnages : il est normal de se concentrer d’abord sur les principaux.
En revanche, en termes de combats, il n’y en a clairement pas assez. Certains affrontements que l’on aurait aimé voir ne sont que des scores annoncés durant le tournoi. On sent que certains moments ont été bâclés, peut-être à cause de délais de production peu pratiques.
Tout va très vite. On espère moins de précipitation dans une éventuelle suite, ou peut-être qu’un format en série serait plus adapté pour présenter chaque personnage. Qui sait ? Au moins, on ne s’ennuie pas durant les deux heures que dure l’œuvre.
Travail audio nostalgique
Pour la bande originale et les effets sonores, vous en aurez pour votre grade en termes de nostalgie : des versions réorchestrées des thèmes les plus connus du jeu raviront vos oreilles. Meme si, nous en aurions voulu davantage. Les phases animées du film proposent des effets sonores très prenants.
« ROUND ONE », « FIGHT » et autres souvenirs audio bien présents vous donneront quelques frissons, en rappel de la belle époque.
Nous aurions aussi aimé un peu plus d’application sur certaines attaques, comme le Shoryuken durant le tournoi, pour ne citer qu’un seul exemple.
Le film a été visionné en VOSTFR ; je ne pourrai donc pas donner d’avis sur la VF, qui, d’après les bandes-annonces, ne m’a pas l’air au niveau. Je ne saurais que trop vous conseiller de préférer la VO.
Kitsch mais efficace
Les scénarios de jeux de combat ont la réputation d’être relativement kitsch, pour ne pas dire nanar-esque. Eh bien, vous retrouverez tout cela dans ce Street Fighter. Le scénario reste simple : un grand méchant souhaite obtenir plus de puissance et, pour ce faire, il doit capturer, pour faire simple, le héros.
Quoi qu’il arrive, on sent que la volonté de respecter l’œuvre originale est bien présente. Comparé à beaucoup d’autres adaptations, ce film s’en sort plutôt bien.
Nous avons droit à un casting relativement bien choisi pour la plupart des personnages, même si un travail plus pointu aurait pu être fait pour certains d’entre eux. L’histoire est centrée sur Ryu, Ken et Chun-Li ; on aurait aimé en voir davantage sur certains autres personnages, pas moins importants que ces trois-là.
Pour terminer, on ressent bien la retenue, qui laisse penser qu’ils en ont gardé sous le coude pour une éventuelle suite.
Verdict : Les années 90 sont a l'honneur
J’ai eu la chance d’être invité à l’avant-première mondiale de cette dernière version de Street Fighter, durant l’EVO 2026, le plus grand tournoi de jeux de combat au monde, dans sa version à Nice. Voilà qui me permet de vous donner un petit avis sur ce film.
Cette mouture n’est pas un chef-d’œuvre du cinéma, mais elle rend tout de même hommage à Street Fighter II, sorti en 1991, ainsi qu’à Street Fighter Alpha, sorti en 1995 et qui constitue le prologue de l’univers. Nous avons même droit à quelques clins d’œil au film de 1994, ce qui ravira les nostalgiques.
Le film sent bon les années 90 et est clairement là pour faire plaisir aux trentenaires, quadragénaires et cinquantenaires. Son rythme soutenu, peut-être même un peu trop, permet de ne jamais s’ennuyer. Cependant, si vous n’êtes pas un minimum connaisseur de la série, il sera difficile d’apprécier pleinement les qualités du film. En effet, ce live action s’adressera plutôt à un public ayant quelques notions de l’univers : le film a été fait pour les fans.
C’est un excellent divertissement. Le respect de l’œuvre d’origine est bien plus présent que dans la version de 1994 : les muscles, la sueur, les Dolls, la bande originale… tout est là pour nous replonger dans les nineties, le tout avec une touche humoristique sans excès.
Ce que le film manque cruellement c'est de combat épique, pour un film tiré d'un jeu de combat c'est un comble. certain combat de personnages tres populaires ne sont qu'un score durant le tournoi des World Warriors II, ceci est tres dommageable.
Nous avons donc là une bonne adaptation d’un jeu vidéo classique. nous sommes en bon droit d'espérer une suite si le film fait de bon score.
HADOKEN !
Mon ressenti :
J'ai aimé en 5 points
- La vibe année 90
- les clin d'œil un peu partout
- les partie "animé"
- la bande son
- l'humour
J'ai moins aimé en 5 points
- Tout va tres voir trop vite
- un peu court
- pas assez de vrai combat
- certain perso important un peu trop en retrait
- pas facile a appréhender pour les personne ne connaissant pas la licence
Par Hirok
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