Gamescom 2026 - PREVIEW - Crazy Taxi: World Tour : le taxi le plus fou de SEGA n’a rien perdu de sa folie (Otakufan)

Publié le 7 septembre 2026 à 00:49

Présentation Générale:

  • Titre : Crazy Taxi: World Tour

  • Développeur / Editeur : Sega

  • Plateformes : PC, PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2

  • Date de sortie : 2027

  • Genre : Action / Conduite Arcade

  • Mode : Solo et multi


Plus de vingt-cinq ans après ses débuts en arcade et sur Dreamcast, Crazy Taxi prépare enfin son véritable retour. Avec Crazy Taxi: World Tour, SEGA ne cherche visiblement pas à transformer sa licence en simulation automobile moderne. Le mot d'ordre reste exactement celui que les anciens connaissent : foncer, déraper, prendre des risques et envoyer valser à peu près tout ce qui se trouve sur la route. Après une trentaine de minutes passées sur la carte allemande présentée à la Gamescom 2026, une chose est claire : l'esprit Crazy Taxi est toujours bien vivant.

Aux origines de la course folle

Sorti sur Dreamcast en 2000 après un passage remarqué en arcade, Crazy Taxi imposait une formule aussi simple qu’efficace : récupérer des clients et les conduire à destination le plus vite possible, quitte à transformer la ville en véritable terrain de jeu.

Avec ses quatre chauffeurs, ses modes Arcade, Original et Crazy Box, son gameplay immédiatement accessible et une bande-son punk-rock devenue indissociable de la licence, le titre de SEGA possédait une énergie assez unique. Sa durée de vie reposait surtout sur le scoring et l’envie de refaire encore une partie pour améliorer son résultat.

Plus de vingt-cinq ans plus tard, certaines collisions ou limitations techniques accusent naturellement leur âge, mais le plaisir reste étonnamment intact. Crazy Taxi était avant tout un concentré d’arcade, de vitesse et de chaos, une identité que ce nouvel épisode devra réussir à retrouver sans simplement vivre sur la nostalgie.

Comme si Crazy Taxi n'était jamais vraiment parti

La première bonne nouvelle tient aux sensations. Crazy Taxi: World Tour ne cherche pas à rendre sa conduite propre ou réaliste. Au contraire, les rues deviennent rapidement un immense terrain de jeu dans lequel les collisions font partie du spectacle.

On percute les autres voitures, on les pousse, certaines décollent littéralement sous les chocs, tandis que notre taxi enchaîne accélérations et changements de direction sans jamais vraiment ralentir l'action. Crazy Dash et Crazy Stop font leur retour, auxquels s'ajoutent désormais le Crazy Drift et un Nitro Boost permettant de transformer certaines portions de route en véritable projectile jaune.

Pour quelqu'un ayant connu la licence à l'époque Dreamcast, la sensation est immédiate : on retrouve ce gameplay volontairement exagéré qui faisait tout le charme des premiers épisodes. Mais cette approche devrait également fonctionner auprès de joueurs n'ayant aucun attachement particulier à la série. Crazy Taxi reste un concept extrêmement simple à comprendre et presque immédiatement amusant à jouer.

Le multijoueur pourrait tout changer

C'est justement l'une des principales nouveautés de cet épisode. SEGA veut faire de Crazy Taxi une expérience beaucoup plus communautaire, avec plusieurs modes compétitifs en ligne.

Le Pickup Race oppose jusqu'à six joueurs cherchant à transporter un maximum de passagers, tandis que Cops 'N' Cabbies organise un affrontement entre deux équipes de trois joueurs. Des parties classées et personnalisées sont également prévues.

Et c'est peut-être là que Crazy Taxi: World Tour pourrait véritablement exploser. Même si tout le monde ne passera probablement pas ses soirées à transporter des clients en boucle, le potentiel d'un groupe de joueurs capables de se tirer la bourre dans cette joyeuse anarchie paraît évident.

Courses, argent et petites missions

World Tour ne semble toutefois pas vouloir reposer uniquement sur le traditionnel transport de clients. Les courses permettant de gagner de l'argent restent naturellement au centre de l'expérience, mais différentes missions et activités viennent progressivement varier les situations.

C'est probablement l'un des éléments qui permettra au jeu de conserver son rythme sur la durée. Car derrière son efficacité immédiate se pose forcément une question : combien de temps peut-on répéter cette boucle avant d'en faire le tour ?

Sur une session d'une demi-heure, le problème ne se pose absolument pas. On enchaîne les trajets, les boosts et les catastrophes routières avec un grand sourire. Sur plusieurs dizaines d'heures, ce sera davantage la variété des missions, la progression et surtout le multijoueur qui devront maintenir cette énergie.

Et puis il y a la musique...

Difficile de parler de Crazy Taxi sans parler de sa bande-son. Entendre de nouveau The Offspring pendant que le compteur s'affole et que le taxi traverse la circulation suffit presque à provoquer un voyage dans le temps.

Le mythique All I Want fait officiellement partie des morceaux de retour, aux côtés notamment de titres de Bad Religion.

Ce n'est évidemment qu'un détail pour quelqu'un découvrant la série aujourd'hui. Pour ceux qui ont connu les premiers Crazy Taxi en revanche, c'est une partie entière de l'identité du jeu qui revient avec lui.

Conclusion

Crazy Taxi: World Tour avait finalement une mission assez compliquée : faire revenir une vieille licence sans lui enlever ce qui faisait son charme. Après cette première prise en main, le pari semble réussi. La conduite reste arcade, excessive et immédiatement amusante. Le jeu assume complètement ses collisions improbables, ses raccourcis absurdes et son rythme effréné.

Les nouvelles mécaniques s'intègrent naturellement à cette formule tandis que la structure World Tour et le multijoueur cherchent à donner davantage d'ampleur à une expérience autrefois beaucoup plus simple.

Reste à voir si cette folie conservera la même efficacité après plusieurs heures. Mais Crazy Taxi n'a jamais eu vocation à être un jeu contemplatif ou raisonnable. Il veut être fun, immédiat et communautaire.

Et sur ces trente premières minutes, Crazy Taxi: World Tour fait exactement ce qu'on attendait de lui : il nous a redonné envie de monter dans ce foutu taxi jaune.