PGW 2026 - Marsupilami 2 : Salsa Palombia - le digne héritier français de Donkey Kong Country ?

Publié le 28 octobre 2026 à 20:52

Le studio lyonnais Ocellus Studio et l'éditeur Microids ont frappé un grand coup avec Marsupilami 2 : Salsa Palombia, une suite rythmée et colorée qui peaufine avec brio la formule de son prédécesseur. Sorti le 3 septembre 2026 sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, ce jeu de plateforme en 2.5D se confirme comme une excellente surprise pour toute la famille. Voici nos impressions complètes sur cette aventure qui donne irrésistiblement envie de secouer la queue en cadence.

Un scénario rythmé par une malédiction musicale

Oubliez le sarcophage du premier opus. Cette fois, la Palombie fait face à une menace bien plus sonore. Réveillée d'entre les morts, la terrible Reine des momies a jeté un sortilège sur toute la région. Une mélodie ensorcelée force tous les animaux à danser de manière frénétique, semant un chaos sans précédent. Pour briser ce sort et ramener le calme, le célèbre trio de Marsupilamis composé de Punch, Twister et Hope doit traverser quatre mondes vibrants d'énergie pour stopper le concert dévastateur de la Reine.


Une trinité de gameplay qui rappelle les grands classiques

La grande nouveauté de cet épisode réside dans la gestion des trois personnages. Contrairement au premier volet où les différences étaient minimes, chaque Marsupilami possède désormais un style de jeu bien distinct, ce qui enrichit considérablement la progression.

Punch peut se mettre en boule pour foncer à toute vitesse, offrant une inertie rapide qui rappelle immédiatement Sonic ou les acrobaties de Dixie Kong dans Donkey Kong Country. De son côté, Twister brille par sa propulsion et son agilité aérienne, permettant d'enchaîner des actions et des attaques précises qui évoquent la maniabilité millimétrée d'un Rayman Legends. Enfin, Hope mise tout sur son vol plané et son double saut pour survoler les gouffres, ce qui rappelle directement le gameplay aérien de Yoshi ou de Diddy Kong équipé de son Jetpack. Le level design, particulièrement intelligent, tire pleinement parti de ces trois approches. Les niveaux regorgent de zones secrètes, de recoins cachés et de dojos de combat qui représentent le véritable pic de difficulté du jeu avec des défis à relever au pixel près, parfaits pour les amateurs de challenge.


Les modes de jeu entre coopération et transe musicale

Le jeu ne se contente pas d'aligner des niveaux en ligne droite, il propose plusieurs structures pour varier les plaisirs. Le mode en coopération locale permet de parcourir l'aventure à deux en écran partagé, ce qui en fait le choix idéal pour des sessions de jeu en famille où l'entraide est totale pour ramasser les fruits indispensables à la progression.

Pour les joueurs solitaires en quête de défi, le nouveau Mode Salsa remplace les traditionnels contre-la-montre. Il introduit un système de scoring hyper addictif où vous devez enchaîner la collecte de fruits sans laisser retomber une jauge de combo sous peine de voir votre multiplicateur revenir à zéro. Cette mécanique exigeante lorgne clairement du côté des jeux de rythme ou d'un Tony Hawk's Pro Skater version plateforme, demandant une concentration maximale.


Technique et graphismes : un régal pour les yeux

Développé sous l'Unreal Engine, le jeu flatte la rétine par sa direction artistique chatoyante. Ocellus Studio réutilise une partie de son savoir-faire graphique déjà aperçu sur Les Schtroumpfs : L'Épopée des rêves. Le rendu en 2.5D offre une superbe profondeur de champ, avec des arrière-plans vivants et colorés allant de la jungle luxuriante aux cités animées. L'ambiance sonore, pièce maîtresse du scénario, s'impose comme une franche réussite qui colle parfaitement à l'action.


Le revers de la médaille d'une aventure potentiellement courte

C'est malheureusement notre seule véritable inquiétude concernant cette licence puisque l'aventure risque de se boucler rapidement. Il faut compter seulement entre trois et cinq heures pour voir le bout de la campagne principale en ligne droite. Heureusement, la quête du cent pour cent prolonge la durée de vie pour les complétistes, puisqu'il faut récolter pas moins de soixante notes de musique par monde pour débloquer le monde caché et le vrai boss de fin. On espère que Microids appliquera la même stratégie que pour le premier opus en publiant un contenu téléchargeable gratuit dans les mois suivant la sortie pour muscler le contenu de fin de jeu.


L'avis du rédacteur

Bien que le titre soit disponible depuis la rentrée de septembre, c'est tout récemment, lors de la Paris Games Week, que j'ai pu poser les mains dessus pour la première fois via une démo concentrée de 10 minutes. L'occasion était d'autant plus belle que j'ai pu tester le jeu directement sur la Nintendo Switch 2, elle aussi fraîchement sortie. Sur cette nouvelle console, l'expérience est d'une fluidité irréprochable et la direction artistique chatoyante d'Ocellus Studio explose littéralement à l'écran. Manette en main, la réactivité nerveuse des trois Marsupilamis confirme cette sensation de maîtriser un platformer pensé au millimètre. Une session courte mais intense qui suffit pour affirmer que ce titre est un véritable réconfort vidéoludique.

Marsupilami 2 : Salsa Palombia ne réinvente pas la roue, mais il applique sa recette à la perfection. Fun, beau, maniable et porté par une bande-son entraînante, il offre des sensations de glisse et de saut dignes des meilleurs platformers des années quatre-vingt-dix. Vendu aux alentours de trente euros, c'est le rafraîchissement idéal de cette rentrée 2026 pour tous les amoureux du genre.

Par Erodi Shijin