Splinter Cell: Death Watch - Le retour maîtrisé d’une licence culte

Publié le 15 février 2026 à 19:26

Une première adaptation maîtrisé

Adapter une licence iconique comme Tom Clancy’s Splinter Cell est toujours un défi de taille. Cependant, Splinter Cell: Death Watch bénéficie d’un atout considérable : la série est produite par Ubisoft, avec l’engagement direct de Gérard Guillemot à la production.
Ici, pas de récupération opportuniste ni d’adaptation déconnectée : l’univers demeure sous le contrôle d’Ubisoft, et cela se ressent immédiatement. Diffusée sur Netflix, la série s’inscrit chronologiquement après les jeux vidéo et fait progresser l’histoire tout en respectant son héritage. Un choix audacieux, mais parfaitement logique, qui honore le passé plutôt que de le réécrire.

 

 

Un contexte géopolitique très actuel

 

 

L'intrigue se déroule dans les années 2020, mettant en scène un Sam Fisher vieillissant, face à une guerre hybride en Europe, en toile de fond du COP 31. L'ennemi principal s'inscrit dans une dynamique écologiste radicale, un choix délibérément provocateur mais en parfaite adéquation avec les tensions contemporaines.

Cette toile de fond confère à la série une dimension actuelle, presque anxiogène, qui s'accorde parfaitement avec l'ADN de Splinter Cell : un monde instable, des zones grises morales, et des décisions toujours empreintes d'ambiguïté.

 

 

Sam Fisher, fidèle à lui-même

 

 

Dès les premiers épisodes, la série pose les fondations :
une mission d’infiltration qui tourne mal, une agente Splinter en difficulté, et l’appel inévitable au vétéran. Sam Fisher est exactement là où on l’attend : ironique, lucide, fatigué, mais toujours redoutablement efficace. En version française, la voix VF emblématique renforce l’attachement des joueurs au personnage et évoque une puissante nostalgie. L’écriture préserve son humour, son cynisme et son sens du timing, sans jamais tomber dans la caricature.

 

 

Une série pensée pour les fans… mais pas seulement

 

La série fait de nombreuses références à la saga vidéoludique, notamment à Chaos Theory, souvent considéré comme un des sommets de la franchise. Les deux derniers épisodes, intitulés La Théorie du Chaos (en deux parties), embrassent pleinement cette nostalgie. L'antagoniste principal est étroitement lié au passé de Sam Fisher, ce qui renforce l'impact émotionnel et donne de la profondeur au conflit. On retrouve également des personnages emblématiques, comme Anna “Grim” Grímsdóttir, ainsi qu'un hacker recruté pour déchiffrer des données sensibles, une figure presque incontournable dans l'univers de Splinter Cell, mais toujours intégrée de manière convaincante. La dynamique entre Sam et la nouvelle agente fonctionne à merveille, créant un équilibre entre mentorat, affrontement générationnel et complémentarité sur le terrain.

 

Rythme, animation et efficacité

 

Avec 8 épisodes, cette saison se regarde facilement. Le rythme est soutenu, les scènes d'action sont claires, et l'animation est assez solide pour soutenir tant l'infiltration que la tension, ainsi que les moments plus intimistes. La série ne cherche pas à révolutionner l'animation, mais elle met indéniablement la mise en scène au service de l'espionnage, ce qui est essentiel.

 

Verdict

 

Splinter Cell: Death Watch est une réussite solide et respectueuse de son matériau d’origine. La série honore ses personnages et son héritage tout en offrant une intrigue contemporaine. Bien qu’elle ne convienne pas à tous, elle remplit parfaitement le rôle d’une adaptation réussie : étendre l’univers sans le trahir. La confirmation d’une saison 2 renforce cette approche et attise l’enthousiasme pour la suite des aventures, même si l’attente risque d’être longue. Pour les fans de la franchise et les mordus d’espionnage, c’est un vrai plaisir de retrouver Sam Fisher dans un format enfin à la hauteur.

 

Article rédigé par Otakufan


Note Otakufan


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