Attendu au tournant après le succès de Spider-Man, Marvel’s Wolverine marque un virage radical et brutal pour le studio Insomniac Games. Loin des mondes ouverts et de la légèreté, cette aventure linéaire assumée plonge les joueurs dans la peau d'un Logan féroce et impitoyable. Entre succès commercial foudroyant, réception critique clivante et prise en main viscérale à la Paris Games Week, retour sur le blockbuster le plus tranchant de l'année.
Marvel’s Wolverine sur PS5 : le pari sanglant et clivant d'Insomniac Games
Sorti en exclusivité sur PlayStation 5 le 15 septembre 2026, Marvel’s Wolverine était sans conteste l'un des blockbusters les plus surveillés de l'année. Après avoir fait briller les tisseurs de New York, le studio Insomniac Games change radicalement d'ambiance pour livrer une aventure mature (PEGI 18), centrée sur le plus célèbre et le plus sauvage des mutants. Quelques semaines après son lancement, le jeu s'est imposé comme un immense carton commercial, tout en divisant profondément la critique et les joueurs en raison de ses choix de structure.
Une histoire sombre et fidèle dans l'univers de Spider-Man
L’intrigue de Marvel’s Wolverine prend place au sein de la Terre-1048, le fameux univers connecté développé par le studio pour la saga Marvel's Spider-Man. L'histoire commence trois ans après que Logan a quitté son unité d'origine. Amnésique et fatigué, il se retrouve entraîné dans un road-trip international pour contrer les plans du scientifique Bolivar Trask, qui orchestre des kidnappings de mutants à grande échelle. Pour sauver les siens, Logan doit réintégrer la Team X, ce qui l'amène à collaborer avec la télékinésiste Jean Grey. Côté antagonistes, les fans de comics sont servis : le jeu met en scène une traque intense face aux cyber-commandos des Reavers, au terrifiant Omega Red, ainsi qu’à son rival de toujours, Sabretooth (Dents-de-Sabre). Ce scénario bien rythmé fait voyager le joueur à travers des décors variés et soignés, allant des denses forêts du Canada aux néons de l’île criminelle de Madripoor, en passant par le Japon.
Gameplay : l'adamantium fait parler la poudre et le sang
Loin de la légèreté et de la voltige des hommes-araignées, Insomniac a développé un beat 'em all à la troisième personne particulièrement lourd et viscéral avec une violence totale : le jeu assume à 100 % le côté sauvage de Wolverine. Les combats sont violents, ça tranche, ça mutile et le sang gicle généreusement, même si une option d'accessibilité permet d'atténuer le gore pour les joueurs qui le souhaitent. Sensations DualSense, la manette PS5 est particulièrement bien exploitée. Les gâchettes adaptatives offrent une vraie résistance physique lorsque Logan sort ses griffes, et le retour haptique permet de ressentir chaque impact et l’activation du fameux facteur de guérison. La mécanique de Rage, en encaissant et en donnant des coups, le joueur remplit une jauge de Rage qui, une fois activée, décuple la vitesse et la puissance de Logan.
L’accueil du public : un mutant qui divise la critique
Avec une moyenne tournant autour de 75-77% sur Metacritic, le titre a soufflé le chaud et le froid auprès de la communauté.
On a une mise en scène incroyable, les transitions entre les cinématiques et le gameplay se font sans aucun temps mort. On a un Logan parfait, le personnage est ultra-fidèle aux bandes dessinées, sombre, rugueux mais profondément attachant. On a également une aventure rythmée, le jeu se concentre sur l'essentiel et se boucle en une dizaine d'heures environ, évitant le piège des quêtes annexes répétitives.
En revanche la structure rigide, Insomniac a abandonné le monde ouvert pour une aventure linéaire entrecoupée de zones semi-ouvertes. Certains joueurs ont regretté ce manque de liberté. Les combats sont redondants, passées les premières heures de folie, la boucle de gameplay (avancer, éliminer un groupe d'ennemis, faire un peu d'escalade) a été jugée assez répétitive.
À l'écoute des joueurs : le patch 1.002.001
L'un des reproches les plus partagés à la sortie concernait les pistes olfactives bleues (Scent Trails). Ce système visuel, utilisé pour traquer les ennemis et les indices à l'odorat, saturait l'écran et mâchait un peu trop le travail d'exploration. Insomniac Games a réagi rapidement en déployant la mise à jour 1.002.001. Ce patch intègre une option très attendue permettant de désactiver complètement ces pistes bleues ou de les lier à la touche R3. L'interface s'en trouve grandement épurée, laissant les joueurs chercher leurs cibles de manière beaucoup plus autonome.
Éditions, prix et accessoires collector
Le jeu s'affiche en plusieurs versions sur la boutique officielle PlayStation Store : l'Édition Standard : Disponible au prix de 79,99 €. L'Édition Numérique Spéciale (Digital Deluxe) : vendue à 89,99 €, elle débloque dès le départ 5 tenues exclusives (dont les styles Bestial ou Ère d'Apocalypse), 5 types de cosmétiques pour les griffes et des points de technique bonus.
Pour accompagner ce lancement massif, Sony a également sorti une gamme d'accessoires en édition limitée aux couleurs du mutant. On y retrouve des façades interchangeables pour habiller la PS5 standard ainsi que la PS5 Pro, accompagnées d'une manette DualSense arborant un coloris "Jaune combat" et bleu nuit du plus bel effet.
Pour découvrir le rendu visuel et l'ambiance des combats, vous pouvez visionner les extraits partagés par les développeurs.
L'avis du rédacteur
Ayant pu mettre les mains sur le titre lors d'une démo jouable de 10 minutes à la Paris Games Week, le parti pris d'Insomniac Games saute aux yeux dès les premières secondes. La brutalité assumée des combats est indéniable : chaque coup de griffe est lourd, viscéral, et magnifiquement retranscrit par les retours haptiques de la manette DualSense. Si cette courte session d'essai ne permet pas de juger la redondance des combats sur la longueur ou l'impact de la linéarité globale, elle suffit amplement à confirmer une chose essentielle : manette en main, on se sent véritablement dans la peau du Wolverine féroce et impitoyable que l'on espérait. Une prise en main courte mais d'une intensité folle, qui promet un défouloir particulièrement jouissif.