Présentation Générale:
- Titre : Prison City
- Développeur : Programancer
- Editeur : Retroware
- Plateformes :PC, PS4/PS5, Xbox One/Series, Nintendo Switch
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Date de sortie : PC :29 aout 2023, Consoles : 16 Novembre 2023
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Genre : Neo Retro, Run and gun, plateforme
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Mode : Solo
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Prix : 9,99 € en numérique, 39.99$ en physique
La note des lecteurs sur ce titre :
ECOSCORE PGM
Armé de ses Chakrams, Hal Bruzer, ancien flic, reçoit pour mission de son ancien chef d’aller à Detroit : ville-prison (d’où le nom du jeu). Vous y affronterez plusieurs boss techno-terroristes. Pour débloquer les portes des boss, vous devrez retrouver des informateurs qui vous donneront la clé nécessaire pour aller ouvrir la porte du boss.
L’ambiance années 80-90 se fait largement ressentir tout au long du jeu, avec de nombreux clins d’œil à certaines œuvres des années 80 et 90 : Mega Man, Metal Gear, Mad Max, Street Fighter… On peut même y voir des références au Castlevania de l’ancienne formule et au Ninja Gaiden version NES. On vous laissera le soin de trouver les autres clins d’œil présents dans le jeu.
Graphismes
Hommage direct aux jeux 8 bits des années 80-90, Prison City saura conquérir quiconque est, ne serait-ce qu’un peu, sensible à ce type de graphismes. C’était mon cas, et je suis donc très généreux sur la note. Si vous êtes allergique à ce genre de proposition visuelle, la note vous semblera peut-être un peu trop élevée.
Mais sans même parler uniquement du visuel, il y a aussi les inspirations qui entrent en jeu : tantôt cinématographiques, tantôt vidéoludiques. On trouve une belle variété dans les environnements, le tout avec une palette de couleurs limitée. Comme à l’époque, lorsque des passionnés veulent réaliser de grandes choses avec des moyens limités, ils accouchent bien souvent de belles choses. Cela vaut également pour la musique, que nous aborderons plus tard.
Les personnages sont petits mais détaillés, et le jeu bénéficie d’une belle fluidité du début à la fin. La mission de recréer les sensations rétro est donc pleinement validée sur le plan visuel.
Gameplay
Le jeu est nerveux et plutôt précis. L’arme est un chakram qui peut aller dans toutes les directions, ce qui reste assez original. On aurait toutefois apprécié avoir le choix de plusieurs armes, mais on s’y fait tout au long du jeu, d’autant que celui-ci est entièrement construit autour de cette arme.
On dispose également d’une arme secondaire : une simple grenade unique qui détruit tous les ennemis à l’écran. Une glissade permet d’étendre son saut et de passer sous certains murs du jeu. On peut aussi s’accrocher aux rebords, ce qui s’avère vital dans certaines situations : un oubli d’appui sur le bouton pour s’accrocher peut s’avérer fatal.
On retrouve une barre de vie à l’ancienne ainsi qu’une barre de puissance : plus vous utilisez votre arme, moins elle tape fort. Rassemblez trois bonus et votre chakram sera plus puissant et traversera les murs. Et ce sera à peu près tout : un gameplay classique et efficace.
Pour vous immerger encore davantage, n’hésitez pas à sortir votre meilleure manette SNES. On aurait tendance à vouloir jouer avec celle de la NES, mais il n’y aura malheureusement pas assez de boutons pour celle-ci. Mon test ayant été réalisé sur la version Switch, j’ai pu profiter de ma manette SNES du NSO. Avec cela, vous vous sentirez comme à l’époque.
Les mondes ne sont pas très grands et se parcourent horizontalement et verticalement. Vous aurez une carte sommaire afin de vous y retrouver un minimum. Les combats de boss regorgent de bonnes idées pour certains et sont, là encore, bourrés de clins d’œil.
Bande Son
Afficionados du chiptune, vous serez évidemment servis ici. Encore une fois, c’est mon cas, et j’ai donc fortement apprécié les musiques ainsi que les autres bruitages du jeu.
Cependant, il y a une certaine redondance due au style du jeu, même si l’ensemble colle parfaitement à l’ambiance générale. Comme pour le visuel, le fait de s’imposer des limitations musicales oblige forcément les développeurs à proposer quelque chose de plus travaillé. C’était la magie des années 90 : combien de musiques avons-nous connues alors que les limitations techniques étaient terribles à l’époque, et qui se sont finalement révélées être de véritables chefs-d’œuvre musicaux ?
Nous ne parlerons pas de chefs-d’œuvre musicaux ici, mais l’intention d’époque y est et les musiques fonctionnent bien dans chaque monde.
Histoire et narration
Comme pour les jeux du même genre de l’époque, l’histoire n’est pas ce qui nous marquera le plus. Il y a un simple fil conducteur, suffisant pour aller au bout du jeu. Il est difficile de proposer mieux sur un jeu de ce style et aussi court.
On veut arriver au bout, bien évidemment, davantage pour le défi que pour l’histoire. Cela reste néanmoins assez logique : l’histoire n’est pas la raison pour laquelle on joue à ce genre de jeu. Le lore nous est expliqué au démarrage en quelques lignes, puis la suite se découvre au détour des maigres conversations que l’on a avec le chef et les infiltrés.
Durée de vie et rejouabilité
Le jeu est très court : si vous le terminez en mode Facile, il se plie en trois à quatre heures. Cependant, il offre une certaine rejouabilité pour les plus motivés d’entre vous, qui voudront le finir dans ses trois modes de difficulté différents.
Le mode Facile vous permettra de parcourir le jeu de façon plus détendue, avec des continues illimités, plus de vie, etc., sans avoir envie de jeter la manette contre les murs. Le mode Moderne s’avère déjà bien plus ardu : il demandera davantage de concentration et vous limitera notamment à cinq continues. Enfin, le mode Classique est là pour vous replonger dans les conditions de l’époque, avec peu de continues, des ennemis plus agressifs, moins de vie, et ainsi de suite.
Une quatrième option permet de personnaliser la difficulté, ce qui est une bonne chose. Je dirais toutefois qu’il manque un niveau intermédiaire entre Facile et Moderne : trop simple en Facile pour ma part, et déjà un peu trop difficile en Moderne. Un mode entre les deux aurait été parfait, mais vous pouvez le créer vous-même.
Il n’en reste pas moins que le jeu est très court et qu’aucun mode à deux joueurs n’est proposé. En termes de rejouabilité, on n’est donc pas dans ce qui se fait de mieux. Rappelons toutefois que le jeu ne coûte que 9,99 €, ce qui reste tout à fait correct, d’autant plus que vous avez un objet spécial à trouver dans chaque monde, ainsi que des mondes bonus. Cela peut gonfler votre temps de jeu de quelques heures au final.
Je doute que l’on revienne sur un jeu de cette trempe, sauf si une grosse nostalgie s’installe. En revanche, les jeux de ce développeur sont à suivre attentivement si vous aimez le néo-rétro.
Eléments techniques
On est ici sur un jeu néo-rétro : visuellement, on est ramené aux années 80-90, mais techniquement, on profite de matériel moderne, ce qui place le jeu plutôt du bon côté sur ce point. Il tourne à 60 fps sur tous les supports. J’ai pu constater un ou deux légers ralentissements à des moments bien précis, mais rien de grave. On profite ainsi du look rétro sans la frustration technique.
Le jeu propose du pixel art en 1080p/4K et offre des options CRT pour retrouver la sensation de nos vieux écrans cathodiques. Ce genre de jeu nécessite un input lag quasi nul, ce qui est bien le cas ici. Enfin, le jeu tourne sur n’importe quelle machine.
Accessibilité
Comme mentionné précédemment, les niveaux de difficulté permettent de répondre à tous les types de joueurs, même si le style de jeu reste exigeant. Peu d’options sont proposées pour des besoins spécifiques, mais la difficulté est personnalisable.
Le jeu est très lisible et il y en a pour tout le monde, de ceux qui veulent retrouver les sensations d’époque à ceux qui préfèrent jouer de façon plus moderne. Il est difficile de proposer davantage d’options d’accessibilité sur un jeu tourné vers le rétro 8 bits.
Le néo-rétro permet également d’éviter les clignotements agressifs, ce qui réduit la fatigue visuelle et les risques de crises.
Le jeu est donc gratifiant pour tous, novices comme puristes.
Sentiment du testeur
Étant joueur des années 90, et ayant eu une NES comme première console familiale, ce genre de jeu me parle beaucoup et m’emprunt d'une forte nostalgie, autant sur le plan visuel et sonore que dans le gameplay, manette en main. C’est toujours un petit plaisir de s’embarquer dans ce genre d’aventure courte mais corsée. Son prix d’acquisition reste faible, ce qui constitue un point fort.
L’ambiance générale est maîtrisée, et on en redemanderait presque, tant le jeu est un peu court. Les futurs projets du studio sont donc à surveiller. J’ai été surpris par la maîtrise de certains passages. Le jeu est cependant très court et manque de diversité dans les armes et les autres moyens de venir à bout des ennemis.
Plein de bonnes idées se constatent tout au long de l’aventure, et les clins d’œil, bien sûr, sont légion et toujours bienvenus. Il ne manque pas grand-chose pour que ce soit un grand jeu dans sa catégorie. Le protagoniste principal manque toutefois d'un peu de charme, et l’univers reste un peu cliché. Mais n’est-ce pas justement ce que l’on attend de ce genre de proposition ?
J’ai passé un agréable moment, surtout parce que, lorsqu’on termine un monde, on a immédiatement envie de passer au suivant. C’est un autre bon point.
| Critères | Notes |
|---|---|
| Graphismes | 8/10 |
| Gameplay | 14/20 |
| Bande son | 7/10 |
| Histoire et narration | 5/10 |
| Durée de vie et rejouabilité | 6/10 |
| Eléments techniques | 8/10 |
| Accessibilité | 6/10 |
| Sentiment du testeur | 14/20 |
| Note finale | 68/100 |
J’aime en 5 points
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Nous replonge dans nos galères sur NES de jadis.
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Les visuels de l’ère 8 bits, on adore, et le chiptune plein les oreilles.
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On n’a jamais envie de s’arrêter, monde après monde.
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Les hommages et les nombreux clins d’œil
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Les mondes et les combats de boss regorgent de bonnes idées.
J’aime moins en 5 points
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Une difficulté qui peut paraître ardue au premier abord, mais une personnalisation est possible.
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On se perd assez facilement, malgré des mondes pas très grands.
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Un peu court, avec une rejouabilité limitée aux différents niveaux de difficulté et aux objets à collectionner.
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Pas de mode à deux joueurs.
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Une histoire peu passionnante et classique, même si elle reste suffisante.
Conclusion
Si 10 € traînent dans votre porte-monnaie sur l’une de vos boutiques préférées, ce sera de l’argent bien dépensé, d’autant plus que le jeu est souvent en promotion, parfois à moitié prix.
Prison City vous rappellera la terrible époque 8 bits, tant sur le plan visuel que sonore et en matière de difficulté. On peut largement dire qu’il faut suivre avec attention les futurs projets des studios derrière le jeu. On sent une véritable passion pour le rétro ainsi qu’une certaine maîtrise du sujet, et les petits jeux accessibles et peu coûteux comme celui-ci sont toujours les bienvenus.
Ce n’est pas un indispensable, mais vous ne regretterez jamais vos parties et vous n’aurez pas envie de lâcher votre manette après la fin de chaque monde. Les hommages aux diverses œuvres présents dans le jeu constituent également un gros point fort.
En d’autres termes, si vous êtes fan de rétro et de néo-rétro, n’hésitez pas. Pour les autres, à tenter lors d’une promotion, si votre portefeuille est un peu trop rempli.
On a hâte de découvrir d’autres propositions du genre.
Un grand merci à Retroware pour leur confiance et pour avoir fourni à Petits Gamers Magazine une clé de test de Prison City. C'est grâce au soutien des studios et éditeurs que nous pouvons continuer à faire découvrir et tester de belles pépites vidéoludiques !