Resident Evil version survival horror : une bande-annonce déroutante mais prometteuse

Publié le 30 avril 2026 à 20:59

Dès les premières images, j’ai eu exactement cette sensation étrange de ne pas être devant un film tiré de Resident Evil. Rien ne saute aux yeux, aucun repère immédiat, aucun clin d’œil évident. Et pourtant, plus le trailer avance, plus on comprend que ce décalage est totalement assumé. Le ton est brut, presque froid, et s’éloigne volontairement du spectaculaire pour se rapprocher de quelque chose de plus tangible. Le travail de Zach Cregger, qui réalise et coécrit le film avec Shay Hatten, donne vraiment l’impression de vouloir reconstruire Resident Evil de l’intérieur, en repartant des sensations plutôt que de l’imagerie classique.


Une atmosphère qui rappelle le virage de Resident Evil 7

 

C’est en avançant dans la bande-annonce que j’ai commencé à retrouver quelque chose de familier. Pas visuellement, mais émotionnellement. L’ambiance devient lourde, presque suffocante, et là, difficile de ne pas penser à Resident Evil 7: Biohazard. On retrouve cette peur intime, cette impression d’être piégé dans un espace qui se referme lentement sur le personnage. Ce n’est pas une horreur explosive, mais une horreur qui s’installe, qui prend son temps, et qui met mal à l’aise de manière progressive. C’est exactement ce que j’attends de Resident Evil quand il est à son meilleur.

 


Une rupture nette avec les anciennes adaptations

Ce qui m’a le plus marqué, c’est à quel point le film semble prendre le contre-pied total des précédentes adaptations, notamment celles avec Milla Jovovich. Ici, pas de héros invincible, pas de scènes d’action stylisées à outrance. On est face à quelqu’un de vulnérable, presque banal, et ça change tout. Personnellement, je trouve que c’est une excellente décision, parce que Resident Evil n’a jamais été, à la base, une histoire de super-héros. C’est une histoire de survie, de peur et d’impuissance.


Un casting au service d’une approche plus humaine

Ce choix se ressent aussi dans le casting. Austin Abrams porte le film dans le rôle principal, entouré de Paul Walter Hauser, Kali Reis, Zach Cherry et Johnno Wilson. Ce n’est pas un casting de “stars” au sens classique, et je trouve que ça sert vraiment le propos. Ça donne une impression de réalisme, presque de proximité avec les personnages, comme si tout pouvait réellement arriver. On est loin du côté blockbuster, et ça renforce l’immersion.


Une identité entre fidélité et prise de risque

Ce que j’aime dans ce trailer, c’est qu’il me fait hésiter. À certains moments, je me dis que ça pourrait être n’importe quel film d’horreur. Et juste après, une ambiance, un détail, une sensation me ramène à Resident Evil. Ce n’est pas une fidélité évidente, c’est une fidélité ressentie. Et quelque part, je trouve ça plus intéressant que de simplement empiler des références.


Un pari qui pourrait redéfinir Resident Evil au cinéma

Au final, je vois ce film comme un vrai pari. Attendu en salles le 16 septembre 2026, il pourrait totalement passer à côté de ce que certains fans attendent, surtout ceux qui veulent retrouver les personnages ou l’univers classique. Mais en même temps, il pourrait aussi devenir l’adaptation la plus proche de ce que Resident Evil est censé faire ressentir. Personnellement, je suis curieux et plutôt optimiste, parce que pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression qu’un film Resident Evil essaie réellement de faire peur plutôt que d’impressionner.

 


Par DanReviewGaming