Le sol a tremblé ce mois-ci dans les bureaux de Nintendo. La firme vient de confirmer que la licence Donkey Kong a officiellement franchi la barre symbolique des 75 millions d'unités vendues à travers le monde. Un exploit qui intervient après le succès retentissant de Donkey Kong Bananza sur la nouvelle Switch 2, qui s'est déjà écoulé à 4,5 millions d'exemplaires.
En plus de 40 ans de carrière et 20 titres majeurs, le gorille le plus célèbre du jeu vidéo prouve qu'il n'a rien perdu de sa superbe, ni de son appétit pour les records.
De l'arcade au salon : Un parcours singulier
Il est important de préciser que ce chiffre colossal ne concerne que les ventes sur consoles domestiques et portables. Si l'aventure a commencé dans les salles d'arcade en 1981, c'est en 1982 que le primate a fait ses premiers pas dans nos salons, et surprise : ce n'était pas sur une machine Nintendo ! Le premier titre console, Donkey Kong Junior, est apparu sur l'Intellivision.
Une évolution constante : Du pixel à l'interactivité totale
L'histoire de Donkey Kong est marquée par des révolutions techniques qui ont changé l'industrie :
Il faudra attendre 1984 pour que la licence intègre enfin le catalogue de la NES et des Game & Watch avec Donkey Kong 3. Depuis ce virage historique, la "Kong Family" n'a cessé de s'agrandir et de se réinventer.
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L'ère Rare (années 90) : La trilogie Donkey Kong Country sur Super Nintendo a bluffé le monde avec ses graphismes pré-rendus en 3D.
- Le passage à la 3D : Donkey Kong 64 a imposé le genre "collectathon" avec une Map gigantesque pour l'époque.
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L'expérimentation : Qui n'a pas tapé sur les bongos de Donkey Konga au début des années 2000 ?
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Le retour aux sources : Les épisodes Returns et Tropical Freeze ont redéfini l'exigence de la plateforme 2D.
Aujourd'hui, avec Donkey Kong Bananza, Nintendo délaisse la course au photoréalisme pour proposer un design de personnage très proche de celui du film Super Mario Bros., tout en misant sur une puissance de calcul inédite pour la destruction environnementale.
Le mot d'ordre ? Démolissez tout ! À portée de poing, presque tout le décor est destructible. Vous pouvez démolir des parois, creuser des tunnels, traverser le sol ou même arracher des morceaux de structures pour les projeter sur vos ennemis. Plus vous détruisez le terrain, plus vous débusquez de secrets.
Dans ce "Voyage au centre de la planète", vous explorez un monde souterrain dépassant l'imagination. Des lagons luxuriants aux toundras transies en passant par des canyons colossaux, chaque strate de la planète cache des habitants en détresse face aux machinations de la redoutable Void Company.
De plus les clins d'oeil au Donkey Kong COUNTRY de RARE sont très bien réalisé, juste le DLC "Île de Donkey Kong" en payant qui décevra plus d'un.
L'avis de la rédac'
Ce qui est fascinant avec cette licence, c'est sa capacité à rester pertinente malgré les décennies. Là où d'autres mascottes s'essoufflent, DK se bonifie. Donkey Kong Bananza est le parfait exemple de ce savoir-faire : c'est beau, c'est dur, et c'est incroyablement gratifiant. Atteindre 75 millions de ventes sans jamais avoir renié son ADN de jeu "exigeant", c'est une victoire pour tous les amoureux de la plateforme. En tout cas nous sommes près pour continuer à manger des bananes pour les prochaines années.
Et vous, quel est votre souvenir le plus marquant avec la famille Kong ? Est-ce que les niveaux aquatiques vous font toujours autant stresser en 2026 ?
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