Test - Resident Evil Requiem : quand Capcom réconcilie action et survival horror

Publié le 23 juin 2026 à 22:57

Présentation générale

  • Titre du jeu : Resident Evil Requiem

  • Développeur / éditeur: Capcom

  • Plateforme : PC / Xbox Series / PS5/ Switch 2

  • Date de sortie :  27 février 2026

  • Genre : Survival-horror, Action, Aventure

  • Tarif : entre 40 et 80€ selon le support

               

La note des lecteurs sur ce titre :

 

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ECOSCORE PGM

Après plusieurs épisodes en demi-teinte, jugés trop action, Capcom, décidé à revenir aux sources, va scinder sa série en deux. Resident evil 7 introduira une vue à la première personne et un gameplay plus lent permettant ainsi d’instaurer une ambiance bien plus pesante, une autre approche plus classique à la 3e personne signera le retour d’un des épisodes les plus appréciés de la série : Resident Evil 2.
C’est de ces deux visions que nait Resident Evil Requiem, un épisode anniversaire qui marquera au passage les 30 ans de la série.

Graphismes

Le jeu nous accueille dans une rue passante animée de la ville de Wrenwood, sous une pluie battante. Les néons se reflètent sur le sol et les voitures environnantes. Les parapluies de la foule se déforment en mouvement. Les personnes se croisent, se parlent et se bousculent dans un environnement qui grouille de détail et de vie.

La première chose qui frappe c’est de voir à quel point Capcom arrive à flatter la rétine sans pour autant être à la pointe de la technologique. De l’infiltration de rayons venant de l’extérieur à un rideau qui se lève au vent, le jeu maitrise parfaitement ses effets de lumière et de physique pour rapidement instaurer une atmosphère lourde, humide et peu rassurante, mais tellement captivante.

Si dans la majorité des cas les lieux visités arrivent à se démarquer par différentes ambiances maitrisées et un bon niveau de détail, le jeu peine malheureusement à convaincre dans ses environnements plus ouverts avec une palette de couleurs plus limitée mais compréhensible au vu du lieu visité.

 

Gameplay

Pour son gameplay, Requiem fusionne ce que nous avons pu voir sur les épisodes 7 et Village, ainsi que les remakes 2, 3 ou encore Resident Evil 4. Le personnage de Grace est plus lent, vulnérable et dispose d’un arsenal assez limité. Elle pourra cependant compter sur un système de craft qui lui permettra de s’approvisionner en soins et en munitions.

Là ou le jeu se démarque du reste de la série c’est que les développeurs ont voulu diversifier le comportement des infectés en gardant une partie de leur personnalité. Certains ne supporteront pas la lumière, le bruit ou encore ne pourront pas s’empêcher de nettoyer derrière le
joueur, le jeu étant très généreux en hémoglobine. Une approche qui pousse à être discret et prendre son temps afin d’analyser le comportement de ces derniers.

Leon quant à lui, montre clairement son évolution à travers la série et ce dernier n’est pas là pour faire dans la dentelle. Bien plus généreuse en armes et munitions, ses sections se veulent, à l’instar de Resident Evil 4, plus nerveuses et orientées action, tout en conservant une certaine lourdeur volontaire. Leon dispose aussi d’une hache qui lui permettra de surprendre par derrière, contrer les attaques, et, suivant le bon timing, permettra d’étourdir voir d’offrir une infime chance de repousser ou d’achever les ennemis d’une simple pression de touche.

Cependant, aussi utile soit elle, cette dernière reste fragile et il faudra régulièrement l’affuter pour lui rendre son tranchant. Il sera aussi possible, bien plus tard dans l’histoire, d’améliorer les différentes armes.
Rien d’original manette en main, on y retrouve ici une évolution affinée de deux formules qui ont déjà pu faire leurs preuves depuis le retour de la série.

Bande-son

Depuis Resident Evil 7, Capcom opte pour une partie musicale plus discrète au profit d’une spatialisation sonore. Concrètement, il est question ici de donner la priorité aux sons environnants, ce qui va permettre au joueur de situer plus précisément la provenance des bruits et donner des informations sur l’endroit parcouru. Cela va du type de sol sous nos pieds, s’il est abimé ou non, s’il y a des objets au sol ou encore la taille d’une pièce suivant la raisonnance.

La météo, les bruits générés par l’environnement comme le bois qui craque ou un néon qui vibre. Mis bout à bout, c’est ce qui va donner vie au décor tout en permettant de garder le joueur en alerte d’un possible danger. Le jeu fourmille de petits détails auditifs rendant la partie sonore extrêmement riche.

Je ne peux d’ailleurs que conseiller le jeu au casque ou avec un bon système audio pour les joueurs qui voudraient un peu plus de sensations. Les musiques quant à elles, sont là pour poser l’ambiance ou appuyer les différents évènements, notamment dans les phases plus animées. Elles sont majoritairement très bonnes et s’adaptent parfaitement à chaque situation.

 


Histoire et Narration

Il y a plusieurs façons de raconter une histoire et la série a plus souvent réussi à s’exprimer par son lore, ses environnements et son ambiance, que par son scénario. On ressent cependant avec cet épisode une certaine volonté de la part des développeurs de proposer une narration qui tient plus en haleine.

L’histoire oscille entre ses deux protagonistes, offrant donc une aventure généralement rythmée et plutôt variée. Le jeu va malheureusement se perdre dans une seconde moitié qui vire complètement de bord, et ce, juste après un gros cliffhanger. Un changement de rythme un peu brutal et avare en détail, mais qui arrivera à rapidement reprendre le joueur pour ainsi révéler les tenants et aboutissants de son histoire.

Avec ses Easter eggs et certains lieux revisités faisant référence aux anciens épisodes, on sent clairement cette envie d’en faire un épisode « anniversaire » qui ravira les fans des premiers instants. Même si les nouveaux joueurs passeront certainement à côté, cela n’empêchera pas d’apprécier l’expérience, tant elle est prenante et nous incite à voir la suite.


Durée de vie

Comptez en moyenne entre 15 et 20h pour finir l’aventure une première fois et bien plus pour les plus complétionnistes d’entre nous.
Une fois n’est pas coutume depuis Resident Evil 7, vous pourrez compter sur tout un tas de défis plus ou moins difficiles à compléter qui octroieront des points à dépenser dans une boutique spéciale qui se débloquera une fois le jeu terminé. La série étant réputée pour ses bonus de fin de partie, c’est donc ici que vous pourrez y débloquer tout tas d’armes et bonus en tout genre.
De quoi revisiter l’aventure de manière bien plus amusante et décomplexée.

 


Eléments techniques 

Grâce au RE Engine, chaque version utilise au mieux les capacités de son support et, si les versions de salon jouissent d’une modélisation, de textures et effets plus complexes, seule la version PS5 Pro profite du raytracing et d’un boost de résolution avec l’implémentation du PSSR2. Pas de surprise, ça tourne très bien en 60 FPS. Mention spéciale pour l’édition Switch 2 qui, grâce au DLSS embarqué de la console, offre une expérience de jeu dans des conditions plus que confortables, sans grand compromis et en portable.
Les personnes les plus sensibles noteront les variations de fluidité et un léger flou au niveau des cheveux, problème inhérent aux techniques d’upscaling actuels, mais rien qui ne ternira vraiment l’expérience.
Aucun bug ni crash à déplorer sur mes différentes parties sur les versions PS5 et Nintendo Switch 2.


Accessibilité

Les options regorgent de paramètres en tout genre. Comportement de la caméra, mécaniques de gameplay, contrôles, filtres et effets, interface, le jeu offre suffisamment de possibilités pour s’adapter à différents profils de joueurs. Il est d’ailleurs possible de choisir entre différents préréglages d’accessibilité, permettant de s’adapter à différentes conditions et il est tout à fait possible d’ajuster manuellement ces différents réglages.
Pour les débutants ou les joueurs désireux de profiter simplement de l’histoire, une aide à la visée est
disponible. Elle s’activera d’ailleurs automatiquement dans le mode le plus facile.


Sentiment du testeur 

Je dois préciser qu’en tant que fan de la série, j’attendais fermement mais aussi prudemment ce nouvel épisode. Hormis une partie du jeu en monde plus ouvert que j’ai trouvé poussive et redondante dans sa structure, Capcom à su me rattraper en titillant ma nostalgie. Je ne peux malheureusement pas expliquer sans trop en dire, mais cela s’est joué sur quelques discrètes notes de musiques, à un moment bien précis du jeu.
Vous l’aurez surement compris, j’ai adoré ce Resident Evil Requiem qui a su rapidement éveiller le passionné en moi. Le jeu ne répond pas à toutes les questions qu’il pose, mais il est possible que ce soit une volonté de la part des développeurs pour ne pas perdre les nouveaux joueurs en rendant un scénario trop dense et confus. J’ai maintenant hâte de voir ce que Capcom nous garde en réserve pour
la suite de sa série.


Critères Notes
Graphisme 8/10
Gameplay 16/20
Bande-son 8/10
Histoire et Narration 7/10
Durée de vie 8/10
Eléments techniques 7/10
Accessibilité 7/10
Sentiment du testeur 15/20
Note finale 76/100

Conclusion du testeur

Sans pour autant bouleverser sa formule, Capcom frappe fort avec un épisode marquant qui ravira anciens comme nouveaux joueurs. Le jeu est bon, beau et propose deux visions assez différentes du survival horror. Malgré ses quelques défauts, notamment liés à une seconde moitié moins inspirée et attrayante, au gameplay un peu chamboulé et un level design qui aura tendance à la répétition, Resident Evil Requiem arrive à proposer une aventure prenante, assez longue pour le genre et plutôt variée.

Il en devient par la même occasion l’un des épisodes les plus aboutis de la série. Je n’ai qu’une chose à dire, Joyeux anniversaire !


J'aime en 5 points : 

  1. Graphiquement superbe dans ses environnements confinés.
  2. La personnalité des infectés qui rendent les ennemis assez uniques.
  3. Les passages avec Grace.
  4. Une partie sonore toujours aussi bien maitrisée.

  5. Pour les fans, des références qui font plaisir.

J'aime moins en 5 points : 

  1. Un début de moitié moins inspirée.

  2. Quelques répétitions dans le level design.
  3. L’affrontement final est peut être vite expédié.
  4. La série nous avait habitué à plus de contenu annexe.
  5. On en voudrait plus.

Par Mr Niark


Note finale :