PREVIEW - Orbitals sur Switch 2 : l'odyssée spatiale coopérative qui va enflammer votre nostalgie (Par Erodi Shijin)

Publié le 7 juillet 2026 à 20:27

Annoncé comme l'un des fers de lance de la nouvelle Nintendo Switch 2, Orbitals promet une aventure coopérative aussi exigeante que poétique. Entre direction artistique rétro fascinante et mécaniques asymétriques savamment huilées, nous avons pu plonger dans cette odyssée spatiale. Verdict ? Préparez-vous à transpirer, mais surtout à tomber irrévocablement sous le charme.

Manette en main, le souffle court face à une tempête cosmique surnaturelle, mon vaisseau de fortune menace de se disloquer. À ma droite sur le canapé, mon acolyte hurle de lui passer un noyau d'énergie pendant que les boucliers s'effondrent dans un vacarme de tôle froissée. L'écran de la Switch 2 scintille de mille couleurs pastel, sublimant cette panique spatiale à grands renforts de filtres film-grain typiques des vieilles cassettes VHS.

Bienvenue dans Orbitals (souvent sobrement appelé Orbital par la communauté). Dévoilée lors du Nintendo Direct de février dernier, cette pépite développée par le studio Shapefarm s'annonce déjà comme l'exclusivité multijoueur incontournable de la nouvelle console de Nintendo. Et après y avoir passé quelques heures, je peux vous l'affirmer : l'espace n'a jamais été aussi chaleureux, ni aussi impitoyable.

Une direction artistique qui tape droit dans le cœur

Avant même de parler de mécaniques, Orbitals est une déclaration d'amour foudroyante à l'animation franco-japonaise des années 1980 et 1990. Oubliez la science-fiction aseptisée, lisse et chromée. Ici, on baigne dans le "Chunky and Junky" (le massif et le rouillé).

Le monde de nos deux héros, Maki et Omura, ressemble à s'y méprendre aux décors de Cowboy Bebop ou d'un vieux classique diffusé sur Toonami. Les véhicules grincent, les stations spatiales semblent tenir grâce à du ruban adhésif intergalactique, et chaque recoin de l'écran transpire le charme d'une production Studio Ghibli. C'est une véritable madeleine de Proust qui utilise la puissance de la nouvelle architecture de la Switch 2 pour afficher un cel-shading impeccable sans le moindre ralentissement.

L'analyse du gameplay : au-delà du clone d'It Takes Two ?

Soyons honnêtes : dès les premières secondes, l'ombre du chef-d'œuvre de Josef Fares (It Takes Two) plane sur Orbitals. Mais là où d'autres se contenteraient d'un simple copié-collé, Shapefarm propose une profondeur stratégique fascinante. La boucle de gameplay repose sur l'asymétrie et la survie. Maki et Omura n'ont pas les mêmes compétences. Pour réparer leur station orbitale prise au piège dans une anomalie cosmique, le jeu vous oblige non seulement à coordonner vos mouvements (activer des plateformes, déverrouiller des sas de sécurité), mais surtout à utiliser vos outils en tandem.

L'analyse de ces premières heures révèle un game design brillant où la physique se retrouve au cœur de l'expérience. La gravité zéro n'est d'ailleurs pas qu'un simple gimmick visuel, puisqu'elle modifie en profondeur l'inertie de vos sauts et le poids des objets que vous vous lancez. À cela s'ajoute un level design résolument évolutif. Contrairement aux party-games classiques, Orbitals propose un monde semi-ouvert interconnecté la fameuse station spatiale où chaque nouvelle zone débloquée donne accès à des raccourcis, façon Metroidvania coopératif. Enfin, le studio a veillé à n'intégrer aucun temps mort. La tension narrative de la tempête qui se rapproche est palpable et le jeu ne vous laisse jamais inactif : si un joueur résout un puzzle logique, l'autre doit impérativement repousser des menaces ou maintenir les systèmes de survie en ligne.

Orbitals en Chiffres : Ce qu'il faut retenir

Parce qu'un bon jeu se jauge aussi à l'aune de données concrètes capables de rassurer les joueurs et leur portefeuille, les promesses de cette exclusivité sont particulièrement solides. Pensé exclusivement pour le duo, le titre exige exactement deux joueurs, que ce soit en coopération locale ou en ligne. Bonne nouvelle pour le budget : une seule copie sera nécessaire pour jouer à deux à distance, grâce à la généreuse fonction Gameshare intégrée. Techniquement, le studio promet les sacro-saints 60 FPS constants une promesse d'ailleurs tenue sur notre build de preview couplés à une résolution upscalée à 1440p en mode docké, marquant une véritable prouesse pour le lancement de cette nouvelle génération. Attendu pour le 3 septembre 2026, pile à temps pour la rentrée, le jeu suscite déjà un engouement massif, comme en témoignent les plus de 2,5 millions de vues générées par son premier trailer d'annonce en moins de quarante-huit heures.

L'avis du rédacteur

On pourrait reprocher à Orbitals de ne pas réinventer la roue de la coopération asymétrique. Le squelette de ses mécaniques a déjà été éprouvé par les cadors du genre. Pourtant, la magie opère de manière viscérale.

Pourquoi ? Parce que l'empathie que l'on ressent pour Maki et Omura est immédiate. On ne joue pas pour enchaîner des niveaux sans âme, on lutte désespérément pour sauver un foyer vacillant dans un univers d'une beauté rétro stupéfiante. L'exigence de la communication entre les deux joueurs qui va inévitablement provoquer quelques disputes mémorables sur votre canapé est contrebalancée par une atmosphère cosy et une bande-son synthwave réconfortante.

En résumé : Si vous venez d'investir dans une Switch 2 et que vous cherchez l'expérience ultime à partager avec quelqu'un, Orbitals s'annonce comme le system-seller absolu de cette fin d'année. Vivement le mois de septembre !

Par Erodi Shijin