TEST - Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition - La chasse aux démons ne prend pas de vacances (Erodi Shijin)

Publié le 14 août 2026 à 21:34

Présentation Générale:

  • Titre : Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition
  • Développeur : Capcom
  • Plateformes : Nintendo Switch 2, PS5, Xbox et PC)
  • Date de sortie : fin juin 2026 sur switch 2

  • Genre : Action de type beat'em all (Hack 'n' slash)

  • Mode : Solo

  • Prix : 39,99 € 

La note des lecteurs sur ce titre :

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ECOSCORE PGM

L'histoire se déroule cinq ans après les événements de Devil May Cry 4. La ville de Red Grave est soudainement envahie par des hordes démoniaques et une immense plante destructrice nommée Qliphoth. Pour faire face à cette menace, les chasseurs de démons se rassemblent. Ce cinquième opus conclut l'arc narratif centré sur les descendants du légendaire démon Sparda, réunissant les figures emblématiques de la saga dans une conclusion épique.

La véritable force du jeu réside dans son système de combat incroyablement profond et sa mise en scène dynamique, où l'objectif est d'enchaîner les combos avec style pour atteindre le rang "SSS". Cette édition permet de jouer quatre personnages aux styles radicalement différents :

Nero, très mobile et agressif, utilise son épée motorisée (Red Queen), son revolver (Blue Rose) et ses "Devil Breakers", des bras prothétiques interchangeables aux capacités variées. Dante, le chasseur emblématique, dispose de l'arsenal le plus vaste et peut changer de posture (Trickster, Swordmaster, Gunslinger, Royalguard) en temps réel. V offre un gameplay stratégique en invoquant trois démons familiers (Griffon, Shadow et Nightmare), tandis que Vergil, le frère jumeau de Dante, mise sur la précision et la vitesse avec son katana Yamato.

Conçue pour accompagner le lancement de la console Nintendo Switch 2, la Devil Hunter Edition est pensée comme une version très complète pour cette nouvelle plateforme. Elle propose un contenu généreux en intégrant Vergil ainsi que de nombreux contenus additionnels et des musiques cultes. Sur le plan des performances techniques, le moteur RE Engine garantit une fluidité de 60 images par seconde, tant en mode télévision qu'en mode portable. Cependant, certaines concessions ont été nécessaires par rapport aux versions PS5 et Xbox Series, telles que l'absence de Ray Tracing, du mode "Turbo" et du mode "Legendary Dark Knight".

 

Graphismes

Si l'on a l'habitude de la claque visuelle et de la finesse matérielle qu'offre une console comme la PS5 sur ce genre de titre, il faut aborder cette version Switch 2 avec réalisme. Le moteur RE Engine fait toujours des miracles, mais Capcom a logiquement dû procéder à des coupes : le Ray Tracing passe à la trappe et certains effets de lumière sont revus à la baisse. Pour autant, le résultat force le respect. Les modélisations des personnages restent extrêmement détaillées, les visages conservent leur expressivité bluffante, et la direction artistique à mi-chemin entre le gothique et l'urbain en ruine ne perd rien de sa superbe. C'est un portage lucide qui a su sacrifier la fioriture visuelle pour préserver l'absolue nécessité du genre : la lisibilité de l'action.

Gameplay

Manette en main, le titre rappelle immédiatement pourquoi il trône au sommet du beat 'em all. C'est une véritable leçon d'action qui tire sa longévité de ses quatre protagonistes aux styles radicalement différents. De la brutalité nerveuse de Nero à la technicité vertigineuse de Dante (avec ses changements de posture en temps réel), en passant par la gestion des familiers de V et la précision mortelle de Vergil, la profondeur des mécaniques donne le vertige. L'obsession des développeurs de maintenir les 60 images par seconde prend ici tout son sens : la fluidité est irréprochable. C'est une condition sine qua non pour placer ses esquives à la frame près, enchaîner les combos aériens et ressentir cette satisfaction grisante lorsque la note de style atteint le fameux rang "SSS".

Bande Son

Le traitement sonore ne se contente pas d'habiller l'aventure, il en devient le moteur. Le véritable tour de force réside dans son système de musique dynamique qui récompense directement le joueur : plus vos enchaînements sont variés et destructeurs, plus la piste musicale s'enrichit et gagne en intensité. Avec des morceaux devenus instantanément cultes comme l'entêtant Devil Trigger aux accents électro-rock ou l'épique Bury the Light, le sound design transforme chaque arène en un défouloir chorégraphié. Le bruit viscéral des moteurs d'épée et des tirs de revolver s'accorde parfaitement à la frénésie des basses, créant une boucle d'adrénaline particulièrement addictive.

Histoire et narration

L'intrigue de ce cinquième épisode ne révolutionne pas le genre d'un point de vue purement scénaristique, mais elle brille par son exécution et son rythme effréné. En nous plaçant tour à tour dans la peau de Nero, V, Dante, et désormais Vergil dès le lancement de cette édition, le jeu tisse un récit choral qui vient clore avec brio l'arc narratif des héritiers de Sparda. C'est du grand spectacle assumé, porté par des cinématiques à la mise en scène extravagante et des répliques qui font mouche. Même si l'histoire sert avant tout de prétexte jubilatoire pour enchaîner les arènes démoniaques, la montée en puissance est palpable. Le scénario réserve suffisamment de révélations et de clins d'œil pour récompenser l'investissement des fans de longue date, tout en restant suffisamment lisible pour les néophytes qui découvriraient la franchise.

Durée de vie et rejouabilité

Comme le veut la tradition du genre chez Capcom, un premier run de l'aventure principale vous demandera une grosse douzaine d'heures en ligne droite. Cependant, s'arrêter au générique de fin serait passer à côté de l'essence même du titre. La véritable durée de vie de Devil May Cry 5 réside dans son exigence et sa rejouabilité colossale. Avec ses multiples niveaux de difficulté qui transforment radicalement l'agressivité des ennemis, la quête permanente du mythique rang "SSS" pour chaque mission, et l'intégration de l'incontournable mode Palais Sanglant (Bloody Palace), le titre est un puits sans fond pour les amateurs de scoring. L'inclusion d'office de Vergil dans cette Devil Hunter Edition relance par ailleurs totalement l'intérêt d'enchaîner une nouvelle partie, tant son style de combat chirurgical est aussi exigeant que gratifiant à maîtriser.

Eléments techniques

C'est évidemment sur le plan technique que cette Devil Hunter Edition était attendue au tournant, et le résultat est une belle réussite d'optimisation pour la console hybride, bien qu'il faille garder un regard réaliste. Le RE Engine prouve une fois de plus son incroyable flexibilité : le jeu maintient une fluidité viscérale de 60 images par seconde, une condition sine qua non pour un jeu d'action misant tout sur le timing et la précision. Que ce soit en mode portable ou sur le dock, la direction artistique gothique et les animations percutantes flattent la rétine. Néanmoins, lorsque l'on compare ce rendu aux architectures plus musclées de l'écosystème Sony ou Microsoft, des concessions logiques se font sentir. L'absence du Ray Tracing ou du très exigeant mode "Legendary Dark Knight" (qui sature l'écran d'ennemis) sont les compromis inévitables pour garantir un framerate imperturbable sur cette machine. Un sacrifice tout à fait acceptable pour profiter d'un tel concentré d'action au creux de ses mains.

Accessibilité

Bien que la franchise soit historiquement réputée pour son exigence technique et son apprentissage à la dure, Devil May Cry 5 déploie de solides arguments pour accueillir les néophytes en douceur. Capcom a intelligemment intégré un mode "Assistance automatique" désactivable à la volée, permettant aux novices d'enchaîner des combos complexes et spectaculaires en martelant une seule touche. Si l'on ajoute à cela une courbe de progression très bien dosée grâce aux modes de difficulté initiaux ("Humain" et "Chasseur de Démons"), ainsi qu'un mode d'entraînement ultra complet pour tester ses enchaînements au millimètre, le titre se révèle particulièrement ouvert. Il réussit le tour de force d'être immédiatement jouissif pour le grand public, sans jamais sacrifier la profondeur vertigineuse de son gameplay.

Sentiment du testeur

Franchement, quel bonheur de retrouver Dante, Nero et Vergil sur cette nouvelle Switch 2 ! J'avais quelques inquiétudes quant à un éventuel portage décevant, mais le RE Engine se donne à fond et les 60 fps en mode portable font vraiment la différence. Le jeu reste dynamique et ultra réactif, ce qui est essentiel pour un titre où le timing est primordial. Je ne vais pas vous mentir, l'absence de Ray Tracing et surtout la suppression du mode Legendary Dark Knight m'ont un peu frustré au début, surtout après avoir déjà exploré le jeu sur d'autres plateformes. Mais honnêtement, pouvoir enchaîner les provocations et atteindre le rang SSS avec le Yamato, confortablement installé sur mon canapé, c'est un vrai plaisir. L'adrénaline est toujours au rendez-vous, intacte.


Critères Notes
Graphismes 8/10
Gameplay 19/20
Bande son 10/10
Histoire et narration 8/10
Durée de vie et rejouabilité 9/10
Eléments techniques 8/10
Accessibilité 9/10
Sentiment du testeur 17/20
Note finale 88/100

J’aime en 5 points

  1. Système de combat profond et nerveux 
  2. Fluidité exemplaire à 60 fps, un pur bonheur en mode portable
  3. Contenu exhaustif (Vergil et l'intégralité des DLC inclus d'office)
  4. Le RE Engine fait toujours des merveilles visuellement
  5. Une accessibilité intelligente pour ne pas frustrer les néophytes

J’aime moins en 5 points

  1. Le sacrifice du mode Legendary Dark Knight
  2. L'absence inévitable du Ray Tracing et du mode Turbo

  3. Un level design globalement très (voire trop) linéaire

  4. Des environnements qui se répètent dans la seconde moitié du jeu

  5. Le gameplay de V, intéressant mais qui brise parfois le rythme frénétique

Conclusion

En résumé, cette Devil Hunter Edition remplit parfaitement son rôle et s'affirme comme une excellente option d'action pour la Switch 2. Si vous n'avez jamais eu l'occasion de découvrir ce chef-d'œuvre du hack 'n' slash, c'est le moment idéal pour vous lancer, d'autant plus que cette version regorge de contenu dès sa sortie. Pour les vétérans de la franchise qui ont déjà exploré le titre sur d'autres plateformes, le retour en magasin se justifie par cette envie irrésistible de traquer des démons en mode nomade, sans compromettre la fluidité des combats. Certes, les développeurs ont dû faire quelques concessions techniques inévitables pour garantir la portabilité, mais le résultat est largement à la hauteur. C'est un véritable défouloir qui déchire, à savourer sans modération !

Par Erodi Shijin