EWC à Paris : Gwen sacre All Gamers devant Macron, le prince saoudien et Cristiano Ronaldo, Viatlity 3e !

Publié le 25 août 2026 à 11:58

Ce samedi 22 août 2026 (avec une conclusion majestueuse lors de la cérémonie de clôture ce dimanche 23 août), l'Esports World Cup (EWC) a livré son verdict final au terme d’un scénario digne des plus grands films. À Paris toute première ville à accueillir l'événement hors de Riyad, le pilote français Gwendal « Gwen » Duparc, porté par son public, a remporté avec brio le tournoi Trackmania. Un exploit monumental qui dépasse le cadre individuel : sa victoire offre sur le fil la première place du Club Championship à son équipe chinoise, All Gamers, privant la Team Falcons d'un nouveau sacre. De son côté, la structure française Team Vitality s'arrache pour monter sur la troisième marche du podium mondial.


Un parterre de personnalités d'exception au Grand Palais : Macron, le prince Mohammed ben Salmane et Cristiano Ronaldo

L'événement a pris une dimension géopolitique et médiatique sans précédent lors de sa cérémonie de clôture au somptueux Grand Palais à Paris. Le président de la République française, Emmanuel Macron, a fait sensation en assistant aux phases finales et en remettant personnellement le trophée du Club Championship à l'équipe All Gamers (AG.AL).

Cette consécration s'est déroulée en présence du prince héritier et Premier ministre d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), venu en France dans le cadre d'une visite officielle pour célébrer le succès retentissant de cette initiative saoudienne lancée en 2023 et délocalisée pour la première fois dans la capitale française. La cérémonie a également réuni d'autres icônes planétaires, telles que la star portugaise du football Cristiano Ronaldo (ambassadeur mondial de l'EWC), le président de la FIFA Gianni Infantino, ou encore le célèbre grand maître d'échecs norvégien Magnus Carlsen.


Gwen, le pilote prodige qui a défié les pronostics

Le tournoi Trackmania de cette EWC 2026 était attendu au tournant pour clôturer ces sept semaines intensives de compétition, et il a tenu toutes ses promesses. Alors que tous les regards étaient braqués sur le septuple champion du monde Carl-Antoni « Carl Jr. » Cloutier (qui a chuté à la surprise générale dès les quarts de finale), c'est un prodige français qui a mis le feu à la salle parisienne. Gwendal Duparc, alias Gwen, qui roule sous les couleurs de l'équipe chinoise All Gamers (AG.AL), a livré une performance stratosphérique en remportant 11 des 21 rounds de la finale.

Dans un ultime match sous très haute tension, le Français a fait preuve d'un sang-froid impérial à domicile pour dominer le Néerlandais Epos (Team Liquid) sur le score de 142 à 115. Derrière ce duo de tête, on retrouve l'Anglais Pac (Team Vitality) et le Polonais mime (Natus Vincere) qui complètent le top 4 de cette course effrénée. Avec cette première place, Gwen ne repart pas seulement avec le trophée et les 130 000 dollars de récompense individuelle, il vient littéralement de bouleverser le classement général de la Coupe du Monde.


Le hold-up parfait d'All Gamers au nez et à la barbe de Team Falcons

Si l'Hexagone célèbre son champion, la victoire de Gwen a eu l'effet d'un tremblement de terre à l'échelle internationale à cause des précieux « points de club ». Lors de cette Esports World Cup, chaque jeu rapporte des points décisifs pour le Club Championship, le classement global qui couronne la meilleure structure esport au monde.

Avant cette ultime journée, la toute-puissante équipe saoudienne Team Falcons, archi-favorite de la compétition, semblait destinée à remporter le titre. Mais c'était sans compter sur Gwen ! Sa médaille d'or a injecté 1 000 points massifs dans la cagnotte d'All Gamers. Résultat des courses : la structure chinoise (également sacrée championne sur Tekken 8 avec M. Zubair) réalise un véritable braquage de dernière minute, propulsant son total à 5 300 points et arrachant la couronne aux Falcons, relégués à la deuxième place avec 4 600 points. Trackmania a donc été le juge de paix inattendu de cette guerre des titans, offrant au passage le colossal prize pool de 7 millions de dollars promis à la meilleure équipe à All Gamers.


Vitality sauve sa place dans le trio de tête in extremis

Du côté des autres mastodontes du secteur, la lutte acharnée s'est poursuivie jusqu'à la dernière seconde. Et cocorico, la mythique ruche française Team Vitality a elle aussi de belles raisons de faire la fête en empochant 4 millions de dollars pour sa troisième place ! Grâce à des résultats très réguliers sur 17 des 22 jeux du tournoi notamment la victoire de leur équipe féminine sur le MLBB Women's Invitational et soutenue par la belle 3e place de Pac sur ce fameux tournoi Trackmania, l'équipe aux abeilles réussit in extremis à cumuler 3 300 points. Elle conserve ainsi la troisième marche du podium général devant NAVI (2 950 points) et Team Liquid (2 700 points). Une fin d'événement palpitante qui confirme que la France reste plus que jamais une puissance incontournable sur la scène esportive mondiale.


Des chiffres vertigineux

L'EWC 2026 à Paris n'a pas seulement brillé par son suspense sportif, mais aussi par son envergure titanesque. Avec une dotation globale record de 75 millions de dollars (tous tournois confondus), l'événement a confirmé son statut de compétition de classe mondiale.

Les chiffres donnent le vertige : plus de 2 000 joueurs et 200 clubs se sont affrontés lors de 25 tournois sur 24 jeux. Côté public, ce sont 175 000 billets qui ont été vendus (une hausse impressionnante de 94 % par rapport à 2025), culminant lors du tournoi Counter-Strike organisé dans une Accor Arena de 20 000 places pleine à craquer. Sur internet, l'événement diffusé en 47 langues a attiré 850 millions de spectateurs uniques (440 millions d'heures de visionnage au total). Le pic d'audience absolu de l'événement s'est élevé à 4,3 millions de spectateurs simultanés lors de la finale de League of Legends, marquée par le magnifique parcours de l'équipe française Karmine Corp portée par la pépite tricolore Caliste.

Comme l'ont souligné les organisateurs, notamment le CEO de l'Esports World Cup Foundation Ralf Reichert, l'exportation de l'EWC en dehors de l'Arabie Saoudite est une réussite monumentale qui ancre définitivement l'esport comme une industrie culturelle globale, Riyad devant toutefois retrouver son rôle de pôle stratégique pour l'édition 2027. À noter également la performance historique de Samy "dralii" Hajji, joueur de Rocket League chez Team Falcons, devenu à Paris le tout premier joueur à remporter trois fois l'EWC.


L'avis du rédacteur

Même depuis l'Allemagne, où je suis actuellement pour couvrir l'effervescence de la Gamescom, je vous avoue que j'ai vécu cette finale de Trackmania complètement accrochée à mon écran ! C'est exactement pour ce genre de scénario fou qu'on aime suivre les compétitions de jeux vidéo. Voir Gwen arriver avec son bolide et littéralement renverser le classement mondial devant son propre public à Paris sur un jeu de course ultra exigeant qui mérite d'ailleurs tellement plus de visibilité à l'international, c'est juste magistral.

Il y a un côté "David contre Goliath" très satisfaisant à voir l'équipe Team Falcons, avec ses moyens colossaux, se faire coiffer au poteau sur le fil par les Chinois d'All Gamers... tout ça grâce au talent pur d'un de nos petits tricolores. Et puis, voir le président Emmanuel Macron remettre le trophée aux côtés du prince héritier Mohammed ben Salmane et en présence de légendes comme Cristiano Ronaldo, cela illustre à quel point l'esport est devenu un carrefour géopolitique et médiatique mondial incontournable. Retrouver nos abeilles de chez Vitality sur le podium général (dont les matchs ont cumulé à eux seuls plus de 25 millions d'heures de visionnage !) au milieu de toutes ces structures géantes, ça fait vraiment chaud au cœur. Avec ses records d'audience délirants et ses tournois organisés aux quatre coins de la capitale, cette édition 2026 de l'EWC s'est terminée en apothéose.

Par Erodi Shijin