Gamescom 2026 - PREVIEW - Grandma(88) : quand votre propre grand-mère devient votre pire adversaire

Publié le 31 août 2026 à 21:51

S'il y a bien une chose que la scène indépendante sait faire, c'est nous prendre à revers. Oubliez les grand-mères qui tricotent au coin du feu. Avec Grandma(88), le studio allemand ROTxBLAU nous prépare un thriller psychologique en 2D où le véritable boss à affronter... c'est la narratrice elle-même. Prévu pour 2026 sur Steam, ce titre a déjà piqué ma curiosité. Je n'ai pas encore pu mettre la main dessus, mais sur le papier, la promesse est folle.

Joueur contre narrateur, le duel psychologique

Le concept au cœur de Grandma(88) repose sur une mécanique brillante : le "Joueur vs Narrateur". L'histoire nous plonge dans la peau d'une jeune femme qui explore le labyrinthe des souvenirs de sa grand-mère mourante. La subtilité ? C'est la grand-mère en personne qui raconte l'histoire. Elle est à la fois votre guide, votre alliée, mais aussi votre principale opposante.

Si vous écoutez sagement sa version des faits, tout se passe bien en apparence. Mais le jeu vous pousse à remettre en question ses récits. Dès que vous pointez une contradiction, l'environnement se transforme littéralement sous vos yeux. Des objets apparaissent ou disparaissent, les lieux changent, et les sombres secrets de famille remontent à la surface.


L'art du compromis (ou comment ne pas fâcher Mamie)

C'est là que le gameplay devient un véritable jeu d'équilibriste. Dans cette aventure d'exploration non-linéaire, la confiance que vous porte votre aïeule est une ressource cruciale qu'il va falloir savamment doser. En effet, si vous poussez le bouchon trop loin en la contredisant sans cesse, la grand-mère se braque, se met en colère et refuse tout simplement de vous en dire plus. À l'inverse, si vous restez trop prudent dans l'espoir de préserver la paix, vous finirez bloqué à la surface de ses mensonges sans jamais découvrir la vérité. Entièrement dessiné à la main, le jeu est décrit par ses créateurs comme de la "family horror". Ici, le vrai cauchemar ne vient pas de monstres planqués sous le lit, mais du malaise viscéral de confronter sa propre famille à ses non-dits.


L'avis du rédacteur

Même si je n'ai pas encore eu l'occasion d'y jouer, Grandma(88) a filé tout droit dans ma liste de souhaits Steam. Pourquoi ? Parce que l'idée d'utiliser la narration non pas comme un simple outil pour dérouler l'histoire, mais comme une mécanique de combat psychologique, est super rafraîchissante.

On a tous l'habitude des "narrateurs non fiables" dans le jeu vidéo, mais devoir jauger en temps réel sa relation avec la personne qui construit littéralement le monde autour de nous s'annonce incroyablement immersif. J'ai vraiment hâte de voir jusqu'où ROTxBLAU va pousser la tension psychologique et si l'écriture sera à la hauteur de cette immense ambition. Il va falloir s'armer de patience avant de pouvoir percer les secrets de Mamie !

Par Erodi Shijin