Test - Apidya’ Special : le retour d’un classique Amiga qui veut encore nous piquer sur Xbox Series X ( Par Marco Retro-Gaming )

Publié le 10 septembre 2026 à 14:08

            Présentation Générale :

  • Titre : Apidya’ Special
  • Développeur : Team Apidya
  • Éditeur : ININ Games
  • Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch
  • Date de sortie : 25 août 2026
  • Genre : Shoot ’em up à défilement horizontal
  • Modes : Solo et coopération à deux
  • Plateforme  : Xbox Series / PS5 / PC / Nintendo Switch
  • Prix : 19.99euro

La note du jeu pour les lecteurs :

Évaluation: 5 étoiles
1 vote

ECOSCORE PGM


Une prairie, des insectes et une petite créature volante : présenté ainsi, Apidya pourrait presque passer pour une promenade tranquille. Pourtant, derrière ce décor naturel se cache un shoot ’em up venu d’une époque où survivre quelques minutes constituait déjà une petite victoire. Sorti sur Amiga en 1992, le jeu revient avec Apidya’ Special, une reconstruction qui associe le travail de membres de l’équipe originale à celui d’un passionné devenu développeur.

Ce retour possède une particularité intéressante : il puise dans un portage console abandonné durant les années 1990. Des éléments restés dans les cartons retrouvent ainsi une place aux côtés de nouvelles créations. Sur Xbox Series X, l’objectif est de faire revivre cette aventure miniature tout en lui donnant une présentation adaptée aux écrans actuels.


Graphismes

Apidya’ Special conserve une identité entièrement construite autour du pixel art. L’équipe annonce des graphismes 24 bits réalisés à la main, sans modèles 3D ni agrandissement par intelligence artificielle. Les éléments d’origine côtoient de nouveaux dessins, avec l’intention de prolonger le style du jeu Amiga.

Deux présentations sont proposées. Le mode panoramique élargit l’affichage et ajoute de nouveaux effets de parallaxe, ces couches de décors qui défilent à des vitesses différentes pour donner de la profondeur. Le mode 4:3 cherche, lui, à retrouver l’apparence de la version de 1992.

Cette possibilité de choisir son affichage a du sens pour un jeu aussi marqué par son époque. Certains voudront profiter du format de leur téléviseur, tandis que d’autres préféreront retrouver le cadrage associé à leurs souvenirs.

Des filtres permettent également de simuler un écran cathodique, avec lignes de balayage, masque d’écran et halo lumineux. Leur intérêt dépendra naturellement des goûts de chacun : le pixel net et le rendu plus diffus d’un ancien téléviseur ne produisent pas la même impression.

La direction artistique s’appuie enfin sur une progression entre des environnements naturels et des espaces plus artificiels. Prairie, étang, égouts, univers cybernétique et repaire final composent les cinq grands mondes annoncés.

Gameplay

Apidya’ Special reprend les bases du shoot ’em up horizontal : avancer au rythme du défilement, éliminer les ennemis et se déplacer entre les dangers. Son univers d’insectes lui donne immédiatement une personnalité particulière dans un genre souvent associé aux vaisseaux spatiaux.

L’intérêt d’une telle formule repose sur la précision. Lire les trajectoires, reconnaître une menace et choisir le bon placement doivent progressivement devenir des réflexes. C’est sur ces points que la prise en main Xbox Series X devra permettre de juger la réussite du remake.

Le contenu annoncé comprend cinq mondes, pouvant compter jusqu’à cinq niveaux chacun, ainsi que vingt boss différents et des stages spéciaux cachés. Attention à la formulation : cela ne signifie pas automatiquement vingt-cinq niveaux principaux.

Des événements aléatoires viennent également modifier certaines situations. Le « Night Mode » en fait partie, avec de nouveaux sprites d’ennemis. Ce type de variation pourrait apporter des surprises au fil des tentatives, même si son influence réelle sur les parcours demande à être évaluée en jouant.

La coopération permet de partager l’aventure à deux. Si le premier communiqué évoquait le contrôle d’un drone de soutien, la présentation de lancement parle désormais d’une seconde abeille équipée de ses propres armes. Une évolution à prendre en compte pour décrire correctement le contenu final.

Bande Son

Le retour de Chris Hülsbeck constitue l’un des arguments les plus intéressants de cette édition. Le compositeur participe à Apidya’ Special avec une bande-son réarrangée, tandis que le projet conserve aussi une place pour les musiques classiques.

Cette démarche accompagne celle des graphismes : retrouver une identité connue tout en proposant une nouvelle interprétation. Pour les joueurs attachés à l’Amiga, les mélodies peuvent représenter une part aussi importante du souvenir que les décors ou les boss.

Le dossier de presse mentionne également de nouveaux effets sonores conçus pour respecter l’esprit original.

Il restera à apprécier l’ensemble en situation : l’équilibre entre musiques et bruitages, la force des nouveaux arrangements et leur capacité à soutenir l’action pendant les affrontements les plus chargés. Le nom du compositeur crée une attente légitime, mais ne remplace pas l’écoute.

Histoire et narration

Le communiqué d’Apidya’ Special met principalement en avant l’action, les environnements et le travail de reconstruction. Il donne peu de détails sur le traitement du scénario dans cette nouvelle édition.

L’univers conserve néanmoins un intérêt immédiat : regarder un décor naturel à hauteur d’insecte transforme une simple prairie en territoire hostile. Le passage vers les égouts puis les environnements cybernétiques laisse également entrevoir un parcours qui dépasse rapidement la promenade dans la verdure.

Cette évolution peut donner une personnalité au voyage sans nécessiter de longues séquences de dialogue.

En revanche, les informations fournies ne permettent pas d’évaluer la qualité des scènes narratives, leur place dans le rythme ou les éventuels changements apportés à l’histoire. Cette rubrique devra être complétée à partir de la version jouée.

Durée de vie et rejouabilité

Avec cinq mondes, vingt boss annoncés et des stages cachés, Apidya’ Special propose plusieurs éléments susceptibles d’encourager l’exploration et les nouvelles tentatives.

Dans un shoot ’em up, atteindre la fin et maîtriser le jeu représentent souvent deux objectifs différents. La durée dépend donc beaucoup du niveau du joueur, de la difficulté choisie et de son envie de recommencer pour mieux comprendre les passages difficiles.

Les événements aléatoires et la coopération ajoutent d’autres raisons possibles de relancer une partie. Les réglages de difficulté peuvent également permettre de découvrir les environnements avant de rechercher un défi plus exigeant.

Aucune durée fiable ne peut toutefois être déduite du communiqué. Donner un nombre d’heures précis sans parcours effectué reviendrait à confondre le contenu annoncé avec le temps réellement nécessaire pour en profiter.

Eléments techniques

 

Présenté comme un jeu entièrement reconstruit, et non comme la version Amiga exécutée par émulation. Cette distinction explique la possibilité d’intégrer une nouvelle présentation, des effets supplémentaires et des options modernes.

Le mode 4:3 vise à reproduire l’apparence, les sensations et le son de 1992, tandis que le mode panoramique propose une autre manière d’afficher l’aventure.

Pour la version Xbox Series X, les plusieurs bon points restent : la stabilité de l’animation, la réactivité des commandes, la lisibilité pendant les combats et le comportement du jeu en coopération.

Les options de confort constituent également un atout important : elles permettent d’adapter l’affichage et l’expérience de jeu aux habitudes actuelles, sans faire disparaître l’identité du titre original. Cette approche donne aussi bien aux nostalgiques qu’aux nouveaux joueurs la possibilité de profiter de l’aventure dans de bonnes conditions.

 

Accessibilité

 

Les réglages de difficulté modernisés pour permettre à plusieurs générations de joueurs de découvrir Apidya’ Special. L’intention est bienvenue pour un titre issu d’une période où le défi occupait souvent une place centrale.

Pouvoir ajuster la difficulté peut aider les nouveaux venus à comprendre le fonctionnement du jeu et permettre aux anciens joueurs de retrouver leurs marques.

Le choix entre plusieurs présentations visuelles et la possibilité de désactiver les effets cathodiques donnent aussi une certaine liberté pour adapter l’image à ses préférences.

Il faut toutefois distinguer difficulté et accessibilité.

Des options de personnalisation des commandes, des indications plus lisibles ou encore des outils d’entraînement permettraient d’aller plus loin dans cette démarche. Ces ajustements ne retireraient rien à l’exigence d’Apidya’ Special, mais offriraient davantage de repères aux joueurs qui souhaitent progresser à leur rythme.

 

Sentiment du testeur

Apidya’ Special est dur, et il ne pardonne aucune erreur. Une mauvaise anticipation, un déplacement mal calculé ou une seconde d’inattention, et la sanction tombe. Il faut rester concentré, apprendre les passages et accepter de recommencer. La frustration peut se faire sentir, mais réussir à franchir un obstacle sur lequel on a longtemps bloqué procure une vraie satisfaction.

Je tiens surtout à saluer le travail des développeurs pour avoir redonné vie à ce jeu culte de l’Amiga. Faire revenir Apidya après toutes ces années, tout en préservant son identité et son caractère exigeant, mérite d’être souligné. On retrouve cette approche à l’ancienne où la progression se gagne avec de la patience et de la persévérance.

Un retour qui fait plaisir, même si le jeu met les nerfs à rude épreuve. Les amateurs de défis devraient apprécier ; les autres devront s’accrocher !


Critères Notes
Graphismes 6/10
Gameplay 13/20
Bande son 8/10
Histoire et narration 7/10
Durée de vie et rejouabilité 6/10
Eléments techniques 7/10
Accessibilité 6/10
Sentiment du testeur 15/20
Note finale 68/100

Ce que j’ai aimé en 5 points

Le parti pris d’un pixel art réalisé à la main.

La participation de membres de l’équipe originale.

Le retour de Chris Hülsbeck aux arrangements musicaux.

Le choix entre une présentation panoramique et un affichage 4:3.

La remise en valeur d’éléments provenant d’un portage console abandonné.

 

Ce que je n’ai pas aimé en 5 points

Une difficulté élevée qui peut décourager les joueurs débutants.

Une marge d’erreur minuscule qui exige une précision constante.

Des passages qui demandent de nombreux essais avant d’être maîtrisés.

La frustration de voir une bonne tentative ruinée par une seconde d’inattention.

Une concentration permanente qui laisse peu de place à la détente.



Conclusion

 

Note finale :

 

Ce jeu fait revivre un classique de l’Amiga en conservant son identité, son ambiance et son exigence d’origine. Je salue le travail des développeurs pour avoir redonné vie avec soin à ce jeu culte et permis à une nouvelle génération de le découvrir dans de bonnes conditions.

Sa difficulté reste toutefois un élément essentiel à prendre en compte : les erreurs se paient cher et certains passages demandent beaucoup de patience, de précision et de persévérance. Cette exigence peut frustrer, surtout lors des premiers essais, mais elle rend aussi chaque victoire particulièrement satisfaisante et méritée.

Un retour solide qui devrait parler aux nostalgiques comme aux amateurs de défis exigeants, à condition d’accepter de s’accrocher et de ne pas abandonner trop vite !

 

Par Marco Retro-Gaming.