Coyote VS Acme : Après les enclumes, place aux avocats ! (Par Marco RetroGaming)

Publié le 30 septembre 2026 à 10:21

Titre : Coyote vs. Acme
Réalisation : Dave Green
Scénario : Samy Burch
Acteurs principaux : Will Forte, John Cena et Lana Condor
Genre : Comédie, animation et prises de vues réelles
Durée : 1 h 41
Sortie américaine : 28 août 2026.
Diffusion en France : annoncée sur Paramount+, sans date précise communiquée au 30 septembre 2026.

Il aura tout essayé pour attraper Bip Bip : les fusées, les pièges et les inventions les plus improbables, commandées avec une confiance toujours intacte. Avec, généralement, le même résultat : une explosion en pleine figure et un aller simple au fond du ravin. Mais cette fois, Vil Coyote change de stratégie. Son nouvel équipement ? Un avocat !

Avec Coyote vs. Acme, les mésaventures du célèbre personnage deviennent une comédie judiciaire aussi loufoque qu’inattendue. Une idée qui pose une question délicieusement absurde : et si le problème venait aussi du fabricant, et de ses gadgets manifestement peu fiables ?

Un procès qui promet de faire des dégâts

Fatigué des catastrophes provoquées par ses achats, Coyote décide de poursuivre la société ACME. Pour défendre sa cause, il engage Kevin Avery, un avocat malchanceux incarné par Will Forte.

En face, l’entreprise dispose de Buddy Crane, interprété par John Cena, qui se trouve être l’ancien patron de Kevin. Le combat oppose donc deux outsiders à une société bien décidée à défendre ses intérêts. Au fil de cette affaire, une amitié se construit entre l’avocat et son client à fourrure.

Le renversement est amusant : les gadgets qui alimentaient les gags deviennent autant de raisons de réclamer des comptes. Après des années à regarder Coyote encaisser les coups, le voilà enfin en position de répondre.

Des cartoons, des humains et beaucoup de nostalgie

Dave Green associe personnages animés et acteurs réels. Une formule qui évoque naturellement les grandes rencontres entre cinéma et cartoon, même si la comparaison avec Qui veut la peau de Roger Rabbit ? place immédiatement la barre très haut.

Les retours critiques saluent notamment l’humour, le charme du personnage et une dimension émotionnelle parfois inattendue. La nostalgie participe au plaisir, mais l’amitié et la persévérance donnent aussi au récit une portée accessible aux nouveaux spectateurs.

Coyote possède déjà un atout formidable : malgré son obsession et ses mauvaises idées, on continue d’espérer qu’il réussira quelque chose. Le choisir comme héros d’un combat contre une entreprise transforme cette sympathie en moteur narratif.

Derrière les gags, une aventure plus tendre

Selon la critique de Decider, le film adopte parfois une chaleur bon enfant qui rappelle davantage les Muppets que l’énergie frénétique des anciens cartoons Warner. Ce choix apporte une certaine douceur aux personnages et à leurs relations, mais peut aussi dérouter les spectateurs qui attendent avant tout la folie implacable, rapide et absurde des courts-métrages.

C’est un équilibre particulièrement délicat, développer une amitié touchante et une intrigue judiciaire plus construite tout en conservant le plaisir immédiat, simple et efficace d’un gag visuel. Une enclume n’a pas besoin de longues explications ni de grands discours pour faire rire !

Un miraculé du cinéma

Difficile d’évoquer ce film sans rappeler son parcours. Achevé, puis écarté par Warner Bros. Discovery en 2023, il a finalement été récupéré par Ketchup Entertainment, après des mois d’incertitude et de rumeurs autour de son avenir.

Cette histoire donne une résonance particulière à son sujet : un personnage malmené par une grande entreprise qui refuse d’abandonner. Pour une fois, le parcours de Coyote en dehors de l’écran semble presque aussi invraisemblable que ses aventures, avec ses rebondissements inattendus et son obstination à revenir sur le devant de la scène !

Une belle découverte et une petite larme à la fin !

J’ai passé un très bon moment devant Coyote vs. Acme. Le film se regarde tranquillement, sans accroc, et on se laisse embarquer avec plaisir dans cette aventure. Un divertissement agréable qui m’a permis de me détendre tout en retrouvant ce personnage que l’on connaît si bien.

Je dois tout de même reconnaître que je m’attendais à un peu mieux. Mais cette petite réserve ne gâche pas le plaisir : cela reste une belle découverte et un très bon film à mes yeux. L’émotion est également au rendez-vous, avec une fin qui m’a touché au point de me faire verser une petite larme. Un joli moment qui compte beaucoup dans mon appréciation.

Au final, malgré des attentes légèrement plus élevées, je retiens surtout le plaisir du visionnage et cette émotion finale. Un film que j’ai vraiment aimé et que je recommande pour passer un bon moment, entre sourire et tendresse.

Verdict : une revanche qui intrigue autant qu’elle amuse

 

Coyote vs. Acme propose une manière originale, surprenante et décalée de retrouver les Looney Tunes : faire de leur éternel perdant le héros d’une demande de justice aussi improbable qu’amusante. Les critiques ne sont pas unanimes, mais les retours favorables mettent en avant une comédie attachante, volontiers nostalgique et pleine de malice, qui joue avec tendresse sur l’héritage de ces personnages cultes.

Reste une question que chaque spectateur tranchera selon sa sensibilité : préfère-t-il voir Coyote poursuivre inlassablement Bip Bip sur les routes du désert, ou enfin poursuivre ceux qui lui vendent ses fusées, ses pièges et ses gadgets défectueux ?

 

Mon ressenti :

J'ai aimé en 5 points

  • Un point de départ immédiatement amusant.

  • Coyote placé au centre de l’histoire.

  • La rencontre entre animation et acteurs réels.

  • Un duo réunissant deux personnages habitués à l’échec.

  • Une lecture possible sur la responsabilité des entreprises.

J'ai moins aimé en 5 points

  • Le changement de registre peut surprendre les puristes.

  • La tendresse prend parfois le pas sur la folie cartoon.

  • Le cadre judiciaire implique davantage de dialogues.

  • Les personnages humains doivent trouver leur place face à Coyote.

  • La nostalgie suscite des attentes particulièrement élevées.


Par Marco RetroGaming