Henry Cavill va-t-il sauver Highlander ? Ce que l'on sait sur le reboot le plus tranchant de 2027

Publié le 28 septembre 2026 à 15:25

Il ne peut en rester qu’un, et ce sera peut-être lui. Quarante ans après le film culte de 1986 avec Christophe Lambert, la franchise Highlander s’apprête à renaître de ses cendres. Aux commandes de ce projet titanesque : Chad Stahelski, le réalisateur qui a réinventé le film de baston avec la saga John Wick. Face à la caméra, un habitué des rôles iconiques et des épées : Henry Cavill. Budget XXL, casting cinq étoiles, et ambitions débordantes… Voici tout ce qu’il faut savoir sur le reboot d'action le plus attendu des prochaines années.

La plume de Michael Finch : Moins de blabla, plus de tragédie graphique

Oubliez le kitsch des années 80, ce nouveau Highlander s'annonce sombre, nerveux et résolument moderne. Derrière cette réinvention se cache le scénariste Michael Finch, une figure incontournable du cinéma d'action hollywoodien (Predators, American Assassin). Si son nom vous dit quelque chose, c’est qu’il a récemment signé le script virtuose de John Wick: Chapter 4 aux côtés de Chad Stahelski.

Finch apporte avec lui une véritable marque de fabrique : l'art de la narration par l'action pure. Sur John Wick 4, il avait réussi l'exploit de porter un film de trois heures avec seulement 380 mots de dialogue pour Keanu Reeves, laissant la physicalité raconter l'histoire. Pour Highlander, le mot d'ordre reste le même : ne pas s'encombrer de monologues inutiles et laisser parler les armes. Mais Finch relève ici un défi plus profond en adaptant l'univers de Connor MacLeod. Son script explore la psychologie d'un guerrier tragique et usé par des siècles d'existence, mêlant la mélancolie d'un immortel à une violence graphique décomplexée où les décapitations s'annoncent d'une précision chirurgicale.

La grande force du scénario de Michael Finch est également d'avoir su unifier la franchise. En intégrant "Watchers" (les Guetteurs) cette faction d'humains qui traquent secrètement les immortels, introduite à l'origine dans la série télévisée des années 90 il transforme le film en une immense chasse à l'homme mondiale et donne une triple dimension politique et stratégique au récit.


L’entraînement d'un immortel : Cavill terrorise ses co-stars

Si Henry Cavill maniait déjà brillamment la lame dans The Witcher, il a affirmé lors de la CinemaCon que ce que le script de Finch lui impose de préparer pour Highlander est d'un niveau totalement supérieur : « Vous n'avez encore rien vu ». L'acteur s'est entouré de maîtres d'armes et d’experts en escrime pour acquérir une fluidité historique.

Sa vitesse et sa précision avec une épée sont devenues légendaires sur le plateau, au point d'intimider ses propres partenaires. Dave Bautista, pourtant habitué aux rôles physiques, a confessé avoir dû s'imposer trois heures d'entraînement quotidien à l'épée uniquement pour réussir à suivre le rythme infernal imposé par Cavill lors de leurs duels. Le catcheur de la WWE Drew McIntyre, qui joue également dans le film, a confié que les séances de chorégraphie le laissaient totalement "éreinté".

Cette dévotion absolue a toutefois eu un coût : l'acteur s'est sérieusement blessé à la jambe lors d'une répétition d'escrime. Fidèle à sa réputation de bourreau de travail, Cavill a continué à fréquenter les salles de sport pour s'entretenir le haut du corps... en s'entraînant sur une seule jambe ! C'est ce contretemps qui a poussé la production à décaler le calendrier, repoussant la sortie officielle à 2027.


Un casting de titans et un tournage international

Pour porter ce budget de plus de 100 millions de dollars, Lionsgate et Amazon MGM Studios n'ont pas fait les choses à moitié. Aux côtés de Cavill et Bautista, on retrouvera Russell Crowe (dans le rôle du mentor Ramirez, jadis joué par Sean Connery), Karen Gillan, Djimon Hounsou et Marisa Abela. Plus prestigieux encore, le grand Jeremy Irons prêtera ses traits au leader des mystérieux Watchers.

Le tournage fait voyager les équipes aux quatre coins du globe. De l'Écosse natale de MacLeod à Londres où des photos volées de Cavill ont déjà fuité en passant par la Pologne et Hong Kong, le film s'offre des décors à la hauteur de son ambition.


L'avis du rédacteur

On ne va pas se mentir : toucher à un monument de la pop-culture comme Highlander est un exercice ultra-périlleux. Les suites et spin-offs passés ont presque tous fini par écorcher la licence. Pourtant, ce reboot a de sacrés arguments pour réussir là où les autres ont échoué.

L'association entre Chad Stahelski et Michael Finch est le meilleur gage de qualité possible. Ils ont prouvé avec John Wick qu’ils savaient filmer l'action comme de la poésie brutale. Le choix de Finch au scénario me rassure particulièrement : il sait donner du cœur et de l'iconisation aux personnages sans les noyer sous des dialogues explicatifs. Combiné à l'acharnement d'un Henry Cavill (continuer à pousser de la fonte sur une seule jambe après sa blessure force le respect), le projet a une âme.

Mon unique point de vigilance reste la gestion du rythme. Introduire la mythologie des Watchers et multiplier les personnages secondaires massifs (comme Bautista ou Crowe) est une excellente idée pour densifier l'univers, mais le scénario devra veiller à ne pas s'éparpiller au détriment de l'essence même de Highlander : la solitude tragique de l'immortel. Quoi qu'il en soit, le rendez-vous est pris pour 2027, et j'ai déjà hâte de voir Henry Cavill trancher des têtes au son d'une bande-son qu'on espère aussi épique que celle de Queen à l'époque.

Par Erodi Shijin