Depuis sa création en 1994 comme spécialiste de l'animation japonaise en France, Kazé n'a cessé de traverser de grandes transformations.
En effet, après avoir racheté l'entreprise en 2019, la plateforme Crunchyroll supprime le célèbre nom "Kazé" pour le remplacer par "Crunchyroll Manga" dès 2022.
Très rapidement, soit 3 ans plus tard, l'importante maison d'édition HarperCollins s'en mêle et rachète les filiales mangas européennes de Crunchyroll. C'est ainsi qu'en avril 2026, le nom et le logo "Kazé" débarquent à nouveau après des négociations durement menées par HarperCollins.
Kazé entame son voyage hors des frontières européennes
Mais cette renaissance européenne n'était que la première étape : cette semaine, HarperCollins passe à la vitesse supérieure en annonçant le lancement du label "Kazé" aux États-Unis.
Et l'équipe éditoriale n'arrive pas les mains vides : les 7 premiers titres du catalogue seront annoncés fin 2026 pour une sortie dans les librairies américaines dès 2027.
En attendant, un aperçu sera donné lors de la convention Anime NYC ce samedi 22 août 2026. Mais ce qu'on sait déjà, c'est que les futures parutions seront généralistes : il y en aura pour tous les âges, et pour tous les goûts !
Un séisme dans l'édition mondiale
L'arrivée de Kazé sur le sol américain va bien au-delà d'une simple extension : c'est une véritable démonstration de force industrielle.
En déployant la même marque en Europe et aux États-Unis, HarperCollins crée un pôle d'édition mondial capable de rivaliser avec les géants historiques du marché anglophone comme VIZ Media, Kodansha USA ou Yen Press.
Pour l'éditeur, cette stratégie globale pourrait bien changer la donne lors des négociations avec le Japon. Face aux ayants droit nippons, peser à la fois sur le marché européen et nord-américain offre une puissance d'achat inégalée pour décrocher les licences les plus populaires.
Kazé devient alors le bras armé international d'un géant du livre et offre au milieu manga une réelle renaissance.
Quel est l'impact pour les lecteurs ?
Bonne nouvelle : le catalogue européen restera géré séparément. De ce fait, les activités éditoriales françaises et allemandes conserveront tous leurs titres et aucune licence ne sera interrompue.
HarperCollins France a cependant déclaré qu'il y aurait une "volonté d'accroître les synergies entre les territoires européens et américains". Même si la formulation choisie reste vague, elle n'en est pas moins significative : cette annonce laisse à penser qu'une licence acquise par un marché pourrait être partagée avec l'autre, ou que des négociations groupées avec le Japon pourraient être envisagées.
Ainsi, grâce à la conquête de ce nouveau territoire, de nombreux titres déjà populaires au Japon pourraient bien voir le jour dans nos librairies européennes.