TEST – Aphelion : un chef-d’œuvre manqué de peu

Publié le 16 mai 2026 à 10:58

Présentation Générale:

  • Titre : Aphelion
  • Développeur : Don't Nod
  • Plateformes : PC / Xbox Game Pass / Steam / PS5
  • Date de sortie : 22 février 2024 (Game Pass 2025)

  • Genre : action-aventure/ narratif /survie

  • Mode : Solo

  • Prix : 29,99 € sur PC (Steam) et 34,99 € sur consoles (PS5, Xbox Series, Microsoft Store)

La note des lecteurs sur ce titre :

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ECOSCORE PGM


Une aventure de science-fiction qui ne laisse pas indemne

Développé par DON'T NOD, Aphelion nous plonge dans une aventure de science-fiction captivante mêlant exploration, survie et mystères intrigants. Le joueur suit Arianne et Thomas, deux protagonistes qui se retrouvent, malgré eux, sur une planète glaciale et hostile après un accident inattendu. Très vite, leur mission de survie initiale laisse place à quelque chose de bien plus inquietant et troublant : la planète semble avoir déjà été habitée par une civilisation ancienne, et d’étranges phénomènes inexpliquables viennent perturber leur progression. Entre découvertes inquiétantes, environnement hostile et secrets enfouis, le duo va tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé sur ce monde aussi fascinant que dangereux, tout en luttant contre les éléments et les mystères qui les entourent.

Graphismes

 

Visuellement, Aphelion impressionne immédiatement. La direction artistique est particulièrement soignée et les effets d’éclairage participent énormément à l’immersion. Sur PC, le jeu affiche des environnements très détaillés, avec une excellente qualité de modélisation aussi bien pour les décors que pour les séquences narratives.

La version Xbox Series X montre toutefois quelques limites techniques. On remarque régulièrement des problèmes de pop-up avec certains éléments de décor qui apparaissent tardivement à l’écran, ainsi que des détails visuels qui manquent parfois de fluidité dans leur affichage. Malgré cela, le rendu global reste très convaincant grâce à une excellente gestion des lumières et une mise en scène particulièrement réussie.

 

Gameplay

 

Le gameplay repose sur deux approches distinctes selon le personnage incarné. Arianne est davantage orientée vers l’exploration et les phases d’escalade, tandis que Thomas, blessé, adopte une approche plus centrée sur la survie et la recherche de ressources pour se soigner.

Cette alternance apporte un certain rythme à l’aventure, même si l’ensemble finit par devenir répétitif sur la durée. Certaines mécaniques, notamment l’utilisation de la corde de rappel et les déplacements en suspension, manquent parfois de précision et peuvent provoquer quelques frustrations.

 

Bande Son

 

 

La bande-son est sans doute l’un des plus gros points forts et des atouts majeurs du jeu. Les compositions musicales alternent habilement entre orchestrations aériennes et passages plus intimistes au piano, créant ainsi une ambiance particulièrement immersive et captivante qui attire le joueur dans son univers.

Le sound design est également remarquable et d'une qualité exceptionnelle. Les bruits de pas dans la neige, les sons de l’eau, les effets liés aux tempêtes ou encore les ambiances extérieures renforcent constamment le sentiment d’isolement et de survie, plongeant le joueur dans une expérience sonore très réaliste. Sur ce point, Aphelion frôle l’excellence et se distingue par sa capacité à immerger le joueur dans cet environnement hostile.

 

 

Histoire et narration

 

L’histoire démarre de manière très efficace et parvient rapidement à captiver le joueur. Le mystère entourant la planète et les événements qui s’y sont déroulés pousse constamment à avancer pour découvrir la suite. C’est typiquement le genre de jeu qui donne envie d’enchaîner les sessions tant la narration sait maintenir l’intérêt.

Cependant, les deux derniers chapitres peinent à conserver cette maîtrise. Le récit devient plus confus et certains choix scénaristiques donnent l’impression d’avoir été précipités. Sans entrer dans le spoil, la conclusion laisse un sentiment mitigé, comme si la fin avait été moins travaillée que le reste de l’aventure.

 

Durée de vie et rejouabilité

 

Il faut compter environ huit heures pour terminer l’aventure principale, ce qui représente une durée cohérente et raisonnable pour ce type d’expérience narrative immersive et captivante. Concernant la rejouabilité, elle reste relativement limitée, notamment à cause d’une conclusion qui ne pousse pas forcément les joueurs à recommencer immédiatement une nouvelle partie, ce qui pourrait diminuer l’envie de revisiter l’univers du jeu.

 

Eléments techniques

 

Malgré ses grandes qualités visuelles et son atmosphère immersive, le jeu souffre de plusieurs problèmes techniques notables, particulièrement dans les derniers chapitres qui sont censés offrir une expérience fluide. On y retrouve des bugs d’animation frustrants, des collisions imprécises qui nuisent au gameplay et même quelques bugs bloquants potentiellement graves pouvant perturber la progression des joueurs et rendre l’expérience moins plaisante.

 

Accessibilité

 

L’expérience reste globalement accessible et ne présente pas de difficulté majeure. Les problèmes liés à certaines mécaniques de déplacement n’empêchent jamais réellement de profiter pleinement de l’aventure dans son ensemble, permettant ainsi aux joueurs de s’immerger dans l’univers sans trop de frustrations.

 

 

Sentiment du testeur

 

Le jeu aurait clairement pu frôler l’excellence. Pendant une grande partie de l’aventure, j’ai été sincèrement emporté par son univers, sa direction artistique et une narration qui sait créer de vrais moments d’attachement. Il y a des passages qui marquent, qui donnent envie d’y croire jusqu’au bout.

Mais plus j’approchais de la fin, plus ce sentiment s’est fissuré. Les deux derniers chapitres m’ont laissé une impression étrange, presque de rupture. Entre soucis techniques, optimisation en dents de scie et bugs plus présents, j’ai eu le sentiment d’un jeu qui perdait peu à peu sa maîtrise.

Et surtout, j’ai eu du mal à comprendre ce choix de prolonger l’histoire. Pour moi, la fin du chapitre 9 aurait pu être un point d’orgue bien plus fort, presque évident dans sa puissance émotionnelle. C’est là que le jeu m’a le plus marqué… et aussi là où j’aurais préféré qu’il s’arrête.

En étirant son récit, DON'T NOD casse un peu l’élan qu’il avait construit jusque-là. Et c’est frustrant, parce que Aphelion avait tout pour rester en mémoire comme une très grande expérience. Au final, il me reste surtout cette impression d’un très beau voyage… qui aurait pu viser encore plus haut.

 


Critères Notes
Graphismes 8/10
Gameplay 16/20
Bande son 9/10
Histoire et narration 8/10
Durée de vie et rejouabilité 7/10
Eléments techniques 7/10
Accessibilité 8/10
Sentiment du testeur 15/20
Note finale 78/100

J’aime en 5 points

 

 

  1. Une direction artistique très réussie
  2. Une bande-son exceptionnelle
  3. Une narration captivante dès le début
  4. Deux styles de gameplay complémentaires
  5. Une vraie montée en immersion

     

     

J’aime moins en 5 points

 

 

  1. Deux derniers chapitres décevants
  2. Problèmes techniques et optimisation

  3. Gameplay parfois répétitif
  4. Fin moins forte que le chapitre 9

  5. Rejouabilité limitée

     

     

     

     

Conclusion

 

Au final, Aphelion laisse un sentiment contrasté mais marquant. Pendant une grande partie de l’aventure, le jeu impressionne par son atmosphère, sa direction artistique et une narration capable de captiver sans effort. Il fait partie de ces expériences qui donnent envie d’avancer constamment pour lever le voile sur ses mystères.

Mais cette belle trajectoire se heurte à une fin moins maîtrisée, où les deux derniers chapitres affaiblissent clairement l’ensemble, tant sur le plan technique que narratif. On en ressort avec une impression frustrante : celle d’un jeu qui touchait du doigt quelque chose de très fort, sans parvenir à aller jusqu’au bout de ses ambitions.

Malgré cela, l’expérience reste marquante, portée par de véritables qualités artistiques et émotionnelles. Un titre imparfait, certes, mais qui laisse une empreinte, et qui confirme encore une fois le savoir-faire de DON'T NOD dans la création d’univers forts et immersifs.

 

Par DanreviewGaming