Présentation Générale:
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Titre : Shelldiver
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Développeur / Editeur : Gagonfe
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Plateformes : PC, Xbox One, Xbox Series X|S
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Date de sortie : 16 novembre 2025
- Sortie Gamepass : 1er septembre 2026
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Genre : Incrémental, exploration, gestion de ressources
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Mode : Solo
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Prix : 4.99€
La note des lecteurs sur ce titre :
ECOSCORE PGM
Une tortue, quelques méduses, un peu d'oxygène et une envie irrépressible d'aller toujours plus profond. Sur le papier, Shelldiver repose sur un concept extrêmement simple. Pourtant, derrière son apparence toute mignonne se cache un jeu incrémental particulièrement efficace, capable de transformer quelques coquillages gagnés laborieusement en nombres complètement absurdes. Après avoir parcouru l'intégralité de l'aventure, une question demeure : comment un jeu aussi simple peut-il être aussi addictif ?
Graphismes
Shelldiver ne cherche jamais à impressionner techniquement. Son pixel art reste volontairement simple, avec des décors relativement épurés et des animations modestes. Pourtant, l'ensemble fonctionne parfaitement grâce à une direction artistique immédiatement attachante.
Notre petite tortue possède énormément de charme, tout comme les différentes méduses rencontrées durant les plongées. Les nouveaux biomes permettent également de renouveler régulièrement les couleurs et les environnements à mesure que l'on descend toujours plus profondément.
L'évolution de l'île participe elle aussi au sentiment de progression. Là où notre aventure commence dans un environnement assez vide, de nouvelles installations et de nouveaux habitants apparaissent progressivement.
Ce n'est jamais spectaculaire, mais Shelldiver n'en a pas besoin. Son identité visuelle correspond parfaitement à l'expérience qu'il cherche à proposer.
Gameplay
Le fonctionnement de Shelldiver pourrait difficilement être plus simple : plonger, capturer des méduses, récupérer des ressources, revenir à la surface, vendre son butin, acheter des améliorations et recommencer. Et cela fonctionne terriblement bien.
Au début, notre inventaire est minuscule et notre réserve d'oxygène impose des sorties très courtes. Chaque plongée devient alors un petit calcul entre le désir de récupérer encore quelques ressources et la nécessité de remonter avant l'asphyxie.
Les améliorations changent progressivement cette dynamique. Capacité d'inventaire, oxygène, dégâts du plasma, puissance des bulles, cadence de tir, multiplicateurs, stockage, boutique, transmutateur ou automatisations : Shelldiver ajoute constamment une nouvelle couche à sa boucle de progression.
Le passage de quelques dizaines de coquillages aux millions, puis aux billions et aux trillions procure exactement la satisfaction recherchée dans un jeu incrémental. Tout n'est cependant pas parfaitement équilibré.
Certains passages donnent réellement l'impression de stagner. Malgré plusieurs améliorations successives, certaines ressources des biomes avancés restent extrêmement longues à détruire. Le joueur peut alors se demander à quoi servent réellement ses investissements.
Puis quelques améliorations décisives apparaissent et la situation s'inverse complètement. Les automatismes se combinent, les multiplicateurs explosent et notre tortue devient soudainement beaucoup trop puissante. Cette courbe aurait mérité d'être mieux lissée, mais difficile de nier l'efficacité de la formule.
Bande Son
S'il existe bien un élément qui définit l'ambiance de Shelldiver, c'est sa musique. Les compositions accompagnent parfaitement le caractère cosy et relaxant de l'aventure. Même lorsque la progression ralentit ou qu'une ressource refuse obstinément de disparaître, la bande-son continue tranquillement de diffuser cette atmosphère presque zen.
Le contraste peut d'ailleurs devenir assez amusant : Shelldiver fait tout pour nous détendre pendant que certaines situations arrivent malgré tout à nous faire râler. Sur plusieurs heures de jeu, la musique ne devient jamais véritablement agressive ou envahissante. Elle reste constamment en arrière-plan et participe énormément au plaisir de poursuivre les plongées.
Histoire et narration
Shelldiver n'est clairement pas un jeu narratif. L'objectif consiste essentiellement à développer notre activité, améliorer les installations de l'île et progresser toujours plus profondément. Les habitants et nouvelles constructions donnent néanmoins suffisamment de contexte pour éviter d'avoir l'impression de simplement naviguer entre différents menus.
L'évolution progressive de l'île permet également de matérialiser nos accomplissements. Il ne faut cependant pas chercher de scénario complexe, de personnages profondément développés ou de grands rebondissements. L'histoire accompagne le gameplay plutôt qu'elle ne le dirige. Et dans ce type de jeu, cela suffit.
Durée de vie et rejouabilité
Shelldiver n'a pas vocation à devenir une expérience de plusieurs dizaines d'heures. Notre aventure complète s'est répartie sur huit sessions enregistrées, avec naturellement davantage de temps consacré aux observations et commentaires nécessaires à ce test.
Le jeu se prête d'ailleurs parfaitement aux petites sessions. Dix ou quinze minutes suffisent pour effectuer quelques plongées, obtenir une amélioration et arrêter. Enfin, c'est la théorie.
Parce que Shelldiver possède ce fameux syndrome du « juste une amélioration de plus ». Puis une deuxième. Puis un nouveau biome. Puis cette ressource qui permet enfin de débloquer une nouvelle mécanique. Et soudain, beaucoup plus de temps s'est écoulé que prévu.
Pour son positionnement tarifaire, la quantité de contenu proposée reste particulièrement satisfaisante.
Eléments techniques
Techniquement, Shelldiver reste une production très légère. Le jeu demande peu de ressources matérielles, son installation est réduite et nous n'avons rencontré aucun problème majeur susceptible d'empêcher de profiter correctement de l'aventure.
Quelques petits ralentissements ont pu apparaître ponctuellement durant notre partie, sans toutefois devenir suffisamment importants pour réellement affecter l'expérience. La lisibilité reste bonne même lorsque les améliorations commencent à multiplier les projectiles, les effets et les ressources à l'écran. Shelldiver fait simplement ce qu'on lui demande, et il le fait correctement.
Accessibilité
Shelldiver est très facile à comprendre. Ses mécaniques sont introduites progressivement, les commandes restent simples et le jeu est disponible en français. Sa structure permet également de jouer à son propre rythme sans imposer de longues sessions.
Un défaut reste néanmoins particulièrement agaçant sur PC : la gestion du clavier AZERTY. Durant notre test, basculer Windows en QWERTY s'est révélé être la solution la plus simple pour jouer confortablement. Sur un jeu disponible en français, cela paraît difficilement justifiable. Une détection automatique de la disposition du clavier ou simplement une option permettant de choisir entre AZERTY et QWERTY réglerait immédiatement le problème. Dommage, car le reste de l'expérience se montre particulièrement accessible.
Sentiment du testeur
Il existe des jeux extrêmement ambitieux capables de laisser totalement indifférent. Et puis il existe Shelldiver. Un concept tout simple, une petite tortue, des méduses et des chiffres qui augmentent. Rien qui devrait théoriquement nous tenir pendant plusieurs heures.
Pourtant, difficile de décrocher. Nous avons râlé contre certaines ressources. Nous nous sommes demandé pourquoi nos améliorations semblaient parfois ne servir à rien. Nous avons régulièrement frôlé l'asphyxie pour récupérer une méduse supplémentaire.
Et nous sommes systématiquement repartis. C'est probablement le meilleur compliment que l'on puisse faire à un jeu incrémental. La progression finale résume parfaitement cette sensation. Après plusieurs passages où notre puissance semblait insuffisante, quelques déblocages ont complètement changé la partie. Les ressources se sont accumulées à une vitesse absurde, les automatisations ont pris le relais et les chiffres ont littéralement explosé.
Ce moment où l'on réalise que la petite tortue laborieuse du début est devenue une véritable machine à produire des trillions procure une satisfaction énorme. Shelldiver n'est pas parfait. Mais il possède quelque chose de beaucoup plus important : il donne constamment envie de continuer.
| Critères | Notes |
|---|---|
| Graphismes | 8/10 |
| Gameplay | 18/20 |
| Bande son | 9/10 |
| Histoire et narration | 6/10 |
| Durée de vie et rejouabilité | 8/10 |
| Eléments techniques | 9/10 |
| Accessibilité | 8/10 |
| Sentiment du testeur | 19/20 |
| Note finale | 85/100 |
J’aime en 5 points
- Une boucle de gameplay terriblement addictive
- La montée en puissance jusqu'aux chiffres absurdes
- L'univers mignon et immédiatement attachant
- Une bande-son particulièrement relaxante
- Un excellent rapport contenu/prix
J’aime moins en 5 points
- Quelques gros creux dans la progression
- Un équilibrage parfois irrégulier entre les biomes
- Certaines transformations qui ralentissent le rythme
- Une partie narrative très légère
- L'absence d'une vraie gestion native de l'AZERTY
Conclusion
Shelldiver démontre qu'un jeu n'a pas besoin d'une réalisation spectaculaire ou de systèmes inutilement complexes pour fonctionner. Sa boucle incrémentale est extrêmement addictive, son univers possède beaucoup de charme et sa bande-son accompagne parfaitement l'aspect relaxant de l'expérience.
Quelques creux de progression viennent néanmoins casser le rythme, notamment lorsque les améliorations donnent temporairement l'impression de ne plus avoir suffisamment d'impact. L'équilibrage devient ensuite presque inverse en fin de partie, lorsque certaines automatisations font exploser notre puissance.
La gestion du clavier AZERTY reste également un vrai point noir sur PC. Mais aucun de ces défauts n'a réussi à nous faire arrêter. Nous avons commencé avec quelques méduses et une poignée de coquillages. Nous avons terminé avec une économie devenue complètement absurde. Et surtout, nous sommes allés jusqu'au bout avec le sourire. Mission accomplie pour Shelldiver.