Resident Evil Requiem : une sortie physique frappée par des ruptures de stock inédites !

Publié le 28 février 2026 à 01:41

Le lancement de Resident Evil Requiem devait marquer un nouveau temps fort pour Capcom et pour l’une des licences les plus emblématiques du survival horror. Mais à la surprise générale, la sortie physique du jeu s’est accompagnée de ruptures de stock massives, touchant simultanément plusieurs territoires majeurs, dont les États-Unis, l’Europe et le Japon. Dans certains cas, des précommandes validées depuis plusieurs mois ont été annulées à quelques jours — voire quelques heures — de la sortie officielle.

 

Un phénomène suffisamment rare pour un blockbuster de cette ampleur, et qui soulève des questions sur la stratégie de production et la place du support physique en 2026.

Des stocks épuisés avant même la sortie officielle

Selon plusieurs distributeurs internationaux, les allocations de copies physiques ont été entièrement attribuées aux revendeurs plusieurs semaines avant le lancement, limitant fortement les marges de réapprovisionnement de dernière minute.

Aux États-Unis, des enseignes majeures comme Amazon, GameStop, Best Buy ou Walmart ont affiché des statuts “Out of Stock” ou “Unavailable” dès la veille de la sortie. Dans certains cas, les pages produits sont restées actives, mais sans date de réapprovisionnement confirmée.

En Europe, la situation s’est révélée similaire. Plusieurs chaînes spécialisées ont indiqué avoir reçu moins d’unités que prévu, tandis que certains magasins physiques ne disposaient que de quelques exemplaires le jour J, insuffisants pour couvrir les précommandes tardives.

Les éditions spéciales — Deluxe, Collector ou Steelbook — ont logiquement été les premières concernées. Mais l’élément le plus inhabituel reste la pénurie de l’édition standard, généralement produite en volumes beaucoup plus importants.

Des précommandes annulées malgré des réservations anciennes

Plus préoccupant encore, plusieurs joueurs ont signalé l’annulation pure et simple de leurs précommandes, parfois enregistrées plusieurs mois auparavant.

Dans la distribution moderne, les précommandes ne garantissent pas toujours une copie physique. Les distributeurs reçoivent en effet des quotas fixes, déterminés à l’avance par l’éditeur et le fabricant. Si la demande dépasse ces quotas — ou si la livraison est inférieure aux prévisions — certains revendeurs doivent annuler les commandes les plus récentes.

Ce mécanisme, bien connu dans l’industrie, reste néanmoins inhabituel pour une licence majeure comme Resident Evil, historiquement soutenue par des volumes physiques importants.

Une stratégie de production plus prudente qu’auparavant

Depuis plusieurs années, l’industrie du jeu vidéo a profondément ajusté ses volumes physiques. La montée en puissance du numérique — qui représente désormais plus de 70 % des ventes sur certaines plateformes — pousse les éditeurs à limiter les tirages initiaux afin de réduire les coûts logistiques et les invendus.

Capcom a déjà adopté cette approche sur plusieurs titres récents, en privilégiant :

  • des tirages initiaux plus ciblés,
  • des réimpressions progressives selon la demande réelle,
  • une priorité logistique donnée aux grandes zones de distribution.

Ce modèle permet d’optimiser les coûts, mais augmente mécaniquement le risque de pénurie lors des lancements très attendus.

Des contraintes logistiques toujours présentes

La fabrication de jeux physiques repose sur une chaîne industrielle précise : pressage des disques, impression des boîtiers, assemblage, transport maritime ou aérien, puis distribution régionale.

 

Le moindre retard dans cette chaîne peut provoquer des ruptures temporaires, même si la production globale est suffisante.

 

Plusieurs distributeurs ont évoqué des livraisons fractionnées, certaines unités arrivant après la date de sortie officielle. Ce phénomène est devenu plus fréquent depuis la pandémie, qui a durablement fragilisé certaines chaînes logistiques mondiales.

Une demande portée par la popularité intacte de la licence

La franchise Resident Evil reste l’une des plus fortes du marché. Les remakes récents et les nouveaux épisodes ont tous dépassé plusieurs millions d’exemplaires vendus, renforçant la confiance des joueurs.

 

L’annonce de Requiem, combinée à une communication maîtrisée et à des premiers retours positifs, a probablement stimulé les précommandes au-delà des estimations initiales.

Le support physique conserve également une forte valeur auprès des collectionneurs, particulièrement en Europe et au Japon, où les éditions boîte restent associées à la notion de patrimoine vidéoludique.

Une frustration qui dépasse le simple retard

Sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, de nombreux joueurs ont exprimé leur déception, certains ayant volontairement choisi la version physique pour des raisons de collection, de conservation ou de préférence personnelle.

Cette situation met en lumière une réalité de plus en plus visible : le support physique n’est plus garanti, même pour les plus grandes licences.

Des réapprovisionnements attendus, mais sans calendrier précis

Selon plusieurs revendeurs, de nouveaux stocks devraient être distribués dans les semaines suivant la sortie, conformément aux pratiques habituelles de Capcom.

 

En attendant, la version numérique (20€ plus chère) reste disponible sans restriction, illustrant la transition progressive de l’industrie vers des modèles de distribution dématérialisés.

 

Au-delà du cas de Resident Evil Requiem, cette situation illustre un changement structurel du marché. Le jeu physique existe toujours, mais il est désormais produit selon une logique de flux tendu, proche de celle des éditions limitées.

Pour les joueurs attachés au format boîte, la précommande précoce devient plus que jamais essentielle.

Par Alex Petit Gamer


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