Paris Expo 2026 : PREVIEW - Metaphor: ReFantazio sur Switch 2 : le RPG de la décennie tient-il enfin dans la poche ?

Publié le 20 juillet 2026 à 18:49

La chaleur étouffante du parc des expositions de Villepinte n'a pas eu raison de ma détermination. Cette année, à Japan Expo 2026, mon objectif n'était pas de découvrir le scénario de Metaphor: ReFantazio, que l'on a tous déjà poncé dans tous les sens depuis 2024, mais bien d'évaluer son arrivée imminente sur Nintendo Switch 2. Après une grosse demi-heure de jeu manette en main sur le gigantesque stand d'Atlus, je peux enfin souffler. Le portage de ce chef-d'œuvre est non seulement une réalité, mais il s'annonce d'une fluidité redoutable.


Le défi technique d'un univers déjà culte

Il faut dire que j'attendais ce moment au tournant. Traverser les allées bondées du salon relevait du véritable parcours du combattant, mais attraper enfin la nouvelle console de Nintendo pour y faire tourner le bébé du Studio Zero valait bien quelques sueurs. Depuis sa sortie originelle, on connaît par cœur la direction artistique magistrale de Shigenori Soejima et ce monde rongé par la magie et l'angoisse. La vraie question qui me brûlait les lèvres en tant que joueur exigeant sur le hardware, c'était de savoir si la Switch 2 avait les épaules pour encaisser cette claque esthétique sans cracher ses poumons, là où d'autres machines avaient parfois eu quelques hoquets à l'époque.


Un framerate solide et une patte graphique sublimée

Ce qui m'a sauté aux yeux dès les premières minutes de cette démo exclusive, c'est la netteté de l'affichage sur le nouvel écran de la console. Atlus a fait un travail d'optimisation de dingue. Les menus, toujours aussi dynamiques et conçus comme de véritables œuvres d'art, réagissent au quart de tour sans la moindre latence. En me baladant dans les rues bondées de la capitale royale, je n'ai ressenti aucune chute de framerate gênante. On perd évidemment un infime poil de finesse sur certaines textures de fond si on s'amuse à comparer avec les grosses bécanes de salon, mais sur cet écran portable, le rendu global est littéralement à tomber par terre. La colorimétrie explose et flatte la rétine à chaque instant.


L'action nerveuse sans temps de chargement

Manette en main, j'ai tout de suite voulu tester la réactivité des combats qui font le sel de ce titre. La transition entre l'exploration en temps réel, où je m'amusais à balayer d'un coup d'épée les ennemis les plus faibles, et les affrontements au tour par tour pour le gros du bestiaire, s'opère dans une grande fluidité. C'était ma plus grosse crainte : les temps de chargement. Et là, magie du nouveau hardware Nintendo, c'est quasi instantané. Le système d'Archétypes reste toujours aussi jouissif à manipuler avec la nouvelle ergonomie des commandes, rendant l'exploration des donjons nerveuse et moderne, même au fond de son canapé ou dans les transports en commun.


L'avis du rédacteur 

Pour être tout à fait honnête avec vous, je suis complètement conquis et surtout rassuré. J'avais une petite peur au fond de moi que ce portage ne soit qu'un downgrade fait à la va-vite pour surfer sur le lancement de la Switch 2, mais cette session de jeu m'a prouvé qu'Atlus a traité son bijou avec tout le respect qu'il mérite. L'expérience reste totalement intacte, sublimée par le confort du jeu nomade haute performance. Il me tarde désormais de remettre les mains sur la version finale en novembre pour me replonger, encore une fois, des centaines d'heures dans cette aventure magistrale. Ce qui est sûr, c'est que ce portage s'impose déjà comme le RPG incontournable pour accompagner la nouvelle console de Nintendo.

Par Erodi Shijin