Présentation générale
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Titre du jeu : The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom
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Développeur / éditeur: Nintendo / Grezzo
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Plateforme : Nintendo Switch / Nintendo Switch 2 (boost)
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Date de sortie : 26 septembre 2024
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Genre : Action-aventure, Réflexion / Puzzle
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Tarif : environ 45 à 60 € selon les revendeurs
- PEGI : 7 ans (âge conseillé)
La note des lecteurs sur ce titre :
ECOSCORE PGM
Zelda prend enfin les commandes : pourquoi Nintendo casse les codes de sa saga culte
Un an seulement après le raz-de-marée Tears of the Kingdom, Nintendo a surpris l'industrie du jeu vidéo en commercialisant The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom sur Switch.
Ce titre marque une rupture historique pour la franchise : pour la toute première fois dans la série principale, la princesse Zelda abandonne son rôle d'éternelle captive pour devenir le personnage jouable principal.
Pour orchestrer ce passage de témoin — Link cédant la place à la princesse —, les développeurs ont entièrement repensé l'approche globale de l'aventure. Le jeu délaisse le combat à l'épée traditionnel au profit d'une mécanique inédite basée sur la création d'« échos » magiques d'objets et de monstres pour résoudre les situations du quotidien.
Cette formule confirme la volonté de Nintendo d'alterner entre ses mondes ouverts colossaux en 3D et des épisodes en vue du dessus, plus condensés et nostalgiques.
Le titre reprend d'ailleurs l'esthétique « diorama » au rendu de jouet en plastique qui avait fait le succès du remake de Link's Awakening, offrant ainsi un blockbuster créatif et accessible pour enrichir le catalogue de la Switch.
Pourtant, au-delà du plaisir inédit d'incarner enfin la princesse, le titre dissimule sous ses dehors rétro une ambition bien plus vaste. Loin d'être un simple hommage nostalgique, il synthétise ce qui fait le sel de la franchise depuis ses débuts jusqu'aux épisodes les plus récents.
Le pari de réunir tradition et modernité est-il tenu ? Éléments de réponse dans ce test.
Graphismes
Éloigné des standards visuels imposés par Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, cet opus embrasse la direction artistique du remake de Link's Awakening. L'ensemble séduit par la variété de ses tableaux, la minutie de ses détails et une plastique particulièrement soignée.
Pour autant, les joueurs ayant déjà arpenté l'épisode de 2019 risquent d'éprouver un sentiment de redite face à une topographie et une structure très proches. Heureusement, la présence de dimensions parallèles et d'ajouts bienvenus atténue cette impression de déjà-vu.
Que l'on adhère ou non à ce parti pris esthétique, le soin apporté à la réalisation graphique force le respect.
Gameplay
C’est indéniablement le grand point fort du titre. Exit Link, sa vivacité et son approche directe : place à la stratégie, à la magie et à l'entraide. Nintendo tente un remaniement de la formule établie, et le pari est largement réussi. En combinant un esprit de collection à la Pokémon et des mécaniques physiques héritées de Tears of the Kingdom, le jeu offre une alternative rafraîchissante et stimulante.
Quelques ombres au tableau viennent toutefois ternir cette structure. L'ergonomie s'avère vite lourde : face à la profusion d'échos disponibles, on passe un temps considérable à faire défiler des menus denses pour dénicher le bon objet ou la bonne créature, ce qui casse le rythme, notamment en plein combat. Par ailleurs, l'équilibrage de la difficulté manque de régularité. Entre des pics inexplicables générant des phases répétitives et frustrantes, et des passages d'une simplicité déconcertante arrivant au mauvais moment, la progression peut agacer. Malgré ces défauts de jeunesse, cette prise de risque reste salutaire et insuffle un vent de fraîcheur fort appréciable à la saga.
Bande-son
La partie sonore est une vraie réussite, portée par des thèmes musicaux particulièrement agréables et variés. Les compositions s'adaptent avec finesse à l'environnement comme à l'action : l'activation de la forme d'épéiste, par exemple, injecte immédiatement toute la dynamique du héros dans la bande originale.
Côté bruitages, le titre fait le choix du cœur en reprenant les effets emblématiques des épisodes traditionnels des années 90, dosés avec une justesse appréciable. Le travail sur les ambiances, notamment le ruissellement des cascades ou l'atmosphère des mondes souterrains, offre une immersion d'une grande efficacité.
On aurait pu espérer une prise de risque un peu plus audacieuse sur ce plan également, mais la qualité globale du résultat fait rapidement oublier cette sagesse créative.
Histoire et Narration
Sur ce plan, le titre inverse les rôles habituels : la princesse Zelda n'est plus la damoiselle en détresse, mais bien l'héroïne qui doit sauver Hyrule.
Privée d'expérience au combat, elle ne peut compter que sur sa détermination, son courage et ses compétences inédites pour mener à bien sa quête et délivrer un Link porté disparu.
Si la trame générale reste classique et sans grande révolution narrative, le scénario s'avère suffisamment bien ficelé pour maintenir l'intérêt tout au long de l'aventure. On apprécie sincèrement ce changement de perspective : tout à fait bienvenu, il apporte un véritable sens aux nouvelles mécaniques de jeu tout en dépoussiérant habilement les mythes de la franchise.
Durée de vie
L'aventure fait le choix de la sobriété, loin de la démesure des épisodes en monde ouvert et de leurs centaines d'heures de contenu. Nous avons affaire ici à une expérience plus structurée et fluide, où le joueur reste bien guidé sans éprouver de sentiment de perdition. Les changements constants de climats, d'ambiances et de décors raviront les habitués par leurs clins d'œil nostalgiques, tout en offrant un dépaysement idéal pour les néophytes.
Comptez environ 15 heures pour boucler la trame principale en ligne droite, et entre 30 et 40 heures pour faire le tour complet du jeu à 100 %. Pour ma part, avec mon sens de l'orientation légendaire et mes talents de combattant bien à moi, le compteur a affiché entre 25 et 33 heures — preuve que le titre propose un dosage généreux et parfaitement adapté à sa catégorie.
Eléments techniques
C'est un bilan globalement très solide. Le titre fait preuve d’une stabilité remarquable, fidèle aux standards de finition de Nintendo : aucun bug bloquant ni souci de collision à déplorer, malgré l'immensité de la carte et la profusion d'échos affichables simultanément à l'écran.
Seule ombre au tableau : sur les Nintendo Switch de première génération, le framerate manque parfois de constance. Lors de combats de boss particulièrement chargés en effets et en créatures, de légères saccades peuvent se faire sentir — un désagrément qui disparaît totalement sur la Switch 2 grâce à son boost technique.
Malgré ces légères baisses de régime, le jeu reste un modèle d'optimisation et de propreté technique.
Accessibilité
C'est le vrai point noir du titre et la plus grosse déception de cette aventure. Echoes of Wisdom ne propose quasiment aucune option dédiée : les menus font l'impasse sur une section d'accessibilité digne de ce nom.
Le gameplay reposant sur des manipulations précises, des réflexes soutenus et une bonne lecture visuelle des environnements, le jeu ferme malheureusement ses portes à de nombreux joueurs en situation de handicap.
Dans une industrie où l'inclusivité devient un standard indispensable, voir un titre majeur de Nintendo faire ainsi l'impasse sur l'accessibilité laisse un goût amer et prive une partie du public d'une expérience pourtant riche.
Sentiment du testeur
Fervent nostalgique des Zelda des années 90 — bien que je réussisse rarement à les terminer à l'époque —, j'ai toujours apprécié la manière dont les évolutions de la saga ont permis aux joueurs plus modestes comme moi d'enfin voir le bout de ces aventures.
Avec cet épisode, on fait face à un Zelda d'un tout autre genre. Pourtant, j'avoue avoir été particulièrement séduit par ses mécaniques plus intellectuelles et mesurées. Même s'il ne révolutionne pas le jeu vidéo en soi (en piochant un peu chez Pokémon par-ci et Tears of the Kingdom par-là), ce remaniement de la formule fonctionne à merveille. C'est vrai, je me suis parfois perdu dans les menus et j'ai plus d'une fois soupiré en faisant défiler d'infinies listes d'échos pour trouver le bon... Mais je garde un excellent souvenir de cette traversée, qui m'a procuré énormément de plaisir tout en me donnant du fil à retordre sur la fin.
Alors, à qui s'adresse le titre ? Les aficionados inconditionnels du style classique de Link risquent de tasser un peu leurs attentes s'ils n'acceptent pas un changement de gameplay radical (ou presque). Pour les autres, ce jeu offre des heures de découverte et des énigmes bien plus subtiles que de coutume. Il saura vous charmer par sa mise en scène et son level design incroyablement soigné. Ce n'est probablement pas le meilleur opus de la franchise, mais il a le grand mérite d'oser une nouvelle approche sans jamais dénaturer l'ADN Zelda. Pour ma part, j'en redemande !
Résumé & conclusion
| Critères | Notes |
|---|---|
| Graphisme | 8/10 |
| Gameplay | 17/20 |
| Bande-son | 9/10 |
| Histoire et Narration | 7/10 |
| Durée de vie | 8/10 |
| Eléments techniques | 9/10 |
| Accessibilité | 4/10 |
| Sentiment du testeur | 17/20 |
| Note finale | 79/100 |
Conclusion
The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom est une belle réussite et un vent de fraîcheur salutaire pour la franchise. En confiant les rênes à la princesse Zelda et en misant sur un gameplay axé sur la réflexion, la magie et la physique à la Tears of the Kingdom, Nintendo et Grezzo réussissent leur pari créatif. Le titre brille par une direction artistique soignée dans la lignée de Link's Awakening, une bande-son immersive et une propreté technique exemplaire.
Tout n'est pas parfait pour autant : l'ergonomie des menus s'avère vite lourde face au choix d'échos, la difficulté manque parfois d'équilibrage, et l'absence quasi totale d'options d'accessibilité constitue une vraie déception. De légères baisses de framerate s'invitent également sur les premiers modèles de Switch lors des combats chargés.
J'aime en 5 points :
- Renouvellement du gameplay
- Inversion des rôles bienvenue
- Bande-son réjouissante et adaptative
- Finition et stabilité technique
- Durée de vie bien dosée
J'aime moins en 5 points :
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Ergonomie des menus lourde
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Équilibrage de la difficulté irrégulier
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Absence quasi totale d'accessibilité
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Légère baisse de régime sur Switch 1
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Prise de risque mesurée sur la forme
Note finale :
Test intégralement réalisé sans IA (Sauf orthographe) par un Humain.