
Présentation Générale :
- Titre du jeu : Super Mario Land
- Développeur / Éditeur : Nintendo
- Plateforme(s) : Gameboy
- Date de sortie : 1989 (Japon) / 1990 (Europe)
- Genre : Action / Plateforme
- Temps de jeu moyen : 40 minutes
Note des lecteurs sur ce titre :
ECOSCORE PGM
Un Mario pas comme les autres
Premier épisode conçu pour la Game Boy, Super Mario Land transpose la formule de Super Mario Bros. sur un écran monochrome aux dimensions minuscules. Court, parfois imprécis, mais particulièrement inventif, ce voyage à Sarasaland reste l’un des Mario les plus atypiques de la série.
Super Mario Land abandonne le Royaume Champignon au profit de Sarasaland. La princesse Daisy a été enlevée par Tatanga, un extraterrestre ayant hypnotisé les habitants des quatre royaumes que Mario devra traverser.
Ce changement de décor permet au jeu de développer une véritable personnalité. Pyramides, fonds marins, statues Moaï et architectures asiatiques remplacent les environnements habituels de la série. Le résultat est parfois étrange, mais suffisamment dépaysant pour ne jamais donner l’impression de jouer à une simple version miniature de Super Mario Bros.
Graphismes :
Compte tenu des limitations de la Game Boy, Super Mario Land propose des environnements étonnamment variés. Chaque monde possède son identité, et les ennemis restent généralement faciles à reconnaître malgré l’absence de couleurs.
La taille des sprites constitue sa principale faiblesse. Mario est minuscule, tout comme une grande partie du bestiaire, ce qui peut nuire à la lisibilité lors des passages les plus chargés. Certaines animations sont également très sommaires, mais l’ensemble conserve un charme indéniable.
Gameplay :
Les bases sont immédiatement familières : Mario court, saute sur ses adversaires, casse des blocs et récupère des pièces. Le jeu reste simple à prendre en main, mais les sensations diffèrent sensiblement de celles des épisodes NES.
Mario paraît plus léger et certaines collisions manquent de précision. Quelques morts donnent l’impression d’arriver un pixel trop tôt, notamment près des plateformes ou face aux projectiles ennemis.
La Superball remplace la traditionnelle boule de feu. Elle ricoche contre les surfaces et peut récupérer les pièces à distance, ce qui apporte une dimension intéressante aux trajectoires. Il faut néanmoins attendre qu’elle disparaisse de l’écran avant de pouvoir en lancer une nouvelle.
La véritable originalité vient des niveaux en Marine Pop et en Sky Pop. Ces passages transforment temporairement le jeu de plateforme en shoot’em up horizontal. Ils apportent du rythme et participent fortement à l’identité de cet épisode.
Malgré ses imprécisions, Super Mario Land reste agréable à parcourir et suffisamment généreux en vies supplémentaires pour ne pas devenir décourageant.
Bande-son :
Hirokazu Tanaka compose des thèmes simples, accrocheurs et immédiatement reconnaissables. Chaque royaume possède sa propre ambiance et les morceaux accompagnent parfaitement l’action.
Le thème d’invincibilité, inspiré du galop d’Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach, reste l’un des passages musicaux les plus mémorables. Malgré les possibilités sonores limitées de la Game Boy, la bande-son a remarquablement traversé le temps.
Histoire et narration :
Le scénario se résume à une nouvelle mission de sauvetage. Tatanga enlève Daisy et Mario traverse Sarasaland pour la retrouver.
La narration reste rudimentaire, mais les fausses apparitions de Daisy à la fin de certains mondes apportent une petite touche d’humour. L’introduction de Sarasaland, de Tatanga et surtout de Daisy donne également à cet épisode une place particulière dans l’univers de Mario.
Durée de vie :
Avec quatre mondes comprenant chacun trois niveaux, Super Mario Land se termine rapidement. Une partie complète peut tenir en moins d’une heure pour un joueur connaissant déjà le parcours.
Cette courte durée correspond bien au format portable et encourage à recommencer l’aventure pour améliorer son score. Le contenu demeure toutefois limité et le générique arrive au moment où le joueur commence véritablement à maîtriser les différentes mécaniques.
Éléments Techniques :
Super Mario Land démontre rapidement les capacités de la Game Boy. Le défilement reste fluide, les ennemis peuvent être nombreux et les niveaux en shoot’em up fonctionnent sans ralentissements réellement gênants.
La petitesse des sprites, les collisions parfois discutables et la simplicité des animations rappellent néanmoins qu’il s’agit d’un titre développé au tout début de la vie de la console.
Accessibilité :
Deux boutons suffisent pour comprendre les commandes et les premiers niveaux introduisent progressivement les principales mécaniques. Les vies supplémentaires sont nombreuses et les continues limitent la frustration après un échec tardif.
L’absence de sauvegarde et les imprécisions de collision peuvent cependant compliquer les derniers niveaux. Le jeu reste globalement plus accessible que le premier Super Mario Bros., sans pour autant être dépourvu de difficulté.
Sentiment du Testeur :
Super Mario Land accompagnait ma première Game Boy, reçue avec Tetris. Il conserve donc une place particulière dans mon parcours de joueur. La nostalgie n’efface pas ses défauts : le jeu est court, parfois imprécis et techniquement rudimentaire. Pourtant, son univers, sa musique et ses nombreuses originalités continuent de le distinguer. Il reste encore aujourd’hui l’un de mes épisodes préférés de la série.
| Critères | Note |
|---|---|
| Graphisme | 8/10 |
| Gameplay | 17/20 |
| Bande-son | 9/10 |
| Histoire et narration | 6/10 |
| Durée de vie | 6/10 |
| Eléments techniques | 8/10 |
| Accessibilité | 8/10 |
| Sentiment du Testeur | 19/20 |
| Note finale | 81/100 |
Conclusion
Super Mario Land est une aventure courte et imparfaite, mais aussi l’un des épisodes les plus originaux de la saga. Sarasaland, la Superball et les passages en shoot’em up lui donnent une identité que Nintendo n’a jamais totalement reproduite.
Ses collisions et sa faible durée de vie l’empêchent de rejoindre les meilleurs Mario en 2D. Il demeure néanmoins un très bon jeu de plateforme et une remarquable première démonstration du potentiel de la Game Boy.
Ce que j'ai aimé en 5 points :
-
L’identité très particulière de Sarasaland.
-
Les environnements et les ennemis variés.
-
Les passages en shoot’em up.
-
L’excellente bande-son de Hirokazu Tanaka.
-
Une aventure accessible et facile à relancer.
Ce que j'ai moins aimé en 5 points :
-
Une durée de vie très courte.
-
Des collisions parfois frustrantes.
-
Des sprites manquant de lisibilité.
-
Une physique moins précise que sur NES.
-
Des boss souvent trop simples.