Jeux vidéo et enfants : faut-il interdire ou mieux accompagner ?

Publié le 22 février 2026 à 16:44

Depuis plusieurs semaines, le jeu vidéo revient au centre du débat public. Certains responsables évoquent à nouveau une possible interdiction de jeux jugés trop violents pour les plus jeunes. Une idée séduisante en apparence, mais largement remise en question lors d’un débat mené par Alex Petit Gamer et ses invités. Pour Petits Gamers Magazine, nous avons choisi une approche posée, pédagogique et rassurante, tournée vers les familles.

Le vrai enjeu n’est pas le jeu… mais l’usage

Le premier constat partagé lors de l’émission est clair : un jeu vidéo n’est jamais dangereux par nature. Comme un film ou un livre, c’est l’usage qui en est fait qui compte.

 

Les comportements excessifs ou inadaptés ne proviennent pas du média lui-même, mais du contexte dans lequel l’enfant évolue. Sans accompagnement, sans dialogue et sans repères, n’importe quel contenu peut devenir problématique. À l’inverse, un jeu même impressionnant visuellement peut être compris, analysé et remis à sa juste place lorsqu’il est encadré.

 

Apprendre à différencier le virtuel du réel reste l’une des clés fondamentales du rôle parental à l’ère numérique.

PEGI : un repère précieux pour les parents

Souvent évoqué mais encore trop peu utilisé, le système PEGI existe précisément pour aider les familles à faire les bons choix.

 

Les pictogrammes indiquent clairement l’âge recommandé et les types de contenus présents : violence, langage, peur, achats intégrés. Les éditeurs jouent le jeu et respectent ces règles, qu’il s’agisse de grands studios comme Rockstar Games ou Capcom.

 

Le problème n’est donc pas un manque d’information, mais parfois une banalisation de ces avertissements. Acheter un jeu non adapté “parce que les copains y jouent” peut sembler anodin, mais cela revient à ignorer un outil pensé pour protéger les plus jeunes.

Le contrôle parental : une solution déjà à la maison

Autre point essentiel du débat : les consoles modernes proposent aujourd’hui des contrôles parentaux très efficaces. Temps de jeu limité, accès restreint à certains contenus, validation des achats… ces options sont accessibles et souvent simples à configurer.

 

Même des consoles réputées familiales offrent ces protections, preuve que l’industrie a évolué en tenant compte des préoccupations parentales.

 

Utiliser ces outils permet d’adapter l’expérience de jeu à l’âge et à la maturité de chaque enfant, sans tomber dans l’interdiction brutale.

Le jeu vidéo, coupable trop facile ?

Accuser le jeu vidéo est parfois une réponse rapide à des problèmes plus profonds. Le débat a mis en lumière une réalité souvent oubliée : le jeu vidéo est aujourd’hui un média culturel majeur, pratiqué par plusieurs générations.

 

Avec plus de cinquante ans d’histoire, il fait désormais partie du quotidien des familles.

 

Le considérer uniquement sous l’angle du danger empêche d’en voir les bénéfices : créativité, réflexion, coordination, partage entre parents et enfants.

Mieux accompagner plutôt que bannir

 

Pour conclure, l'aspect essentiel à considérer concerne l'éducation aux médias numériques. Avec la popularité croissante des jeux vidéo, il est primordial d'enseigner aux jeunes comment analyser et appréhender les contenus qu'ils consomment. L'éducation aux médias numériques permet de développer un esprit critique face aux messages et aux comportements modélés par ces jeux, renforçant ainsi leur capacité à faire des choix éclairés. En investissant dans cette forme d'éducation, nous donnons aux jeunes les outils pour naviguer dans un monde dédié aux technologies, tout en apprenant à faire la distinction entre fiction et réalité, et à adopter une approche saine et responsable envers le jeu.

 

Par Alex Petit Gamer


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