Présentation Générale
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Développé par : Draw Me A Pixel (studio fondé par Pascal Cammisotto, alias KaMiZoTo)
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Édité par : Draw Me A Pixel
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Plateformes : PC (Windows, macOS), Nintendo Switch, iOS, Android
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Date de sortie : 6 août 2020 sur PC/Mac, 14 avril 2021 (Nintendo Switch)
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Genre : Aventure, Point and Click, Casse-tête / Puzzle, Parodie
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Tarif : Switch/PC/Mac (Steam) : 12,99 €
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PEGI : PEGI 7 (mention « Violence modérée »)
Note des lecteurs sur ce titre :
ECOSCORE PGM
L'irrésistible envie de ne pas faire de jeu !
Vous rêviez de lire un paragraphe bien propre sur un grand studio révolutionnaire ? Dommage. Draw Me A Pixel, c’est l'histoire d'un studio d'animation et de développement français fondé à Lyon par Pascal Cammisotto (alias KaMiZoTo), dont le seul objectif semble être de vous empêcher activement de jouer à ses propres créations. Je vous aurai prévenu ...
Tout commence en 2015 lors d'une Game Jam : Pascal Cammisotto y pond un petit prototype en Flash malicieusement intitulé There Is No Game. Le concept est simple, absurde et brillant : une intelligence artificielle bougonne et fait tout son possible pour convaincre le joueur qu'il n'y a absolument rien à faire ici et qu'il ferait mieux de fermer la fenêtre. Porté par le succès viral de ce coup d'essai, le studio concrétise la formule quelques années plus tard avec une véritable aventure narrative à part entière : There Is No Game: Wrong Dimension.
Une lettre d'amour satirique au 10ᵉ art
Sous ses airs de farce interactive et de comédie absurde, le studio livre en réalité un hommage vibrant à toute la culture du jeu vidéo.
À travers des énigmes originales et un humour décapant, le jeu s'adresse directement au joueur et se moque des règles habituelles pour mieux rendre hommage à l'histoire du jeu vidéo.
Le jeu puise directement ses mécaniques dans le Point & Click classique hérité des chefs-d'œuvre de LucasArts comme Monkey Island ou Day of the Tentacle, où la logique absurde règne en maître.
La première ébauche était déjà une réussite
Il enchaîne ensuite les parodies de genres cultes, basculant sans préavis d'un jeu d'aventure en 2D façon The Legend of Zelda à des énigmes rétro en Pixel Art, jusqu'à railler les mécaniques modernes des Free-to-Play mobiles et leurs microtransactions ridicules. Enfin, il s'amuse avec l'envers du décor et la culture du bug, transformant les failles logicielles, les menus d'interface et le matériel informatique en véritables rouages de Gameplay.
Derrière la rigolade, Draw Me A Pixel signe une déclaration d'amour sincère à l'histoire du jeu vidéo, à ses clichés et à tous ceux qui passent leur vie à tenir une manette... même quand on leur répète fermement qu'il n'y a aucun jeu.
Graphismes
Ici, inutile d'attendre des graphismes dernier cri : le jeu tourne le dos aux superproductions pour miser à 100 % sur un style rétro qui a tout le charme des classiques.
C'est plutôt sur le level design qu'il faut se pencher, et sur ce terrain, le titre excelle. Ne vous laissez pas tromper par son aspect simpliste : c'est une fois les Joy-Con (ou la souris) en main que l'incroyable travail réalisé saute aux yeux. Les niveaux sont extrêmement variés et terriblement addictifs. Une véritable référence dans un genre unique en son genre.
Gameplay
C'est bien là que réside tout le talent du titre ! Le gameplay brille par une innovation constante, enchaînant des phases d'une variété folle avec une ingéniosité renouvelée à chaque instant. C'est d'une finesse rare et on ne s'en lasse jamais.
En plus de réinvestir avec brio les codes des plus grands hits rétro, le jeu y injecte un humour décapant, sans jamais tomber dans le cliché ni le plagiat. Un pur bonheur dont on redemande !
Bande-son
Côté audio, la bande-son fait un sans-faute ! La voix du narrateur, avec son accent inimitable, crée une vraie complicité en s'adressant directement au joueur. On regrettera juste l'absence d'un doublage en français — même si les sous-titres FR font le job —, car une VF intégrale aurait été la cerise sur le gâteau.
Malgré cela, l'ambiance fonctionne à merveille et le rythme effréné te happe du début à la fin. Les musiques multiplient les clins d'œil appuyés aux thèmes cultes de notre enfance : un brin de Zelda par-ci, une touche de Monkey Island par-là... Tout y passe, pour le plus grand plaisir des nostalgiques !
Histoire et narration
Comme évoqué plus haut, la narration constitue le véritable tour de force du jeu ! Tout démarre avec un programme bien décidé à t'empêcher d'accéder au titre. À force d'insister, tu finis par réveiller un bug informatique qui t'embarque d'une dimension à l'autre dans un périple déjanté à travers l'histoire du jeu vidéo.
Sous ses airs de simplicité, le scénario bénéficie d'une écriture remarquablement fine qui te scotche du début à la fin. Tu l'auras compris : il s'agit d'une œuvre éminemment narrative, pensée comme une authentique déclaration d'amour au 10ᵉ art !
Durée de vie
Sur la durée de vie, c'est peut-être le seul vrai défaut du titre. Soyons clairs : quand l'expérience est aussi plaisante, on en voudrait toujours plus. Il faut compter entre 4 et 7 heures pour en faire le tour, ce qui laisse un léger goût de trop-peu.
La progression reste néanmoins impeccablement équilibrée : l'aventure ne bloque jamais le joueur grâce à un système d'aide bien pensé. Le manque de rejouabilité se fait toutefois sentir une fois l'histoire bouclée. Quelques niveaux supplémentaires n'auraient pas été de refus pour toucher à la perfection.
Éléments techniques
Côté technique, l'ironie est totale : ce sont les bugs (intentionnels) qui font tout le sel de l'expérience ! Le joueur est constamment sollicité pour détraquer le programme et faire avancer l'aventure.
Mais une fois cette mécanique à part mise de côté, le constat est sans appel : le titre est d'une stabilité exemplaire. Aucun dysfonctionnement involontaire à déplorer. Que ce soit sur Nintendo Switch ou sur PC, l'ensemble tourne comme un charme sans réclamer une machine de guerre. Une mécanique d'une précision d'horlogerie !
Accessibilité
Pour l'accessibilité, le contrat est largement rempli sur les bases : interface épurée, gameplay 100 % point-and-click, sous-titres exhaustifs et voix off omniprésente pour vous guider. On apprécie particulièrement l'absence totale d'épreuves de rapidité et le système d'indices bien pensé, qui évitent toute frustration inutile.
En revanche, le titre fait l'impasse sur des options plus avancées. L'absence de mode daltonien, le remapping de touches limité et l'incompatibilité avec les déficiences motrices lourdes pourront bloquer certains joueurs. D'autant que quelques énigmes reposent encore sur un sens du détail visuel aiguisé ou des manipulations de précision.
Sentiment du testeur
Sur un plan plus personnel, ce titre m'a marqué bien plus que je ne l'aurais imaginé. La surprise a été totale : je ne m'attendais pas à tomber sur une proposition d'une telle précision. Ceux qui me connaissent savent mon amour pour les classiques, et plus particulièrement pour le genre point-and-click. Mes petites sessions en fin de journée m'ont apporté leur lot de rires et d'étonnement, sans jamais susciter la moindre frustration.
Le jeu est d'une fraîcheur folle, tout en multipliant les déclarations d'amour aux monuments du jeu vidéo. Quel plaisir de passer sans crier gare d'un point-and-click à un Zelda, puis à une parodie savoureuse de free-to-play ! Voir défiler le générique de fin m'a laissé un vrai pincement au cœur.
La note maximale n'est manquée que de très peu. Une VF intégrale (d'autant qu'il s'agit d'une création française) aurait sans doute ouvert le jeu à un public plus large, et trois ou quatre chapitres supplémentaires pour porter la durée de vie à une dizaine d'heures auraient été parfaits. L'absence d'options pour les handicaps plus lourds reste également regrettable pour un genre qui s'y prête tant.
Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un coup de maître de la part de ce studio hexagonal. La narration est brillante, le concept est d'une intelligence rare, et le savoir-faire français brille de mille feux. Un immense coup de cœur !
Résumé & conclusion
| Critères | Notes |
|---|---|
| Graphisme | 8/10 |
| Gameplay | 19/20 |
| Bande-Son | 8/10 |
| Histoire et narration | 9/10 |
| Durée de vie | 6/10 |
| Eléments techniques | 9/10 |
| Accessibilité | 7/10 |
| Sentiment du testeur | 19/20 |
| Note finale | 85/100 |
Note finale :
There Is No Game: Wrong Dimension est une véritable pépite et un immense coup de cœur. Derrière son aspect simpliste se cache un hommage brillant au jeu vidéo, porté par une narration hilarante, une inventivité permanente et un level design au sommet. La version Switch comme la monture PC proposent une expérience d'une fluidité irréprochable où les « bugs » deviennent la plus inventive des mécaniques.
La perfection est manquée de très peu : on regrette une durée de vie un peu courte (4 à 7h), l'absence de doublage français (un comble pour un studio tricolore), une rejouabilité faible et des options d'accessibilité encore trop timides. Mais ne boudons pas notre plaisir : c'est un coup de maître du jeu indépendant hexagonal. À posséder d'urgence ! Merci à pascal et son équipe pour ce moment de bonheur.
Ce que j’ai bien aimé :
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Narration et humour brillants
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Gameplay ultra-inventif
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Level design d'exception
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Réalisation technique solide
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Progression fluide
Ce que j’ai moins aimé :
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Durée de vie un peu courte
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Pas de doublage français
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Rejouabilité très limitée
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Accessibilité limitée
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Manipulation parfois fine