Gamescom 2026 - The Defiant, un FPS qui nous emmène sur un front oublié de la Seconde Guerre mondiale

Publié le 1 septembre 2026 à 19:34

À la Gamescom 2026, nous avons pu prendre en main The Defiant, le FPS du jeune studio chinois Hoothanes. Pendant une vingtaine de minutes, nous avons découvert un titre qui reprend les codes bien connus des grands jeux de tir de la Seconde Guerre mondiale, mais qui possède une vraie particularité : son histoire se déroule en Chine, durant la guerre sino-japonaise.

Quand on parle de FPS consacrés à la Seconde Guerre mondiale, on pense souvent aux mêmes décors. La Normandie, Stalingrad, le désert nord-africain ou encore le Pacifique sont devenus des terrains de jeu familiers.

Avec The Defiant, Hoothanes choisit de regarder ailleurs.

Le studio chinois nous emmène dans la guerre de résistance chinoise contre le Japon, un conflit majeur qui s'est déroulé de 1937 à 1945 et qui reste pourtant très peu représenté dans les jeux vidéo occidentaux. C'est justement cette volonté de raconter un autre visage de la Seconde Guerre mondiale qui constitue l'une des principales particularités du projet.

Et après une vingtaine de minutes manette en main à la Gamescom, une chose est certaine : The Defiant ne cherche pas à réinventer le FPS, mais il possède suffisamment de personnalité pour attirer notre attention.

Une première prise en main à Cologne

Présenté par 4Divinity, l'éditeur, et développé par Hoothanes, The Defiant faisait partie des jeux jouables du catalogue de l'éditeur à la Gamescom 2026.

Pour sa première présence occidentale jouable, le titre proposait une démo permettant de découvrir son univers et surtout ses mécaniques de jeu. Le jeu était présenté au public dans le Hall 7, et 4Divinity avait également prévu une présentation plus large durant l'Opening Night Live.

De notre côté, nous avons pu passer une vingtaine de minutes sur le jeuEt dès les premières minutes, The Defiant donne une impression assez familière.

On se retrouve face à un FPS à la première personne qui utilise une recette que nous connaissons parfaitement.

Du Call of Duty dans la Chine des années 30 et 40 ?

Déplacements, visée, rechargement, progression avec les soldats alliés, affrontements contre des groupes d'ennemis… The Defiant reprend les standards actuels du FPS de guerre.

Si vous avez joué à un Call of Duty consacré à la Seconde Guerre mondiale ou à un Battlefield de la même époque, vous ne serez donc pas perdu.

La prise en main est immédiate.

Les armes répondent correctement, les affrontements sont nerveux et la progression est suffisamment dynamique pour que l'on entre rapidement dans l'action. Après seulement quelques minutes, nous avions déjà nos réflexes de joueur de FPS.

Et c'est probablement l'un des points intéressants du jeu : Hoothanes ne cherche pas à compliquer inutilement la formule.

Le studio semble plutôt vouloir utiliser cette structure très accessible pour raconter une histoire qui, elle, est beaucoup moins familière.

Un conflit rarement montré dans les jeux vidéo

 

C'est finalement lorsque l'on regarde autour de soi que The Defiant commence réellement à se distinguer.

Les environnements nous éloignent des champs de bataille européens que nous avons l'habitude de parcourir dans les FPS historiques.

Le jeu nous fait traverser des rues sombres, des villages ravagés par la guerre et différents environnements chinois, avec une atmosphère particulièrement lourde. La page officielle du jeu met justement en avant ces environnements dévastés et la présence d'un compagnon fidèle qui doit jouer un rôle dans l'aventure.

Le contexte historique constitue donc la véritable carte maîtresse du titre.

Hoothanes explique d'ailleurs que le projet est né d'un constat simple : malgré l'omniprésence des jeux de guerre consacrés à la Seconde Guerre mondiale, le conflit en Chine reste très rarement abordé.

Pour un studio chinois, le choix semble également avoir une dimension personnelle. Le cofondateur de Hoothanes, Kong Yuheng, explique avoir voulu raconter cette partie de l'histoire à travers le média qu'il connaît le mieux : le FPS

Une réalisation qui tient la route

Visuellement, The Defiant nous a plutôt agréablement surpris.

Le jeu repose sur Unreal Engine 5 et propose des environnements suffisamment détaillés pour donner du poids à son univers. Les bâtiments détruits, les rues plongées dans la pénombre et les effets de lumière participent à cette ambiance de guerre.

Bien évidemment, notre session de Gamescom ne permet pas de juger définitivement de la qualité technique du jeu. Nous étions face à une démo et non à la version finale.

Mais sur ce que nous avons pu voir, The Defiant tient largement la comparaison avec les productions actuelles du même genre.

Ce n'est peut-être pas la claque graphique que certains gros AAA peuvent proposer, mais pour un jeune studio comme Hoothanes, le résultat est franchement convaincant.

Une campagne qui veut raconter plusieurs visages de la guerre

L'ambition de Hoothanes ne se limite pas à proposer un simple FPS linéaire.

Le studio souhaite raconter cette guerre à travers plusieurs situations et plusieurs régions de Chine. La campagne doit notamment faire évoluer les joueurs à travers différentes périodes et saisons du conflit, avec des environnements et des situations qui doivent changer au fil de l'aventure.

Cette approche devrait permettre au jeu de varier les ambiances.

Certaines séquences seront davantage orientées vers le combat frontal, tandis que d'autres devraient proposer de l'infiltration ou des situations plus narratives.

C'est aussi là que le jeu pourrait réussir à se différencier de ses modèles.

Car si les mécaniques de tir nous ont immédiatement rappelé Call of Duty ou Battlefield, l'histoire et le contexte pourraient donner à The Defiant une identité bien plus personnelle.

Une démo courte, mais convaincante

Il faut évidemment rester prudent. Vingt minutes de jeu ne permettent pas de juger la durée de vie, l'intelligence artificielle, la variété des missions, la qualité de la narration ou encore la répétitivité des affrontements.

Mais une démo a au moins une mission : donner envie de voir la suite. Et sur ce point, The Defiant réussit plutôt bien son passage à la Gamescom.

Nous avons retrouvé des sensations familières, avec un gameplay immédiatement accessible et suffisamment nerveux. Graphiquement, le titre est solide et l'univers proposé est clairement l'élément qui nous donne le plus envie d'en découvrir davantage.

Notre avis après la Gamescom

The Defiant n'est pas encore le FPS qui va révolutionner le genre. Et pour être honnête, ce n'est probablement pas son objectif.

Hoothanes reprend une formule que nous connaissons déjà et tente de l'utiliser pour raconter une histoire beaucoup moins connue des joueurs occidentaux.

Après notre session à la Gamescom 2026, notre première impression est donc positiveLe gameplay fonctionne, les graphismes sont convaincants et l'ambiance est réussie. Mais surtout, le contexte historique apporte une véritable curiosité au projet.

Dans un genre qui a tendance à retourner encore et encore sur les mêmes champs de bataille, The Defiant a le mérite de nous emmener ailleurs.

Et rien que pour cela, le jeu mérite que l'on garde un œil dessus. Il faudra maintenant attendre une version plus avancée pour savoir si Hoothanes saura transformer cette bonne première impression en une campagne réellement marquante.

Par DanReviewGaming