Dans l'effervescence du salon de Cologne fin août, un titre indépendant a su tirer son épingle du jeu à grands coups de riffs électriques. Parfois affectueusement – ou confusément – cherché sous le nom de "Grimrials Glory Jam" par les curieux qui fusionnent le titre et ses créateurs, Grim Trials, développé par le studio indonésien Glory Jam, est l'une des excellentes surprises de cette rentrée. Plongée dans un au-delà survolté.
De retour d'Allemagne, les oreilles encore bourdonnantes de l'agitation des halls de la Gamescom, il est grand temps de faire le tri dans les pépites de cette édition 2026. Si les immenses blockbusters ont logiquement fait le show, la scène indépendante n'a pas démérité. C'est précisément là que le studio Glory Jam et l'éditeur Soft Source ont choisi de mettre en lumière Grim Trials, tout juste débarqué sur Steam le 20 août dernier.
Une histoire d'amour par-delà la mort
Loin des simples enchaînements de donjons sans âme, le titre nous conte l'histoire d'Avelin. Cette jeune femme, fauchée dans la fleur de l'âge, se retrouve embrigadée parmi les Faucheurs de la mort. Son objectif n'est pourtant pas de sauver le monde, mais de survivre aux redoutables "Épreuves de la mort". Son but ultime ? Devenir une véritable Faucheuse à part entière afin d'espérer revoir une dernière fois son bien-aimé, resté seul parmi les vivants. Une quête initiatique touchante qui donne une véritable épaisseur dramatique à ce jeu d'action.
Des combats frénétiques sur fond de guitares saturées
Côté gameplay, Grim Trials se définit comme un action-roguelite nerveux. Les affrontements prennent place dans des arènes infinies, générées sur des grilles hexagonales. Avelin y affronte des monstres, des âmes pécheresses et pas moins de 7 boss impies.
La subtilité du titre repose sur un système de combat dynamique qui exige de jongler habilement entre deux armes : la faux pour balayer au corps-à-corps et l'arbalète pour les attaques à distance. Le tout est rythmé par une bande-son heavy metal percutante et la possibilité d'invoquer de puissantes bénédictions accordées par divers dieux de la mort. En bon roguelite, le trépas n'est ici qu'un recommencement : l'expérience et les matériaux durement acquis sont conservés d'un essai à l'autre pour vous permettre de progresser.
L'académie : entre artisanat et liens sociaux
L'un des aspects les plus séduisants du jeu réside dans son grand hub central : l'Académie. Entre deux expéditions punitives, cet espace de formation pour Faucheurs en herbe permet de souffler et de se préparer. Le butin de guerre récolté sert à forger et à améliorer ses armes, ses armures et ses consommables en collaborant avec des mentors spécialisés dans les arts arcaniques.
Mais le jeu emprunte également aux RPG traditionnels en intégrant un système de liens sociaux. Il est possible de nouer des amitiés avec d'autres apprentis, d'accomplir des quêtes pour eux et d'en apprendre davantage sur leurs vies passées. Ces relations influencent directement vos possibilités d'évolution et la structure de votre arbre de compétences, rendant chaque rencontre significative.
L'avis du rédacteur
Je préfère jouer franc jeu avec vous : dans le tourbillon de mes rendez-vous professionnels à la Gamescom, je n'ai malheureusement pas eu l'opportunité de prendre la manette pour tester ce titre par moi-même. Mon avis se fonde donc sur les séquences de gameplay dévoilées, l'analyse des mécaniques et la direction artistique du jeu.
Malgré cette absence de prise en main, Grim Trials affiche de très solides arguments. Son mélange audacieux entre la gestion des relations à l'Académie (qui n'est pas sans rappeler l'excellente boucle d'un Hades) et un gameplay tactique sur cases hexagonales lui confère une véritable identité. Pour les amateurs d'optimisation de builds, de récits doux-amers et d'ambiance saturée, c'est une proposition extrêmement rafraîchissante. Le fait que le titre ait été pensé pour une sortie multi-plateforme prouve les belles ambitions de l'équipe indonésienne. Un jeu à surveiller de très près pour vos prochaines soirées d'automne.