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Titre : Mafia: The Old Country
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Développeur : Hangar 13
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Éditeur : 2K
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Plateformes : PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC
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Date de sortie : 8 août 2025
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Genre : action-aventure à la troisième personne
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Mode : solo
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Prix de lancement : 49,99 € pour l’édition standard, hors promotions et variations selon les revendeurs.
Présentation générale
ECOSCORE PGM
Un jeune homme, une main tendue et le rêve d’une autre vie
Il y a quelque chose de profondément triste dans le fait de voir un homme croire qu’il vient enfin de trouver sa place, alors que l’on devine déjà le prix qu’il devra payer pour la conserver.
C’est dans cette tension que Mafia: The Old Country trouve sa force. Avant les costumes élégants, les armes et les serments, il y a Enzo Favara. Un jeune homme marqué par une enfance passée dans les mines de soufre de Sicile, auquel la famille Torrisi offre une possibilité de sortir de la misère.
Pour quelqu’un qui a grandi dans la dureté, être accueilli signifie beaucoup. Un toit, une tâche à accomplir, un regard qui reconnaît votre valeur : autant de petites choses qui peuvent ressembler à une renaissance.
Mais une main tendue peut aussi se refermer.
Derrière la protection se dessine une dette. Derrière les mots d’honneur et de respect apparaît une exigence d’obéissance. Et derrière cette nouvelle famille demeure une question douloureuse : quelle part de soi faut-il abandonner pour continuer à lui appartenir ?
Graphismes
La Sicile de Mafia: The Old Country possède une beauté qui nourrit directement le récit. Les paysages ruraux, les villages et les grandes propriétés composent un cadre où la lumière semble parfois promettre une douceur que les hommes se refusent entre eux.
Ce contraste donne du poids à l’atmosphère. Un chemin de campagne pourrait devenir le décor d’une vie paisible. Une demeure pourrait évoquer la sécurité. Pourtant, dans cet univers, les plus beaux endroits restent traversés par les rapports de pouvoir.
La direction artistique fait ainsi davantage que situer l’époque. Elle donne une forme au rêve d’Enzo : pouvoir vivre autrement, respirer, regarder devant lui sans avoir constamment peur du lendemain.
Les visages occupent également une place essentielle dans cette mise en scène. Une hésitation, un regard soutenu, une expression qui se ferme peuvent faire sentir ce qu’un dialogue laisse volontairement dans l’ombre. Le cadre sicilien et la présentation cinématographique figurent parmi les qualités régulièrement relevées dans les tests du jeu.
Gameplay
L’aventure associe fusillades, infiltration et affrontements au couteau. Cette dernière dimension donne à la violence une proximité particulière : la menace se trouve à quelques centimètres, dans l’attente d’un geste et le risque d’une erreur.
Les déplacements à cheval et en automobile accompagnent le voyage et rappellent une époque en pleine transformation. Ils permettent aussi de laisser respirer le récit entre deux moments de tension.
La campagne privilégie une progression linéaire et scénarisée. Cette construction maintient l’attention sur Enzo et sur l’évolution de ses relations. On avance avec lui, dans les limites de la place que lui accorde cette organisation.
La formule conserve cependant des limites. Plusieurs critiques soulignent des mécaniques classiques, une certaine rigidité et des duels au couteau dont la répétition finit par atténuer l’impact. Ce sont des réserves à prendre en compte, notamment pour les joueurs qui attendent beaucoup de variété dans les affrontements.
Bande-son
Dans une histoire de loyauté, la manière de prononcer une phrase compte presque autant que les mots employés. Une marque d’affection peut rassurer et installer une confiance fragile. Un ordre formulé calmement peut inquiéter davantage qu’un cri, surtout lorsqu’il laisse deviner une menace.
Le doublage joue donc un rôle central dans la proximité avec les personnages et dans la force de certaines scènes. Le jeu propose notamment des voix en sicilien, qui renforcent son identité, son authenticité et son ancrage. Les interprétations font partie des points régulièrement appréciés par plusieurs critiques.
Cette dimension sonore accompagne une histoire où il faut apprendre à écouter attentivement les autres : ce qu’ils promettent, ce qu’ils exigent et ce qu’ils préfèrent taire. La tendresse comme la menace trouvent leur place dans ces échanges, parfois au sein d’une même conversation, sans jamais se confondre tout à fait.
Histoire et Narration
Le parcours d’Enzo repose sur une contradiction cruelle : la famille Torrisi lui offre la chance d’une vie meilleure, tout en l’astreignant aux règles d’un monde dont la violence menace cette nouvelle existence.
Autour de lui, ses liens avec Don Torrisi, ses compagnons et Isabella donnent une dimension intime aux enjeux. Sa relation avec Isabella fait notamment naître un désir qui dépasse la simple ascension au sein de l’organisation : celui d’aimer librement et de choisir sa propre vie.
C’est là que le récit prend toute sa force. Que vaut une réussite si elle vous prive du droit de décider pour vous-même ? Jusqu’où va la reconnaissance envers celui qui vous a tendu la main ? Et à quel moment une dette se transforme-t-elle en prison ?
On peut comprendre le besoin d’Enzo d’être accepté, sans pour autant excuser les actes auxquels il participe. C’est cette ambiguïté qui fait tout l’intérêt du personnage : sa vulnérabilité reste palpable, même à mesure qu’il s’enfonce dans le crime.
Le scénario explore des thèmes familiers du cinéma de gangsters : l’honneur, l’ambition, l’amour et la trahison. Leur puissance naît de la manière dont ils se heurtent au sein d’une même vie. Enzo peut vouloir sincèrement tenir une promesse, puis découvrir que celle-ci rend impossible toute autre forme de loyauté.
Mieux vaut ne pas en dire davantage sur les événements qui attendent le joueur. L’émotion naît précisément de l’écart entre ce que l’on espère pour les personnages et ce que leur monde leur permet réellement.
Durée de vie
Il faut compter environ 10 à 15 heures pour la campagne principale, selon la difficulté et le temps consacré à l’exploration. Cette estimation concerne l’histoire du jeu de base. Pour ma part il m'aura fallu 13h de jeu pour voir la fin.
Le format resserré convient à une aventure qui cherche à maintenir un lien avec ses personnages. Il peut aussi laisser une frustration à ceux qui souhaiteraient prolonger certains rapports ou passer davantage de temps dans cet univers.
Depuis sa sortie, le jeu a reçu un mode Circulation libre enrichi, avec des courses et des défis de combat, ainsi qu’un mode Photo. Ces ajouts donnent des raisons supplémentaires de revenir en Sicile au-delà de la campagne.
Rejouer l’histoire peut également permettre de porter un autre regard sur les premiers échanges. Une fois les personnages mieux connus, une parole rassurante ou une hésitation peut prendre un sens différent.
La durée de vie dépend aussi de votre envie de compléter les activités annexes. Les défis du mode Circulation libre, la recherche de collectibles et les balades dans les différents quartiers permettent d’allonger sensiblement l’expérience. Il ne s’agit pas d’un monde ouvert immense à vider entièrement, mais plutôt d’un cadre détaillé qui invite à prendre son temps pour profiter de son ambiance.
Eléments techniques
La présentation visuelle sert fortement l’immersion, mais elle doit être distinguée des performances. Des tests réalisés à la sortie signalaient notamment des baisses ponctuelles de fluidité lors de certaines séquences exigeantes et des apparitions tardives d’éléments visuels ou de détails à l’écran. Plusieurs correctifs ont ensuite apporté des améliorations de stabilité au fil des mises à jour : les observations de lancement ne décrivent donc pas nécessairement l’état actuel de chaque version.
Accessibilité
Des options d’accessibilité ont aussi été ajoutées, notamment l’inversion des fonctions des deux sticks, des réglages de visibilité du réticule et la possibilité de désactiver certains effets à l’écran liés aux dégâts. Leur utilité dépend des besoins de chacun.
La personnalisation des commandes constitue également un point important : pouvoir remapper les touches permet d’adapter l’expérience aux habitudes de jeu, à un périphérique spécifique ou à des contraintes motrices. Cette souplesse aide davantage de joueurs à trouver une configuration confortable sans modifier la difficulté ni le rythme de l’aventure.
Sentiment du testeur
Au début, Mafia: The Old Country me semblait être un jeu assez classique. J’avançais dans l’aventure sans encore imaginer la place qu’elle allait prendre pour moi. Puis, petit à petit, j’ai découvert Enzo, son passé, ses espoirs et l’histoire de la famille Torrisi. Au fil des missions, un véritable attachement s’est installé. Je ne voulais plus simplement remplir un objectif : j’avais envie de savoir ce qui allait lui arriver, de comprendre ses décisions et de l’accompagner dans cette vie qui s’ouvrait devant lui.
C’est cette proximité avec Enzo qui a transformé une première impression assez ordinaire en une véritable aventure humaine. Plus son histoire se dévoilait, plus je m’intéressais à lui. Les liens qu’il tisse et les épreuves qu’il traverse donnent du poids à la progression. L’histoire apporte cette émotion supplémentaire qui fait que l’on reprend la manette avec une vraie envie de découvrir la suite.
Visuellement, j’ai trouvé le jeu merveilleux. Cette reconstitution de la Sicile de l’époque m’a impressionné et m’a donné envie de regarder partout. La carte est relativement petite, mais elle m’a paru gigantesque par la richesse de ses paysages et par tout ce qu’elle offre au regard. À pied, à cheval ou en voiture, chaque déplacement était une occasion de m’émerveiller. J’ai adoré parcourir ce monde, prendre le temps de l’observer et profiter de son atmosphère. Certains trajets devenaient un plaisir à eux seuls, indépendamment de la mission qui m’attendait.
J’ai également apprécié les différentes possibilités pendant les affrontements. Entre les pistolets, les fusils et les couteaux, il y avait de quoi varier les approches. Attirer l’attention d’un ennemi en lançant une pièce, profiter de sa diversion pour agir, utiliser une grenade ou jeter une lampe à huile pour déclencher un incendie : ces possibilités rendaient les situations plaisantes à aborder. J’aimais pouvoir jouer avec l’environnement et ne pas toujours régler les choses de la même manière.
Mon principal regret concerne la campagne, que j’ai trouvée un peu trop courte. J’aurais aimé passer davantage de temps avec Enzo, prolonger son histoire et rester encore un peu dans cette Sicile à laquelle je m’étais attaché. L’exploration libre permet heureusement de retrouver les lieux, de dénicher des objets et de découvrir de petites anecdotes qui enrichissent l’univers. C’est un prolongement appréciable pour quelqu’un qui, comme moi, prend autant de plaisir à parcourir les décors.
Au final, j’ai adoré faire ce jeu. Il m’a séduit progressivement, jusqu’à me donner un véritable attachement pour son personnage principal et son monde. Je retiens la beauté des paysages, le plaisir des déplacements, les possibilités offertes pendant les combats et, surtout, cette histoire qui a pris de plus en plus d’importance à mes yeux. J’avais commencé avec une certaine distance ; j’ai terminé avec l’envie que l’aventure dure encore.
Résumé & conclusion
| Critères | Notes |
|---|---|
| Graphisme | 9/10 |
| Gameplay | 17/20 |
| Bande-son | 8/10 |
| Histoire et Narration | 8/10 |
| Durée de vie | 8/10 |
| Eléments techniques | 7/10 |
| Accessibilité | 7/10 |
| Sentiment du testeur | 17/20 |
| Note finale | 81/100 |
Conclusion
Mafia: The Old Country m’a conquis progressivement. Derrière un début assez classique, j’ai découvert une aventure humaine prenante et un personnage, Enzo, auquel je me suis sincèrement attaché au fil des missions.
Les graphismes merveilleux et la reconstitution de la Sicile ont rendu chaque déplacement mémorable. À pied, à cheval ou en voiture, j’ai adoré explorer ce monde, dont la richesse visuelle m’a fait oublier la taille relativement modeste de la carte.
Les différentes armes et les possibilités d’approche des combats ont également contribué à mon plaisir. Entre discrétion, diversion et affrontements, j’ai apprécié pouvoir varier ma manière de jouer.
Mon principal regret reste une campagne un peu trop courte. L’exploration libre permet heureusement de prolonger la découverte, de chercher des objets et de profiter encore de cette ambiance si particulière.
J’ai tout simplement adoré cette aventure. J’aurais aimé rester encore un peu en Sicile, aux côtés d’Enzo : c’est sans doute ce qui résume le mieux mon attachement à ce jeu.
J'aime en 5 points :
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Un cadre sicilien qui donne une identité forte à l’aventure.
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Une histoire centrée sur les personnages et leurs relations.
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Des thèmes émotionnels puissants : appartenance, amour et loyauté.
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Une mise en scène et des interprétations qui soutiennent le récit.
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Une campagne concentrée, complétée par les activités de Circulation libre.
J'aime moins en 5 points :
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Des mécaniques d’action assez classiques.
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Des duels au couteau susceptibles de devenir répétitifs.
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Une campagne dirigiste qui laisse peu de place à l’improvisation.
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Une durée relativement courte pour ceux qui recherchent une longue aventure.
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Des irrégularités techniques signalées au lancement, à distinguer de l’état des versions mises à jour.
Note finale :