PREVIEW – Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo Switch 2 : un chef-d’œuvre sublimé qui nous rappelle pourquoi nous aimons tant le jeu vidéo !

Publié le 5 novembre 2026 à 20:41

Après 7 h 30 de jeu d’une seule traite, je suis ressorti de cette aventure avec des étoiles plein les yeux ! Entre émerveillement, nostalgie et prouesse technique, ce retour d’une légende de Nintendo pourrait bien s’imposer comme l’une des plus belles expériences de la Switch 2. Mais derrière cette réussite exceptionnelle se cachent quelques défauts, dont un manque d’accessibilité particulièrement regrettable.

7 h 30 de jeu sans voir le temps passer : la magie Zelda opère toujours !

Il y a des jeux auxquels on joue quelques heures avant de passer à autre chose. Et puis il y a ceux qui nous absorbent complètement, au point de nous faire oublier le temps qui passe. Ce nouveau Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo Switch 2 appartient incontestablement à cette seconde catégorie ! J’ai passé 7 h 30 à le tester d’une seule traite, et ma première remarque est aussi simple qu’éloquente : je n’ai absolument pas vu le temps passer !

Dès les premières minutes, on plonge pleinement dans cet univers si particulier, sans jamais ressentir le moindre ennui. On explore, on découvre, on avance… mais surtout, on contemple !

Car c’est probablement l’une des plus grandes réussites de cette nouvelle version : cette capacité à nous faire arrêter notre progression simplement pour admirer ce qui nous entoure. Les environnements fourmillent de détails absolument incroyables. Chaque recoin semble avoir bénéficié d’une attention particulière et certains panoramas donnent véritablement envie de poser la manette quelques instants pour mieux les apprécier.

C’est beau, c’est vivant et, surtout, c’est profondément immersif !

Une maîtrise technique exemplaire : la Switch 2 nous montre enfin ce qu’elle a dans le ventre !

Mais le plus impressionnant dans tout cela ne concerne pas uniquement la réalisation graphique. Non, ce qui m’a véritablement bluffé, c’est la fluidité et la stabilité de l’ensemble !

En 7 h 30 de jeu, j’ai découvert une maîtrise technique que je n’avais encore jamais rencontrée à ce niveau sur Nintendo Switch 2. Tout semble parfaitement optimisé, avec une fluidité remarquable qui participe directement au plaisir de jeu. Cette réalisation est, à mes yeux, un véritable modèle d’optimisation dans son genre. Les développeurs nous démontrent qu’une console, même moins puissante que ses concurrentes directes, peut offrir une expérience absolument exceptionnelle lorsqu’elle est parfaitement maîtrisée.

Et certaines séquences vont encore plus loin ! Il m’est arrivé de contempler des environnements tellement détaillés que j’avais presque le sentiment de me retrouver devant un jeu PlayStation 5. Une impression particulièrement flatteuse pour la petite dernière de Nintendo ! Cependant, tout n’est pas aussi homogène, et nous y reviendrons.

Une maniabilité enfin modernisée : quel bonheur de retrouver Link !

Je dois vous faire une confidence.En 1998, j’avais découvert Zelda: Ocarina of Time sur Nintendo 64. Si j’avais immédiatement compris les qualités exceptionnelles du jeu, sa difficulté et surtout sa maniabilité m’avaient personnellement rebuté, au point de ne jamais terminer complètement l’aventure.

Presque trois décennies plus tard, quel bonheur de retrouver Link dans de bien meilleures conditions ! Les commandes ont été remaniées et leur modernisation transforme véritablement le plaisir de jeu.

Là où certaines manipulations de l’époque pouvaient se révéler laborieuses, cette nouvelle version apporte une souplesse et un confort particulièrement appréciables.

Les développeurs ne se sont d’ailleurs pas contentés de moderniser les contrôles. Certaines phases ont également été repensées, mais toujours avec beaucoup de délicatesse.Et c’est précisément là que réside l’intelligence de cette adaptation.

Moderniser sans dénaturer !

Le jeu conserve son identité, son ambiance et les fondations qui ont fait sa légende, tout en introduisant de petites subtilités qui rendent l’expérience plus agréable. Les fans de la première heure retrouveront leurs repères, tandis que les nouveaux joueurs découvriront une aventure beaucoup plus accueillante qu’autrefois.

Personnellement, j’ai ressenti un plaisir de jeu que je n’avais plus éprouvé avec une telle intensité depuis bien longtemps. Et rien que pour cela, cette nouvelle version mérite déjà toute notre attention !

Des doublages français qui participent pleinement à l’immersion

Autre excellente surprise : les doublages en français !  Cocorico ! Le travail réalisé est particulièrement convaincant et reprend intelligemment certains codes des Zelda modernes. Les interprétations participent à donner davantage de personnalité aux protagonistes et renforcent cette impression de redécouvrir une aventure pourtant bien connue. C’est un ajout qui contribue à moderniser l’expérience sans lui faire perdre son âme.

Et contrairement à ce que certains pourraient imaginer, cette nouvelle version ne s’adresse absolument pas uniquement aux nostalgiques de la Nintendo 64. Elle possède toutes les qualités nécessaires pour séduire un public beaucoup plus large, à partir d’environ 12 ans, qu’il découvre cette légende pour la première fois ou qu’il souhaite simplement retrouver ses souvenirs d’enfance.

Une réalisation magnifique, mais pas toujours homogène

Malgré mon enthousiasme, il serait injuste de prétendre que tout est parfait. Car si certains environnements bénéficient d’un niveau de détail absolument bluffant, d’autres semblent avoir été modernisés avec moins d’ambition.

Cette différence de traitement graphique est parfois particulièrement visible. Le contraste se remarque notamment entre les personnages principaux, généralement très soignés, et certains personnages secondaires, dont la modélisation et les détails apparaissent sensiblement moins travaillés.

À certains moments, cette différence est suffisamment importante pour mériter d’être signalée. Rassurez-vous, cela ne gâche absolument pas l’expérience dans son ensemble. Mais cette irrégularité surprend dans une production qui atteint par ailleurs un tel niveau de finition.

Il est possible que les développeurs aient dû réaliser certains compromis afin de préserver les performances, notamment en mode portable, compte tenu des limites matérielles de la Switch 2. Cela reste néanmoins une hypothèse, et non une certitude.

Une ergonomie perfectible et quelques choix surprenants

La modernisation des commandes est une excellente chose, mais certains choix demeurent discutables. L’exemple le plus évident concerne la touche de saut, une nouveauté dans cette formule de Zelda, qui se retrouve attribuée au bouton X, situé en haut des quatre boutons principaux.

Un positionnement assez inhabituel lorsqu’on sait que de nombreux jeux modernes privilégient plutôt le bouton inférieur pour cette action. Ce n’est évidemment pas insurmontable, mais cela demande un petit temps d’adaptation.

L’ergonomie de la carte mérite également quelques critiques. La mini-carte manque parfois de précision et de détails pour devenir un véritable outil de navigation. Plus regrettable encore, l’absence de repères suffisamment explicites concernant la quête en cours peut rapidement compliquer notre progression.

Il devient alors assez facile de se perdre ou de ne plus savoir exactement où reprendre l’aventure principale. D’autant que celle-ci se retrouve parfois noyée au milieu de très nombreuses quêtes secondaires, dont l’intérêt n’est pas toujours à la hauteur du reste de l’expérience.

Ces défauts n’empêchent pas de prendre du plaisir, mais ils viennent rappeler que cette modernisation aurait pu aller encore un peu plus loin.

L’accessibilité : le véritable point noir de cette aventure

Et voici maintenant ce qui constitue, à mes yeux, le plus gros défaut de cette nouvelle version. Son manque d’accessibilité !C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur et sur lequel je refuse de fermer les yeux, même lorsqu’il s’agit d’un jeu que j’apprécie énormément.

Car le jeu vidéo devrait pouvoir être apprécié par le plus grand nombre, indépendamment de l’âge, de l’expérience ou d’une éventuelle situation de handicap. Or, cette nouvelle version ne semble malheureusement pas avoir bénéficié d’une réflexion suffisamment approfondie dans ce domaine.

Pas de véritable sélection de niveaux de difficulté permettant d’adapter l’aventure aux joueurs occasionnels ou moins expérimentés. Pas d’options suffisamment poussées pour améliorer la lisibilité des sous-titres destinés aux personnes malvoyantes. Pas de réglages de contraste adaptés et, surtout, aucune personnalisation complète des commandes directement dans le jeu.

C’est particulièrement regrettable ! Pourquoi ne pas permettre à un joueur rencontrant des difficultés motrices de réattribuer librement les boutons ? Pourquoi ne pas proposer plusieurs niveaux d’assistance ou de difficulté afin que chacun puisse découvrir cette aventure à son rythme ?

Il ne s’agit absolument pas de dénaturer l’expérience imaginée par les développeurs, mais simplement de donner davantage de possibilités à ceux qui en ont besoin.

Et ce problème ne concerne pas uniquement les personnes vivant avec un handicap. Je pense également aux joueurs plus âgés, aux personnes qui jouent occasionnellement ou à celles qui souhaitent simplement profiter de l’univers sans nécessairement rechercher un défi important.

En 2026, alors que l’industrie du jeu vidéo a considérablement progressé sur ces questions, il est difficile de comprendre pourquoi une production de cette envergure ne propose pas davantage d’options. Un chef-d’œuvre devrait aussi être un jeu que le plus grand nombre puisse découvrir et apprécier. C’est d’autant plus frustrant que cette aventure possède précisément toutes les qualités pour toucher plusieurs générations.

Le retour d’un Zelda traditionnel qui pourrait surprendre les plus jeunes

Quel bonheur de retrouver Link dans une formule Zelda traditionnelle ! Une aventure construite autour d’une progression plus structurée, de séquences distinctes, d’énigmes et de découvertes qui accompagnent le joueur au fil de son parcours.

Mais attention : les plus jeunes, notamment ceux qui ont grandi avec Breath of the Wild, pourraient être quelque peu déconcertés. Car nous sommes ici très loin de la liberté presque totale offerte par les épisodes modernes en monde ouvert.

La progression est davantage encadrée, les différentes phases sont plus fragmentées et l’aventure demande d’accepter une construction plus classique. Personnellement, c’est justement ce qui me plaît ! J’apprécie énormément cette manière de raconter une histoire et de nous faire progresser à travers des situations soigneusement imaginées.

Cela ne signifie pas que cette formule soit supérieure à celle des Zelda modernes. Elle est simplement différente. Et cette différence pourrait bien constituer l’une des plus belles découvertes pour ceux qui n’ont jamais connu la grande époque de la Nintendo 64.

Premier verdict : un chef-d’œuvre amplifié, mais pas encore universel !

Après 7 h 30 passées en compagnie de Link, je ressors de cette première expérience avec un enthousiasme que je n’avais plus ressenti depuis longtemps.Ce Zelda: Ocarina of Time est une réussite exceptionnelle !

Sa réalisation souvent somptueuse, sa fluidité exemplaire, sa maniabilité modernisée et son respect de l’œuvre originale en font une aventure particulièrement séduisante. À mes yeux, il ne possède pratiquement aucun véritable concurrent dans son genre, hormis peut-être les autres épisodes de cette formidable saga.

Et pour les amoureux de Link et de son épée, il pourrait même justifier, à lui seul, l’achat d’une Nintendo Switch 2 ! Dans une période parfois difficile pour l’industrie du jeu vidéo, retrouver une production capable de procurer un tel plaisir fait énormément de bien. Mais je ne peux ignorer ses défauts.

Les quelques irrégularités graphiques, certaines maladresses ergonomiques et les difficultés de navigation restent relativement secondaires face aux immenses qualités du jeu. En revanche, le manque d’accessibilité constitue une véritable occasion manquée.

Si les développeurs avaient apporté autant de soin à cette dimension qu’à l’optimisation technique, cette nouvelle version aurait probablement figuré parmi les jeux les plus aboutis de tous les temps à mes yeux. Car un jeu exceptionnel ne devrait pas seulement émerveiller les joueurs expérimentés. Il devrait également permettre aux personnes plus âgées, aux joueurs occasionnels et aux personnes en situation de handicap de vivre cette formidable aventure.

Malgré cette réserve importante, je n’ai aujourd’hui qu’une seule envie : reprendre ma manette et repartir à l’aventure ! Et croyez-moi, cela faisait bien longtemps qu’un jeu ne m’avait pas procuré un tel sentiment. Une preview particulièrement enthousiasmante, qui récompense une expérience d’une qualité rare tout en sanctionnant un manque d’accessibilité difficilement acceptable aujourd’hui. Cette note reflète mon ressenti après 7 h 30 de jeu. Elle reste provisoire et pourra naturellement évoluer lors de mon test final, une fois l’aventure explorée plus en profondeur.

Note ressenti :