Evil Dead Burn : quand Evil Dead semble faire un détour par Resident Evil 7

Publié le 9 août 2026 à 23:48

Parfois, il ne faut pas attendre longtemps avant de savoir si un film va nous embarquer. Avec Evil Dead Burn, c’est exactement ce qui s’est passé pour moi : dès les premières minutes, le film nous plonge directement dans son ambiance et surtout dans le concret. Pas besoin de perdre du temps en longues présentations : on entre rapidement dans l’horreur, le gore et cette atmosphère malsaine qui fait le charme de la saga.

Et quelque part, cela m’a immédiatement rappelé Evil Dead Rise. Même volonté d’aller droit au but, même sensation d’être rapidement enfermé avec les personnages dans une situation qui va forcément dégénérer.

Mais cette fois, quelque chose d’autre m’a sauté aux yeux…

Une famille au cœur de la malédiction

L’histoire tourne autour d’Alice, qui se retrouve confrontée à sa belle-famille après la mort de son mari Will.

Mais derrière cette famille se cache un passé beaucoup plus sombre.

Le grand-père de la famille n’était pas simplement un vieux monsieur vivant tranquillement dans sa maison. Il était lié au Cercle des Sages Hommes, un groupe ayant étudié le Livre des Morts et cherché un moyen de combattre les Deadites. Il connaissait notamment le professeur Raymond Knowby, personnage bien connu des fans de la saga originale.

Le grand-père avait également en sa possession une dague kandarienne, une arme capable de tuer les créatures démoniaques. Et c’est justement ce passé qui va finir par rattraper toute la famille.

 

Le film prend donc le temps de relier cette nouvelle histoire à la mythologie d'Evil Dead, avec des éléments qui devraient particulièrement parler aux fans de longue date : les recherches autour du Necronomicon, les Sages Hommes, les dagues kandariennes et quelques références aux précédents films.

Mais évidemment, ce qui devait rester une histoire de famille va rapidement devenir un véritable cauchemar.

Quand le repas de famille tourne mal

Et c'est là que j’ai vraiment accroché au film.

On retrouve cette ambiance de famille complètement barrée, avec des personnages qui ont tous quelque chose de pas franchement rassurant. La maison devient rapidement un endroit oppressant et, une fois les Deadites de la partie, la réunion familiale va évidemment partir en énorme carnage.

C’est d’ailleurs l’un des points qui m’a fait penser à Evil Dead Rise. La saga semble avoir trouvé une nouvelle manière de fonctionner : prendre un lieu relativement banal, y enfermer une famille ou un groupe de personnes, puis transformer progressivement cet endroit en enfer.

Ici, le côté familial fonctionne particulièrement bien parce que les tensions et les secrets existaient déjà avant même que les démons commencent à faire des leurs.

Et forcément… Resident Evil 7

En tant que joueur, je dois quand même parler d’une petite ressemblance qui m’a sauté aux yeux. La famille de Jack m’a immédiatement fait penser aux Baker de Resident Evil 7.

Une famille complètement barrée, une vieille maison isolée, des personnages inquiétants et cette fameuse grand-mère en fauteuil roulant… difficile de ne pas avoir une petite pensée pour le jeu de Capcom.

Même le repas de famille m’a fait sourire. Mais attention : je parle ici uniquement d’un rapprochement personnel. Rien ne permet d’affirmer que Sébastien Vaniček ou les scénaristes se sont inspirés de Resident Evil 7.

La comparaison est d’autant plus amusante que Capcom avait expliqué que Resident Evil 7 avait notamment puisé dans des références comme Evil Dead et Massacre à la tronçonneuseAlors forcément, si un jour l’équipe d’Evil Dead Burn confirmait une influence de Resident Evil 7, la boucle serait assez amusante à voir se refermer.

Mais pour l’instant, cela reste simplement une théorie de spectateur.

Du gore, encore du gore… et toujours du gore

S’il y a bien une chose sur laquelle Evil Dead Burn ne déçoit pas, c’est le gore.

Le film est violent, sanglant et généreux. Les effets spéciaux sont franchement réussis et certaines scènes sont suffisamment graphiques pour rappeler que nous sommes bien devant un Evil DeadSébastien Vaniček ne cherche clairement pas à rendre les choses jolies.

Il y a du sang, des corps malmenés, des objets du quotidien transformés en instruments de torture et des scènes qui peuvent parfois faire grimacer même les habitués du genre. Et c’est probablement ce que j’attends d’un Evil Dead.

La saga a toujours eu cette capacité à mélanger l’horreur, le gore et une certaine forme de folie. Burn conserve cette identité tout en apportant la patte de son réalisateur.

Evil Dead sait encore se renouveler

C’est finalement ce qui est assez impressionnant avec cette franchise.

Depuis le premier film de Sam Raimi, Evil Dead a connu énormément de variations. On est passé de la cabane dans les bois à d’autres environnements, puis à l’immeuble d’Evil Dead Rise, et maintenant à cette histoire de famille et de malédiction.

La formule reste reconnaissable, mais la saga arrive encore à changer suffisamment son décor et ses personnages pour ne pas donner l'impression de regarder exactement le même film. Et je trouve que Evil Dead Burn réussit plutôt bien cet exercice.

Le film ne révolutionne pas la franchise. Il ne cherche pas non plus à prendre des risques complètement fous avec sa formule.

Mais ça fonctionneEt finalement, c’est peut-être ça le plus important.

Verdict : Evil Dead reste toujours aussi efficace !

Au final, je vais être honnête : j’ai vraiment passé un bon moment devant Evil Dead Burn.

Je suis toujours content quand une saga que j’apprécie arrive à me surprendre encore un peu, et ici, même si je savais plus ou moins où le film voulait m’emmener, je me suis laissé embarquer. J’ai aimé cette ambiance de famille complètement déglinguée, cette maison qui devient de plus en plus inquiétante et surtout cette sensation que ça peut partir en vrille à n’importe quel moment.

Et puis il y a ce petit plaisir de spectateur que j’aime bien : repérer une scène, un personnage ou un détail qui me fait penser à autre chose. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Resident Evil 7. Peut-être que je vois des ressemblances là où il n’y en a pas, mais après tout, c’est aussi ça qui rend le visionnage intéressant.

Je n’ai donc pas cherché à savoir si Evil Dead Burn allait révolutionner la saga. J’avais surtout envie de voir un bon Evil Dead, bien gore, bien malsain et avec quelques moments capables de me faire dire "ah ouais, quand même !"

Et sur ce point, le film a fait le boulot. Bref, j’ai aimé. Et maintenant, je suis déjà curieux de voir jusqu’où ils vont pouvoir aller avec le prochain.

Par DanReviewGaming

 


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