Présentation Générale:
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Titre : Shroom and Gloom
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Développeur / Editeur : Team Lazerbeam / Devolver Digital
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Plateformes : PC (Steam)
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Date de sortie : Early Access depuis le 10 Septembre 2026
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Genre : Roguelite / Double deck-builder / Aventure
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Mode : Solo
- Prix : 14.99€ sur Steam
Il suffit parfois de quelques minutes pour qu’un jeu impose son identité. Disponible en Early Access depuis le 10 septembre 2026, Shroom and Gloom nous plonge dans un univers souterrain peuplé de créatures fongiques, en mélangeant exploration à la première personne, roguelite et deck-building. Sur le papier, la formule peut sembler familière. Manette ou clavier en main, elle révèle pourtant rapidement une personnalité bien à elle.
Deux decks pour une seule descente
La principale originalité de Shroom and Gloom repose sur son système de double deck-building. Là où de nombreux représentants du genre concentrent toutes leurs mécaniques dans un unique paquet de cartes, le titre de Team Lazerbeam sépare clairement l’exploration et le combat.
Le premier deck permet d'interagir avec l'environnement. Clés, outils, nourriture, torches ou encore objets capables de révéler certains éléments deviennent autant de cartes à gérer pendant notre progression. Certaines sont consommées après utilisation, d'autres nécessitent de l'énergie, tandis que les ressources disponibles peuvent ouvrir ou fermer différentes possibilités.
Une fois face aux créatures qui peuplent les tunnels, le second deck entre en action. Attaques, soins, effets persistants et différentes synergies permettent progressivement de construire des combinaisons particulièrement efficaces.
Et c'est justement lorsque la situation commence à dégénérer que Shroom and Gloom devient réellement intéressant.
Quand une partie perdue ne l'est peut-être pas
Comme dans tout bon roguelite basé sur des cartes, une mauvaise décision peut rapidement coûter cher. Plusieurs affrontements peuvent laisser penser que la fin de la run est inévitable, avant qu'une nouvelle combinaison ou une carte judicieusement utilisée ne permette finalement de retourner complètement la situation.
C'est probablement l'un des aspects les plus convaincants de cette version Early Access. Shroom and Gloom parvient à créer ces petits moments où l'on passe en quelques secondes de "c'est terminé" à "comment ai-je réussi à survivre à ça ?"
Les habitués de jeux comme Slay the Spire retrouveront cette sensation particulière où connaître ses cartes ne suffit pas. Il faut également apprendre à exploiter ce que la partie accepte de nous donner. La RNG conserve donc forcément son importance, mais elle n'empêche pas les décisions du joueur de peser réellement sur la progression.
Une direction artistique qui fourmille de petits détails
Shroom and Gloom se distingue également énormément par son identité visuelle. Team Lazerbeam mélange décors en trois dimensions et illustrations dessinées à la main, avec une quantité impressionnante de petites animations. Cartes qui réagissent lorsque l'on se déplace, champignons qui apparaissent à l'écran, éléments du décor animés, particules, transitions lors de l'exploration : pris séparément, chacun de ces détails pourrait sembler anecdotique.
Mis bout à bout, ils donnent pourtant énormément de personnalité au jeu. Même lorsque l'on sait parfaitement que l'on évolue au milieu d'un décor construit pour guider notre progression, l'ensemble reste vivant. L'environnement ne donne jamais simplement l'impression d'être une succession d'écrans fixes sur lesquels seraient posées quelques cartes. C'est certainement l'une des plus belles réussites de cette première version.
Le français, grand absent de cet Early Access
Il existe cependant un point particulièrement difficile à ignorer. La page Steam de Shroom and Gloom dispose bien d'une présentation en français, mais le jeu lui-même ne propose actuellement aucune localisation française. L'interface est disponible uniquement en anglais et en chinois simplifié. L'anglais employé reste heureusement relativement accessible et les descriptions des cartes permettent généralement de comprendre rapidement leurs effets. Cela n'empêche pas cette absence de constituer actuellement le principal défaut du jeu.
Pour un titre destiné à un marché international, proposer davantage de langues permettrait simplement à beaucoup plus de joueurs de profiter correctement de mécaniques où la compréhension précise des effets d'une carte peut avoir son importance. Early Access oblige, cet aspect peut évidemment encore évoluer. À l'inverse, on apprécie un détail tout simple mais bienvenu sur PC : malgré l'affichage de commandes correspondant à un clavier QWERTY, le jeu reconnaît correctement les touches d'un clavier AZERTY sans obliger le joueur à modifier sa configuration.
Premières impressions
Après cette découverte, difficile de cacher notre enthousiasme. Shroom and Gloom possède déjà une véritable identité visuelle, un système de double deck-building qui fonctionne et surtout cette capacité indispensable à tout bon roguelite : donner immédiatement envie de recommencer après un échec.
La progression permet de récupérer de nouvelles cartes et donc d'imaginer de nouvelles stratégies pour tenter d'aller plus loin lors de la prochaine descente. Une bonne partie de l'intérêt reposera forcément sur la variété que Team Lazerbeam sera capable d'apporter au jeu durant son Early Access, mais les fondations sont déjà particulièrement solides.
Surtout, Shroom and Gloom réussit quelque chose d'essentiel : ses mécaniques deviennent rapidement compréhensibles sans perdre leur potentiel de profondeur.
Un Early Access qui démarre fort
Il est évidemment trop tôt pour juger ce que sera Shroom and Gloom une fois arrivé dans sa version définitive. Son Early Access est justement là pour permettre au contenu et à certains aspects du jeu d'évoluer. Mais dans son état actuel, le titre de Team Lazerbeam fonctionne déjà remarquablement bien. Beau, original dans sa présentation, agréable à prendre en main et capable de transformer une situation désespérée en victoire improbable, Shroom and Gloom possède déjà les ingrédients nécessaires pour séduire les amateurs de deck-builders et de roguelites. Il ne lui manque aujourd'hui qu'une chose réellement importante à nos yeux : une localisation française digne de ce nom. Pour le reste, les champignons ont déjà commencé à prendre racine.